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Archives Mensuelles: juin 2010

Swap des grenouilles

J’organise par l’entremise de mon blog de bricolage, Chocofraise, un swap pour l’été, sur le thème des grenouilles et des littératures de l’imaginaire (on ne se doute absolument pas du pourquoi d’un tel thème…)
C’est ICI.
La majorité des douze participants déjà inscrits étant des personnes connues de moi-même et absolument dignes de confiance, j’ai décidé d’étendre les participations à 20 membres. Alors, si ça vous intéresse et que vous avez envie de vous amuser, n’hésitez pas ! 🙂

 
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Publié par le 28 juin 2010 dans Non classé

 

Nuit de l’Ecriture 26 juin 2010

Ce soir aura lieu une nouvelle Nuit de l’Ecriture ! Et cette fois-ci, je compte bien y participer un peu plus activement que les dernières fois. J’ai donc préparé un plan d’attaque plus solide, mieux pensé, abordable. Hors de question de programmer une correction : la Nuit de l’Ecriture, ce sont des phrases au kilomètres et des heures nocturnes où le cerveau ralentit quand même un peu. Hors de question aussi de reprendre un gros morceau, genre Les Chasseurs, parce que se plonger dans un truc qu’on n’a pas ouvert depuis des semaines, c’est irréaliste et un rien suicidaire…

Les conditions sont quand même, pour une fois, optimum :
– Je n’ai pas appris la programmation de la Nuit deux heures avant,
– Je ne suis pas sous antibiotique ou malade (comme 80% du temps entre décembre et mars),
– Je n’ai pas de réunion de famille supra importante,
– Je ne suis pas tressée (ou si peu) par le boulot,
– Je n’ai pas de saison de Star Trek à finir (ceci dit je passe à la médiathèque en fin d’après-midi, mais je serai très forte de ce côté-là)
– J’ai ma journée pour moi, une fois évacués vaisselle, courses et ménage, et c’est le plus important,
– J’ai un nouveau carnet fait main que j’ai gardé sur le bureau, au boulot, toute la semaine (ça a son importance aussi : la Nuti se prépare en amont !)

Résultat :
Jusqu’au coucher du soleil (ou un peu avant, vu que la Nuit de l’Ecriture commence avant le Crépuscule) je n’ai que les Invisibles. Rien d’autre. Je conçois cette nouvelle rencontre avec sérénité, d’autant que je sais exactement ce que j’ai à faire. J’y mettrais trois à quatre heures, avec du thé, une playlist sympa et toute mon attention, qui elle, ne sera pas parasitée par d’autres projets, puisque ces autres-là sont relégués à 21h et, étant bien préparés, ne me crient pas de leurs petites voix aiguës dans la tête que je ne m’occupe pas assez d’eux.
A 21 heures, je sors café au lait, les muffins que j’aurai peut-être eu le temps de faire, et mon carnet mystère qui contient deux synopsis : AT Virus et AT Déchéance et Rédemption. Résumé, personnages et déroulement de l’histoire, j’ai déjà tout, il suffit juste de remplir les cases.

Est-ce que je vais y arriver ?
Est-ce que, pour une fois, je vais tenir mes projets ?

J’aimerais bien, mais il y a bien une chose que je m’interdis de faire aujourd’hui : me mettre la pression. Aujourd’hui, on débloque !

 
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Publié par le 26 juin 2010 dans écriture

 

