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Archives Mensuelles: avril 2012

Une nouvelle étape

 

Et voilà, le premier volume des Bracelets d’émeraude a franchi une nouvelle étape aujourd’hui : le départ vers les bêta-lecteurs. Deux pauvres victimes qui vont pouvoir lire et décortiquer ma petite histoire (enfin petite, pas tant que ça)
Cette étape, je ne l’avais franchi qu’une seule fois, avec des résultats mitigés, dus essentiellement à un manque de préparation et de maturité. Les années ont passé et je sens bien que celle-ci est la bonne !

Maintenant, il va falloir mettre à profit le temps de libre qui est dégagé par ce départ.
Au programme, une nouvelle à finir, les Chasseurs à continuer petit à petit, et des synopsis à construire (parce que certains éditeurs souhaitent avoir les synopsis des volumes suivants quand on écrit une série (enfin un serial dans mon cas) et parce que certain(e)s lecteurs(trices) aimeraient bien suivre la suite des aventures de Gladys et Salam… et aussi parce que j’ai déjà envie de les retrouver)

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Publié par le 6 avril 2012 dans écriture

 

The Hunger Games – Suzanne Collins

Je suis donc allée voir, il y a une semaine, The Hunger Games au cinéma. Long, pas forcément très équilibré, très mal filmé, et concentré sur la romance ; malgré des acteurs plutôt bons et une esthétique qui m’a bien plu, l’expérience fut plutôt décevante (moins que d’autres, ce n’est pas non plus le pire film que j’ai vu cette année, avant il y a Thor ^^)
Mais quand même, le film m’a donné envie de lire le livre et, peut-être, la trilogie entière.
Hier soir j’ai refermé la dernière page du troisième tome de The Hunger Games (enfin éteint le kindle) Le record de vitesse tenu jusqu’alors par Harry Potter et Vorkosigan est quasiment battu. Mais, surtout, j’ai découvert une trilogie vraiment chouette. En anglais par contre donc j’ai sans doute manqué des subtilités.

L’histoire :
Le pays de Panem (anciennement les Etats-Unis après une grosse catastrophe) était divisé en treize régions et une capitale. Chaque région était « spécialisée » dans une certaine production (agricole, minière, électronique, etc) Mais, suite à une guerre civile (difficile de parler de révolte à ce niveau-là), le Capitol a annihilé le treizième district et soumis les douze autres. Cruauté supplémentaire et symbole de ce pouvoir totalitaire : tous les ans, chaque district « offre » un garçon et une fille entre 12 et 18 ans. Les vingt-quatre gamins sont jetés dans une arène ; un seul doit survivre. Et attention, le tout passe à la télé ! (précision extrêmement importante car tout tient là-dessus)

The Hunger Games possède donc certes des éléments familier à tout lecteur de Young Adult Novel : une héroïne, deux garçons, quelques mentors, des ennemis pas si ennemis et des amis pas si amis mais quand même. Mais sur une trame qu’on se pense pas très originale au premier abord, l’auteur plante un décor distopique qui fait froid dans le dos. The Hunger Games, c’est 1984, mais en live direct sur votre télé. Les jeux ne sont que l’apothéose d’une mise en scène télévisuelle (et politique) éprouvée ; les candidats sont des pions, sont transformés, modelés, habillés pour séduire le public. Pour que celui-ci appelle le « 26 22 pour choisir celui qui va rester ». Si vous aimez un candidat, envoyez-lui de l’aide ! Pariez ! Aimez-le ou ignorez-le ! Et appréciez la façon dont ils se tuent entre eux.
Du côté des candidats, eh bien, il faut jouer le jeu aussi. Katniss, l’héroïne, se retrouve à jouer les amoureuses éplorées pour plaire au public, et mentir en ne sachant pas vraiment, au bout d’un moment, si ces mensonges, ce jeu d’actrice est vrai ou non. Les dégâts psychologiques que cela induit (pour Katniss, pour son partenaire Peeta et pour d’autres personnes) sont assez bien menés et décrits.
Cela serait déjà pas mal si le second et le troisième volumes ne mettaient pas alors au premier plan l’aspect politique de l’histoire. Si Katniss ne se retrouvait pas à nouveau un jouet dans les mains de personnes qui, finalement, n’ont rien à faire d’elle.
Le troisième volume, le sommet de la révolte, qui transforme, aux yeux de Katniss, Peeta et quelques autres « survivants » des Hunger Games, la réalité en jeux d’arène, ou le contraire, est pourtant le plus faible. Sans doute parce que Suzanne Collins ne va pas au bout de son propos. A ce titre, les personnages de Beetee et Gale sont ratés ou, du moins, l’auteur les amnistie de plusieurs actes de guerre qui pourtant ne sont pas anodins (on parle ici de terrorisme, de vengeance, de violence gratuite) C’est dommage, vraiment dommage.
Certains passages qui font un peu « triangle amoureux » entre Katniss, Peeta et Gale sont un peu lourds aussi, bien que l’auteur trouve une parade assez énorme au romantisme neuneu lors des retrouvailles du troisième volume.
Après, The Hunger Games reste aussi un livre de personnages. Certains sont ratés, à mon avis (Gale -_-, mais je n’ai jamais aimé le truc du « meilleur ami d’enfance qui est un révolté au fond de lui-même », ce sont des personnages casse-gueule et voilà, pas de mon goût ^^) ; d’autres, j’ai eu du mal sans doute parce que je les ai lu en anglais, avec donc la perte de subtilité que cela induit (comme Haymitch) ; et puis il y a ceux où tu as envie de leur filer des baffes, de leur gueuler dessus, et puis de les consoler, de les soutenir. A ce titre, j’élis Katniss, Peeta (oh oui Peeta <3) et Finnick (dommage qu’on ne suive pas toute son évolution et que la fin soit, euh, assez décevante -_-) comme les meilleurs personnages de la série, loin, très loin devant (même si j’ai apprécié la « prep team », et Effie aussi)

En bref, j’ai passé un excellent moment ! 🙂

 
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Publié par le 1 avril 2012 dans lectures