RSS

Archives Mensuelles: août 2011

Présumé coupable – Isabelle Guso

Autour de mes démons, une armure de papier.
Mon Peter Pan dans sa tombe, ma forteresse.
Mentir puisqu’il le faut.
Lutter seul.
Et tenir bon.

Bon, cela fait une demie-heure que j’ai ouvert ma page de mise à jour pour faire cet article, et je n’ai encore rien écrit. Ce qui est assez exceptionnel.
Mais exceptionnel, cette novella l’est bien, donc je ne suis pas loin du but : celui de vous donner envie de lire un livre sans vous en parler. Il est des histoires comme ça, dont on ne sait par quel bout les prendre. On ne peut ici parler vraiment de l’histoire sans « voler » au lecteur la découverte de cette accusation, de ce savoir de quoi le héros est « présumé coupable ». Qui est-il d’ailleurs ce héros ? Homme français perdu au Japon, le moral dans les baskets, perdu, accusé, accusateur, mal dans sa peau, détesté par les autres et aussi par lui-même.
Comment vivre quand on est coupable ?
Comment s’en sortir ?
Isabelle Guso, avec une plume fine, empathique, forte, n’apporte aucune réponse. Mais finalement l’important n’est pas dans cette recherche d’une réponse, mais dans la façon qu’on peut avoir de simplement poser la question, pour passer de l’affirmation de la culpabilité au simple et si difficile à demander : « Comment vas-tu ? » Sans remords, sans culpabilité, sans haine.

Publicités
 
1 commentaire

Publié par le 31 août 2011 dans lectures

 

Sanshôdô – Jean Millemann

Titre : Sanshôdô – la voie des trois vérités
Auteur : Jean Millemann
Editeur : Ad Astra
Nombre de pages : 117

Quatrième de couverture :
Un jour, toutes les radios et toutes les télés interrompent leurs programmes simultanément pour diffuser en boucle l’évidence qui est partout dans le ciel. Les extraterrestres sont là. Les Zitis, comme on dit, parce qu’il est plus facile de leur donner un nom générique plutôt que de retenir celui de chaque espèce qui constitue cette communauté interstellaire. Bien sûr, les gouvernements terriens font semblant que rien n’a changé alors que leur oligarchie prend l’eau de toute part. Bien sûr ils s’efforcent de voler ce qu’on est prêt à leur offrir. Mais c’est la galaxie toute entière qui s’ouvre à l’humanité et c’est une opportunité que seuls les opportunistes sont incapables de saisir.
Ayerdhal.

A lire absolument si on aime :
– Le space-opera avec des extra-terrestres humanoïdes façon Star Trek
– Philosopher gentiment
– Lire un texte profondément optimiste mais jamais niais
– Sourire
– Le thé

A éviter si on cherche :
– Un scénario de science-fiction avec intrigues, actions et résolutions.
– Des histoires denses
– Les histoires terres à terre

L’avis du critique :
Un bijou !
Sous une couverture à l’illustration mystérieuse et fascinante, se cachent trois nouvelles (ou disons une novellas et deux nouvelles) qui présentant sous un rapport original le thème de l’invasion extra-terrestre. Ici, tout est basé sur la découverte de l’autre, l’ouverture, le passage des frontière physiques mais surtout philosophiques et morales. Le choc des civilisation peut avoir des airs de « livre du bonheur » comme on en trouve dans les rayons de développement personnel de certaines libraires, mais il y a tellement plus que cela.
Jean Millemann m’a fait passer un excellent moment (trop vite passé) au milieu de ses gentils extra-terrestres.
On regrettera simplement quelques coquilles restées ici et là dans le texte.

Le petit plus du livre :
Une magnifique couverture, qui résume bien le livre (mais je ne pense que cela se voit uniquement après la lecture. Une introduction/quatrième de couverture signée Yal Ayerdhal.

La fiche sur CoCyclics !

 
Poster un commentaire

Publié par le 30 août 2011 dans lectures, science-fiction

 

L’Appel de la lune – Patricia Briggs

Long time no see ! Beaucoup de choses sont arrivées, mon débit de lecture s’est hautement ralenti, et j’ai été obligée de laisser de côté les lectures sérieuses et pas joyeuses pour me vider la tête. Résultat…

 » Les loups-garous peuvent être dangereux si vous vous mettez en travers de leur chemin. Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine.  »
En effet, Mercy Thompson n’est pas une fille des plus banales. Mécanicienne dans le Montana, c’est une dure à cuire qui n’hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à sortir les griffes quand le danger frappe à sa porte. Mais ce n’est pas tout : son voisin très sexy est le chef de meute d’une bande de loups-garous, le minibus qu’elle bricole en ce moment appartient à un vampire, et la vieille dame très digne qui lui rend visite vient jeter des sorts sur son garage. Au cœur de ce monde des créatures de la nuit, Mercy se trouve mêlée à une délicate affaire de meurtre et d’enlèvement…

De la bit-litt ! Cette littérature un peu gratuite, un peu sexiste, inspirée directement de la chick-litt mais avec du vampire et du loup-garou dedans. J’avais été hautement refroidie (c’est peu le dire) par mes 300 pages lues de Twilight, et par les quelques presque 60 de lues du premier volume d’Anita Blake (mais je compte quand même le finir celui-là)
Du coup je suis allée demander conseil sur le fil de lecture de CoCyclics, et là on m’a parlé de Mercy Thompson. J’avoue que la couverture m’a laissée de marbre : elle est jolie mais euh, comment dire… Elle ne me donne pas envie de lire. La quatrième de couverture encore moins. Et puis il y a eu les premières pages…
Qualité numéro 1 : c’est bourré d’humour et l’humour vient de l’héroïne. Patricia Briggs évite (de peu mais quand même) le syndrome de la Mary Sue, et Mercy est une fille qui pourrait vraiment nous ressembler, loin des petites saintes nitouches propres sur elles et siiiiiiiiiiiii torturées des autres navets du genre.
Qualité numéro 2 : l’auteur sait de quoi elle parle, que ce soit au niveau des monstres ou au niveau du reste (notamment des voitures) A la différence des romans d’Anita Blake où la moindre action est incohérente, ici, pas trop de souci. M’étonnerait pas que l’auteur adore aussi les voitures vu comme elle en parle.
Qualité numéro 3 : la romance. Ben oui, il y a de la romance, mais Mercy ça la gonfle, elle ne reviens pas comme un bon chien-chien auprès de celui qui l’a blessée et l’auteur ne confond jamais instinct animal (la structure notamment sexuelle de la société des loups-garous est très bien construite) et sentiments. Ca change ! (Bon je n’ai pas aimé la fin, mais on ne peut pas tout avoir)
L’Appel de la nuit est donc une vraie bonne surprise et je pense que je lirai avec plaisir les volumes suivants. Ca vide la tête et, d’un point de vue fantastique, c’est assez solide et sérieux pour quel e livre se place sans honte dans les littératures de l’imaginaire « sérieuse » (oui c’est affreux de dire ça, surtout quand on n’aime pas trop les jolies cases pour mettre les gens dedans, mais je le pense ^^)

Note en plus : Mercy Thompson est une métisse amérindienne. Le roman inclut dans sa mythologie une Histoire du loup garou et des animorphes amérindiens et ça, franchement, ben a fait plaisir.

 
Poster un commentaire

Publié par le 28 août 2011 dans bit-litt, lectures