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Des voix…

Il y a une dizaine d’années maintenant, j’ai dû allumer la radio partout où j’étais, juste pour entendre des gens parler. C’était une réaction comme ça, comme j’aurai pu en avoir d’autres, mais qui m’a fait du bien. Depuis, je n’ai pas perdu l’habitude et chez moi la radio est toujours allumée. Pendant mes années de chômage, et pendant mes jours de congé quand je bossais à mi-temps ou aux 28 heures, de 6h30 à 22h, la radio diffusait, encore et encore.
Maintenant je ne suis plus à l’écoute 24h/24, mais de 6h à 7h30, de 17h à 22h, ça continue.
Les stations musicales me déplaisant souvent, ou me lassant parfois, je trouvai donc une radio de parleurs, France Inter.
Du coup, depuis deux jours, je déguste…
Bien sûr toute l’actualité a parlé des licenciements de Didier Porte (qui me faisait beaucoup rire à 12h) et de Stéphane Guillon (qui me faisait souvent hurler de rire le matin), mais il y a aussi :
Esprit critique, de 9h à 10h : critiques de livres, albums, films, pièces de théâtre, la vie culturelle sur un ton ouvert et chaleureux. TERMINE.
Et pourtant elle tourne, de 18h à 19h : pour découvrir des poètes brésiliens, des rappeurs israéliens, des designeurs chinois, la culture qu’on ne voit jamais parce que les médias français restent toujours très ethnocentristes. TERMINE. Pétition
Allô la Terre, de 23h à minuit : porte ouverte sur les expatriés et les voyageurs, ceux qui sont ailleurs et ceux qui veulent partir. TERMINE.
Parking de nuit : lecture de textes et nouvelles au crépuscule, le moment le plus magique de la radio. TERMINE.
Sur la route, de 21h à 22h : du rock et de la pop pendant une heure, de toute. TERMINE.
L’humeur vagabonde, de 20h à 21h : pour parler de toutes les cultures, maintenant limitée aux livres.

Bon, maintenant, je fais comment pour me cultiver ?
Rien ?
Ou j’éteins la radio ?

 
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Publié par le 24 juin 2010 dans vie

 

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Petit post mémo de la semaine

Comme je me le suis exclamée sur faceboobook hier soir, je suis éreintée ! Partie une semaine à la campagne (à 3km du boulot hein, je suis pas en vacances non plus), j’en ai profité pour me construire un rythme de vie un peu plus équilibré que le dodo – ordi – bus – boulot – bus – ordi -dodo de chez moi. L’obligation de manger à table ou de promener mon psychotique de chien le presque plus vieux du monde (16 ans au compteur) m’ont permis de respirer un peu.
Du coup j’ai bossé beaucoup plus que d’habitude : une nouvelle, une correction, une présentation, une bêta simple. Fière de moi je suis. Sauf que la vie s’en mêle et c’est à ce moment-là qu’on se retrouve avec un souci informatique au boulot : et toutes les factures qui passent directement par l’ordi on en fait quoi ? Ben on les saisit à la main ! Youhou !
Donc crevée et depuis jeudi soir je ne fais plus rien.
Argh…
Grosse déception tout de même, puisqu’il me reste une bêta à faire (ou plutôt deux en fait), que je voulais donner un coup de pouce sur le forum, écrire un article en berne depuis des mois, mettre enfin la patte finale à mes fiches de synthèse histoire de peaufiner mon nouveau script et achever le chapitre 1 version 3.486474879 des Invisibles (et, en option, passer en phase IV un jour), tout en profitant du concert de Johnny Clegg jeudi soir (mais j’étais au lit) et d’Arno hier soir (je n’ai pu en écouter que la moitié… mais un jour, oui un jour, j’irai le voir en concert !)
Du coup quoi de productif ?
1. Ben déjà une nouvelle que j’aime beaucoup mais qui n’est pas passé par les voix sacrées de la bêta (tant pis) Ca s’appelle des Crapauds Crabeaux et je l’aime de vrai amour, même si elle redemandera forcément du travail à un moment ou à un autre.
2. En écrivant mon dernier post ci-dessous, au moment de donner un extrait de texte j’ai fouillé sur mon ordi. N’ayant ni mon dd externe ni mes clés usb à portée de main, je suis allée directement sur mon dd interne et j’ai retrouvé Traces. Traces, si vous ne me connaissez pas depuis 107 ans, c’est LE texte qui m’a donné envie d’écrire des histoires originales. Traces, c’est le texte pour lequel j’ai voulu être publiée. Traces, c’est bizarre, c’est écrit entièrement au feeling, à la limite de l’écriture automatique et, me souvenir que j’ai ça à finir et qu’il se rappelle à ma mémoire, ça me fait étrangement du bien.
3. Les corrections et le texte de présentation sus-cités c’est pour Mots et Légendes ! Car oui, le webzine spécial Surhumains va bientôt paraître ! Et là, je suis super contente ! D’autant plus que l’illustrateur du texte est très bon. Donc Vivre de ses dons va bientôt être jeter en pâture aux lecteurs sans scrupule! Youhou !
4. Suite à une malheureuse obsession compulsive pour la disco MTV, Glee et le dernier clip non-officiel mais officiel quand même de Lady Gaga (voir photo), je pense aux Chasseurs tout le temps. Non, je n’écris pas sur des vampires disco ni même soft sm, mais j’en ai un qui fait son marché dans les back-room des quartiers chauds. Enfin normalement non, mais depuis y’a une scène qui s’est rajoutée et je vais la garder. Allez hop. Et je précise que je ne suis pas spécialement fan de Lady Gaga.
Sur ce, je vous souhaite un bon week-end pas trop pluvieux et vais voir si je peux encore faire quelque chose de ma journée… On espère, on espère…

