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Archives Mensuelles: juin 2012

La Brèche – Christophe Lambert

 

Titre : La brèche
Auteur :
Christophe Lambert
Editeur :
Fleuve Noir / Pocket
Nombre de pages :
325 (en poche)
Quatrième de couverture :

2060. Un grand Network privé relance le concept de télé-réalité en envoyant des reporters dans le passé filmer des événements marquants du XXe siècle. Le choix se porte sur le Débarquement en Normandie afin de raviver la flamme patriotique des téléspectateurs. Foway, le 5 juin 1944 : munis de faux papiers, un reporter et un historien se mêlent à la masse des fantassins qui embarquent dans les navires de la flotte d’invasion. Bientôt les hommes du futur arrivent en vue des côtes françaises et assistent au spectacle apocalyptique qui s’y déroule. L’horreur de la guerre est bien réelle. Mais au cœur du bruit et de la fureur, une erreur est vite arrivée…

A lire absolument si on aime :
– Les page turner (une fois ouvert, difficile de le refermer)
– Les histoires militaires
– L’hyper-réalisme
– Les héros

A éviter si on cherche :
– Des personnages hyper originaux
– De la romance

L’avis du critique :
La couverture gâche un peu l’effet de surprise du roman mais ce n’est pas un problème. Plonger dans la Brèche c’est comme se retrouver dans un bon film de guerre tonitruant sans avoir une seule fois l’occasion de changer de chaine. Et c’est tant mieux, puisque la chaîne de télé qui a programmé ce voyage en immersion sur Omaha Beach n’a pas du tout envie que vous partiez.
Est-ce qu’il faut aimer la guerre ? Pas forcément, mais il vaut mieux, tant le lecteur colle de près aux soldats, entre mal de mer et saut sur une mine. On s’attache avec perplexité aux deux héros, figures presque caricaturales du cinéma américain (le beau gosse ténébreux et le geek juif) pour finalement avoir envie de les soutenir tout du long, de les voir sortir vivant de cet enfer qui voit l’Histoire se modifier de façon grotesque.
À défaut d’être très originale, cette uchronie n’en est pas moins franchement réussie et complètement addictive, même si je me permets une petite déception sur la fin, trop rapide à mon gout.

Le petit plus du livre :
Oui la couverture fait spoiler, mais qu’elle fait froid dans le dos ^o^
La dernière ligne du bouquin, côté producteurs télés, est pas mal non plus…

Et la petite fiche de lecture qui va bien sur CoCyclics.

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Publié par le 16 juin 2012 dans lectures

 

Hadès Palace – Francis Berthelot

 

Maxime Algeiba est un jeune artiste prometteur, à la fois mime et contorsionniste. La consécration arrive lorsqu’il est invité à se produire à l’Hadès Palace. Cette vaste demeure, fondée par le maître des lieux, Bran Hadès, héberge la crème des artistes internationaux, et les grands de ce monde se pressent pour venir les applaudir. Maxime n’hésite pas une seule seconde. Mais une fois logé dans l’antique demeure, il commence à se poser des questions : À quoi peuvent bien servir les vigiles armés qui errent dans les couloirs ? D’où vient cette voix qui lui donne des ordres ? Quels

Ombres secrets cèle cette prison dorée ?

Fantastique ? Réalisme magique ? Hadès Palace est un roman subtil, ciselé d’une plume d’orfèvre par un Francis Berthelot au sommet de son art.

Une fiche de lecture pleine d’enthousiasme sur CoCyclics, une couverture à tomber par terre, un titre énigmatique, et une rencontre, celle de Francis Berthelot lors des dernières Imaginales, en une heure de conférence et cinq minutes de discussion autour d’une dédicace. Tout ça pour en arriver à lire Hadès Palace.

Et en ressortir avec l’âme de lectrice en furie et celle d’auteur en admiration.

Ou le contraire.

J’aime déjà les histoires « artistiques », pas l’art du toc et de la culture générale non, l’art tel que le vit un artiste (ou une historienne de l’art dans mon cas) Ce monde où l’on plonge dans des décors à la fois très familiers et complètement bizarres, un moment où l’on se rend compte que l’on est chez soi. C’est ce que j’ai ressenti en entrant avec Maxime dans l’Hadès Palace. Un curieux mélange de résidence Médicis, d’Orsay, de Belvédère (un palais baroque viennois où l’on découvre quatre Klimt par salles, chaque peinture vous dévisageant longuement dans ses éclats d’ors et de diamants. Un côté délicieusement vintage aussi, façon musée de cire et Comédie Française. Bref, on est chez soi.

Et avec un personnage qui répond aussi à nos (mes) interrogations les plus intimes : moi, artiste, jusqu’à quoi me pousse ma curiosité ? Jusqu’où suis-je prêt(e) à aller pour améliorer mon art ? Là est la grande réussite d’Hadès Palace : le héros tirera quand même des merveilles des souffrances infligées par lesquelles il sera passé, volontairement et involontairement. Splendide et très vrai, du moins dans mon cas.

Et je ne saurai non plus passer sous silence les sentiments à la fois naïf et passionnel qui traverse ce récit (et le corps de Maxime) et qui ont su d’un coup soumettre la grande romantique que je suis.

Et qu’un livre puisse me faire écrire une telle critique, c’est que, définitivement, il a su me retourner.

À bientôt monsieur Berthelot, j’ai des livres que vous avez écrits à lire !

 
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Publié par le 12 juin 2012 dans lectures

 

Summer Star Wars Episode VI

En attendant de faire mes emplettes pour le challenge 100% SFFF, voici un challenge juste pour l’été, pour le farniente sur les pelouses pendant la pause de midi et les longs week-end sur la terrasse.

Cliquez sur l’image pour le lien vers le blog organisateur, et moi je vais aller choisir les trois ou quatre bouquins que je vais lire !

Liste :
Les Pilleurs d’âmes, Laurent Whale.
La Guerre des chiffonneurs, Thomas Geha.

Edit : Et voici ma liste de lecture provisoire :
– Fondation, Isaac Asimov.
– Les Etoiles mortes, Ayerdhal et Jean-Claude Dunyach.
– Les Guerriers du silence, Pierre Bordage.
J’aimerai ajouter la dernière sortie des éditions Griffe d’Encre, mais ça va dépendre de mon budget ^^

 
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Publié par le 10 juin 2012 dans lectures