Edit : ah ben j’ai aussi un lien à partager que j’aime beaucoup : Les aventures de la fin du monde par Vincent, le jeuen le plus détestable du monde. Voilà.

 
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Publié par le 19 juin 2010 dans écriture

 

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Writing meme

Parce qu’il fait trop chaud pour aller se coucher, même avec un bon bouquin sous le bras, et que mes neurones m’empêchent d’ouvrir word.

What’s the last thing you wrote?

Le début d’une novella (?) de fantasy intitulé tout à fait provisoirement : Le mercenaire inverti et la princesse oubliée. Il n’y a aucun plan, c’est de l’écriture de déblocage.

Was it any good?

Après deux pages je ne pense pas que l’on puisse se prononcer.

What’s the first thing you wrote that you still have?

Une nouvelle sur un lit qui regardait les nuages par la fenêtre, écrite en cours élémentaire. Sinon j’ai encore quelques poèmes écrits au lycée.

Write poetry?

Oui. Au lycée. Grunge, romantisme, adolescence, tout ça, tout ça.

Angsty poetry?

Voir au-dessus.

Favourite genre of writing?

SFFF. Bien que plus tout cela avance, plus je vais garder la SF pour les nouvelles (enfin la SF, le transgenre, le truc où la SF n’est que l’excuse pour écrire), et explorer un peu plus le fantastique urbain dans les trucs plus importants.

Most fun character you’ve ever created?

Coleen. Parce qu’avec lui je peux TOUT faire.

Most annoying character you’ve ever created?

David, le père de Coleen, parce qu’il est chiant. Et Dalaan, le héros des Invisibles, parce qu’écrire un héros adolescent tout propre sur lui, c’est… hm…. ennuyeux quand on cherche à lui donner du relief (mais je m’en sors)

Best plot you’ve ever created?

Les chasseurs.

Coolest plot twist you’ve ever created?

Celui des Pieds Nus. Même si maintenant je vois tous les défauts du texte, un truc où j’ai réussi à mêler la musique rock et les voyages dans le temps, c’est plutôt cool.

How often do you get writer’s block?

T_T

Write fan fiction?

Oui, mais plus maintenant.

Do you type or write by hand?

Je fais tout à l’ordi, j’ai beaucoup de mal à écrire à la main.

Do you save everything you write?

J’ai des tas de petit document .doc ou .rtf sans titre et de temps en temps je les ouvre pour voir ce qu’il y a dedans. Et des fois je fais le ménage et je jette.

Do you ever go back to an idea after you’ve abandoned it?

Quelquefois.

What’s your favourite thing you’ve written?

Les Chasseurs, Verre brisé, et une fanfiction sur Everworld.

What’s everyone else’s favourite story that you’ve written?

J’ai une fan de la fanfic sur Everworld, j’ai aussi une fanfic sur, heu, Prince of Tennis qui a eu son petit succès. Et y’a plein de fouets qui m’attendent pour Les Chasseurs. Ah et puis j’ai un AU (Alternative Universe) sur Kenshin dans le milieu mafieux qui a beaucoup plu aussi (et je l’aime bien, je la réutiliserai peut-être)

Do you ever show people your work?

Oui. Trop.

Did you ever write a novel?

Oui.

Ever written romance or angsty teen drama?

Non pas vraiment.

What’s your favourite setting for your characters?

La recherche filiale ou parentale. Et je ne fais pas exprès.

How many writing projects are you working on right now?

Les Invisibles
Les Chasseurs
La Nuit où Marlène sonna à la porte (petite idée pour l’AT Déchéance et Rédemption)
Le mercenaire inverti et la princesse oubliée
Sans compter tout ce que je dois corriger et finir et qui attend.


Do you want to write for a living?

Oui.

Have you ever won an award for your writing?

Le Prix Rosny 2010.
Comment ça il est pas encore attribué ??????
Les diverses réactions que je reçois à l’encontre de Verre Brisé sont quand même une fichue récompense.

Ever written anything in script or play format?

J’ai commencé un scénario de film. Mais comme tout chez moi, je ne l’ai jamais fini.

Do you ever write based on yourself?

Oui, notamment pour plusieurs textes courts, mais je ne dis pas lesquelles.

What character have you created that is most like yourself?

Si l’on compte que Gil (et un peu Fritz) sont juste des fantasmes de moi-même, aucun vraiment ne me ressemble telle que je suis. Enfin si, peut-être Daniel, le héros de la suite des Chasseurs, mais juste parce qu’il a horreur des voitures ^^

Where do you get ideas for your characters?

De partout.

Do you ever write based on your dreams?

Les Invisibles se fonde sur un rêve (mais s’en est quand même beaucoup éloigné).

Do you favour happy endings, sad endings or cliff-hangers?

Les douces-amères.

Have you ever written based on an artwork you’ve seen?

Non, mais j’aimerai écrie quelque chose sur la portrait du Révérend Père Lacordaire de Théodore Chassériau.

Are you concerned with spelling and grammar as you write?

Oui.

Ever write anything in chatspeak (how r u?)

JAMAIS.

Does music help you write?

Ca dépend. Mon grand projet de politic opera est issu de Venus as a girl de Bjork. Oui faut pas chercher non plus.

Quote something you’ve written. Whatever pops into your head.

Pour que je me paie un commentaire assassin ? Jamais ! ^^;
Ou alors si…

Il ouvre les yeux d’un coup, réveillé par ce cauchemar qui dure depuis bientôt huit ans.
Jihyo regarde autour de lui. Plus de falaise. Plus de désert. Plus de ruines. Plus de soleil.

Il est assis sur un lit aux draps blancs propres. La salle est toute blanche aussi, avec un unique néon pour l’éclairer. C’est rare l’électricité. C’est cher.

Nous n’avons pas eu le choix… Certains ont simplement eu de la chance…

Jihyo se tourne vers la voix, mais il n’y a personne. Simplement un mur blanc, avec une tablette et un miroir. D’un mouvement lent, fatigué, Jihyo se lève. Le miroir lui envoie une image qu’il a peine à reconnaître.

Quelqu’un lui a passé une serviette sur le visage. Son cou reste brûlé par le soleil, mais le reste de sa peau est pâle, à peine touché par une adolescence qu’il a pourtant traversé. Ses longs cheveux sont gris de poussière, secs et cassants. La dernière fois qu’il s’est lavé ? Souvenir lointain… Et pas forcément agréable.

Ici, on a dû le passer par une chambre de décontamination.

Jihyo revient peu à peu à la réalité. Curieuse… Une chambre si blanche, si propre, si humaine… en plein milieu du désert qu’il vient de traverser ?
Curieuse réalité.

Jihyo s’approche un peu plus du miroir jusqu’à y coller son nez. Il ne s’arrête qu’en sentant la froideur de la surface sur sa peau. Un léger hale de buée se forme.

 
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Publié par le 10 juin 2010 dans écriture

 

Jacqueline Carey – Kushiel : La marque

Phèdre nô Delaunay a été vendue par sa mère alors qu’elle n’était qu’une enfant. Habitant désormais la demeure d’un haut personnage de la noblesse, pour le moins énigmatique, elle y apprend l’histoire, la théologie, la politique et les langues étrangères, mais surtout… les arts du plaisir. Car elle possède un don unique, cruel et magnifique, faisant d’elle la plus convoitée des courtisanes… et une espionne précieuse. Rien ne paraît pourtant lui promettre un destin héroïque. Or, lorsqu’elle découvre par hasard le complot qui pèse sur sa patrie, Terre d’Ange, elle n’a d’autre choix que de passer à l’action. Commence alors pour elle une aventure épique et déchirante, semée d’embûches, qu’il lui faudra mener jusqu’au bout pour sauver son peuple.

Bon alors, si je n’avais pas entendu parlé de très nombreuses fois de ce bouquin, je ne l’aurais sans doute jamais ouvert ! Déjà je déteste la couverture. Certes, elle est très jolie, mais justement, moi, les beautés dramatiques qui se sacrifient dans une pseudo luxure politiquement correcte, ça me gonfle. Et c’est bien tout ce que cette jolie image (et ce quatrième de couverture) avait à me proposer. J’étais donc plus que perplexe.
Mais la curiosité (pas uniquement littéraire je l’avoue, mais on ne sort pas indemne de plusieurs années de découvertes en médias érotiques, hmhm) a fait que…

Ca a commencé tout de même très mal : l’héroïne est belle dans un monde où tout le monde est beau, mais elle est très malheureuse parce qu’abandonnée par ses parents et maudite (mais pas bossue, ni pied bot, ni déformée sur une quelconque partie de son corps ; non, elle a juste un tache dans l’iris, holala quelle horreur) Mais bon, elle se fait adopter par un riche noble intelligent, gentil, beau et généreux. J’avoue que jusque là, seule la très belle plume de Jacqueline Carey m’a empêché de refermer l’imposant volume. Mais l’auteur sait comment rendre son lecteur avide de savoir, à chaque fin de chapitre (courts et denses), on ne veut qu’une seule chose, c’est de connaître la suite.

Et puis, au fur et à mesure de ma lecture j’ai découvert des intrigues politiques plus complexes que ce que je n’aurais pu imaginé, et surtout une floppée de personnages secondaires fort bien écrits. Exemple: notre héroîne (qui pourrait tomber dans le complexe de la Mary Sue, sauf que l’auteur est assez intelligente pour ne jamais le faire) est follement amoureuse de son sauveur ; sauf que non, que rien n’arrivera jamais et que l’on est à la fois rassuré de sa frustration et aussi un peu frustrés nous même. Puis l’auteur lui met dans les pattes un écuyer voué au célibat ; mais là aussi, au lieu de nous entraîner dans une romance gnagnan (des fois on a peur d’y tomber aussi, mais jamais vraiment), on se retrouve face à un Lancelot sombre et bien plus intéressant, oserai-je le dire, que la plupart des Lancelot fades que les médias récents ont pu nous servir. On a un triangle amoureux (le truc qui m’a foutu la trouille durant tout le livre) mais qui finalement se résout d’une manière originale.
En résumé, Kushiel tangue toujours entre le très bon et le très mauvais. Pour caricaturer, on a une belle héroïne maudite et malheureuse qui se trouve entre un garçon qui brille (pas du téton mais presque) et un garçon à la peau mate et sauvage. Ca fait peur hein. Ben, la surprise en est d’autant plus meilleure.
Je salive rien qu’à l’idée de pouvoir lire la suite bientôt, même si le pavet va me demander quelques jours pour m’en remettre.

Alors bien sûr il y a aussi le fait que notre héroïne est une putain spécialisée dans les plaisirs sado-masochisme (je me demande quels vont être mes futures résultats en critères de recherche….) et il y a des…. scènes ! Oh My God !
Bon alors je dois être trop vieille, trop blasée, ou je ne sais quoi, mais j’ai trouvé cela assez sage, bien que cela change agréablement de l’hypocrisie suintante des nombreuses autres oeuvres de fantasy (du genre : « oh ! je suis vendue comme esclave mais je ne suis pas violée ou je n’en ai aucune conséquence ! » ou du genre « oh ! nos regards se sont croisés, nos corps s’attirent l’un à l’autre… mais on va prendre soin de fermer la porte de la chambre à coucher et de faire une jolie élypse ») Du coup c’est plutôt rafraichissant, d’autant que l’auteur construit les personnages des clients de Phèdre avec un talent certain, assez du moins pour ne jamais les considérer comme des monstres ou des pervers (du moins, pas trop)

Bref, Kushiel, il faut essayer. Pour moi, c’est du tout bon !

 
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Publié par le 7 juin 2010 dans lectures

 

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Leçons du monde fluctuant – Jérôme Noirez

Au lieu de faire un bilan culturel du mois de mai, qui a été quand même très désertique (genre trois films et trois livres, voire moins), je reprends la fiche lecture que j’ai faite pour les Dissections batraciennes des Leçons du monde fluctuant de Jérôme Noirez. L’auteur est en passe de devenir ma révélation 2010 et je vais tenter de trouver son dernier livre à la bib’ (soit d’être très convaincante auprès de la bibliothécaire cet après-midi)

Titre : Leçons du monde fluctuant
Auteur : Jérôme Noirez
Editeur : Denoël
Nombre de pages : 335

Quatrième de couverture :
Novascholastica est une île en forme de main, grande comme deux fois l’Angleterre, accrochée au Tropique du Capricorne, en plein océan Indien. Là-bas, les morts n’en font qu’à leurs têtes et s’installent dans des au-delàs indigènes qui échappent au contrôle des amphigouristes britanniques.
D’où la décision d’y missionner un noir précepteur, Jab Renwick, accompagné du révérend Charles DODGSON, ainsi puni de sa manie de photographier les fillettes de moins de 10 ans en tenue légère.
Pendant ce temps, sur l’île mystérieuse, la petite Kematia demande son chemin à une tortue écorchée….

A lire absolument si on aime :
– les univers foutraques
– l’exotisme et tout ce qui peut toucher aux magies primaires et au chamanisme (quelques passages n’ont rien à rendre à Anansi Boys, ma seule autre référence en matière de littérature s’inspirant de cette spiritualité)
– Lewis Carroll
– les méchants qui font rire (jaune)
– les uchronies

A éviter si on cherche :– une lecture linéaire (le style est élégant, la construction au premier abord un peu hachée)
– une relecture hollywoodienne des oeuvres de Lewis Carroll
– de la fantasy habituelle

L’avis du critique :
Un coup de coeur, une grande découverte pour moi après la lecture du Diapason dess mots et des misères, première plongée dans l’univers de Jérôme Noirez. Le style est élégant, souvent très drôle et originalement imagé. On ne trouve ici aucun méchant (sauf peut-être un, mais qui n’apparaît que quelques lignes (assez pour vous le faire détester)), mais des personnages très humains et souvent atendrissants. Cette lecture est véritablement un plaisir, tant du point de vue du style que de l’histoire. J’ai eu du mal à le finir car je ne voulais pas refermer ce livre !

Le petit plus du livre :
Il donne envie de lire ou de relire Lewis Carroll et, bien que cela ne soit pas fait pour ça, il est amusant de découvrir les références aux oeuvres du grand écrivain (mon préféré reste le lapin…)

Note : pour plus de compréhension, Charles Dodgson est le véritable nom de Lewis Carroll.

 
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Publié par le 4 juin 2010 dans lectures

 

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