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Archives Mensuelles: septembre 2011

C(h)oeurs de citoyen

C(h)oeurs de Citoyens est un blog collectif créé par des citoyens d’horizon divers pour qui Liberté, Égalité, Fraternité sont plus que de simples mots, sont des valeurs à faire connaître et partager autour de soi. Parce que certains d’entre nous sont écrivains (de SF, de polar ou d’ailleurs), dessinateurs, lecteurs et, avouons-le, très blogueurs, notre démarche est celle du blog qui présentera des nouvelles, des bandes dessinées, des témoignages, des vidéos, parlant de la fraternité, de l’égalité, de la liberté, et de la façon dont on peut les vivre, maintenant, à l’aube du XXIe siècle.

Voici la présentation faite par les membres administrateurs du blog à l’ouverture de celui-ci, en janvier 2011. Dès le départ j’ai souhaité participer et envoyer un texte. Cela m’a pris six mois.
Aujourd’hui donc, je remercie les administrateurs, et en premier Marie-Catherine Daniel, pour sa patience et son écoute. Mon premier texte autobiographique est en ligne, et c’est, au-delà de mes positions politiques, un immense soulagement de pouvoir enfin partager cette partie-là avec vous.
Bonne lecture…

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Publié par le 25 septembre 2011 dans écriture, vie

 

You want the greatest thing…

Un jour, le câble a débarqué chez nous, dans la campagne alsacienne. J’étais juste lycéenne et je ne comprenais pas l’anglais. Ma musique obéissait à un quatuor inébranlable : Goldman / Gall / Farmer / Jackson. Alors en ce tout début des années 90, j’ai rencontré une Islandaise, des Anglais bizarres et des Américains dépressifs en chemises de bûcherons. Et puis aussi quelques pros de la fusion, torses nus et flow survitaminés.
Et au-dessus de tout ça, dans ce magma où on bouffait de tout, tout le temps, il y avait ces paroles légères et lourdes, douloureuses mais optimistes, que je ne comprenais pas tout à fait mais qui me touchaient tellement.
Est-ce que hier a marqué la fin de mon adolescence ? Définitivement ?
Je ne pense pas, mais il y a quelque chose de définitif, quand même, dans cette séparation-là. Un divorce déjà entamé il y a quelques années, un veuvage léger, qui vous fait peut-être passer du côté de ceux qui écoutaient la musique « d’avant » et ne trouvent plus l’émotion première dans des groupes et artistes encore actifs.
J’ai rêvé de vous voir en concert, cela ne sera plus possible.
Je rêve de nager, la nuit, seule, à profiter du silence et de l’obscurité et du plaisir primal des sens grâce à vous.
Je projette d’entrer un jour dans Los Angeles avec Imitation of Life à fond dans la voiture, juste comme ça, parce que c’est à ça que je pense en l’écoutant.
Je veux vous remercier pour les sourires de Stand et les nuits assassines adolescentes de Everybody Hurts et Drive.
Je veux vous dire à quel point vous avez marqué ma vie, bien que mes mots ressemblent sans doute à ceux de milliers d’autres fans.
Alors juste : merci.

Look up, what do you see ?
All of you and all of me
Fluorescent and starry
Some of them, they surprise

The bus ride, I went to write this, 4:00 a.m.
This letter
Fields of poppies, little pearls
All the boys and all the girls sweet-toothed
Each and every one a little scary
I said your name

I wore it like a badge of teenage film stars
Hash bars, cherry mash and tinfoil tiaras
Dreaming of Maria Callas
Whoever she is
This fame thing, I don’t get it
I wrap my hand in plastic to try to look through it
Maybelline eyes and girl-as-boy moves
I can take you far
This star thing, I don’t get it

I’ll take you over, there
I’ll take you over, there
Aluminum, tastes like fear
Adrenaline, it pulls us near

I’ll take you over
It tastes like fear, there
I’ll take you over

Will you live to 83?
Will you ever welcome me?
Will you show me something that nobody else has seen ?
Smoke it, drink
Here comes the flood
Anything to thin the blood
These corrosives do their magic slowly and sweet
Phone, eat it, drink
Just another chink
Cuts and dents, they catch the light
Aluminum, the weakest link

I don’t want to disappoint you
I’m not here to anoint you
I would lick your feet
But is that sickest move?
I wear my own crown and sadness and sorrow
And who’d have thought tomorrow could be so strange ?
My loss, and here we go again

 
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Publié par le 22 septembre 2011 dans Non classé

 

Demain, une oasis – Ayerdhal

Titre : Demain, une oasis.
Auteur : Ayerdhal
Editeur : Au Diable vauvert
Nombre de pages : 245

Quatrième de couverture :
Il était moitié médecin moitié technocrate, à Genève. Il avait un nom. Il n’en a plus : on le lui a retiré un soir, avec le reste de son existence. Une limousine devant, une derrière, un coup de freins, des portières qui claquent, un pistolet-mitrailleur, deux baffes bien assénées, une cagoule, des jours dans une cave sous perfusion et somnifères… Normal pour un kidnapping !
C’est au réveil que ça commence à clocher, quelque part dans un désert africain, à côté d’un vieillard gravement gangrené, quand un commando humanitaire lui confie la responsabilité médicale du village dans lequel il l’abandonne…

A lire absolument si on aime :
– La SF douce qui a un sale goût de maintenant
– La politique
– L’absurde
– L’espoir
A éviter si on cherche :
– L’apolitisme
– De la SF pure avec vaisseaux spatiaux et tout le toutim
– L’espoir (cela paraît contradictoire par rapport à la première liste, je sais)

L’avis du critique :
Pris au hasard à la bibliothèque, parce que je voulais découvrir Ayerdhal, Demain, une oasis, a été une plongée sans ménagement dans un monde pas si lointain. Quand l’Homme regarde vers les étoiles et commence à les toucher du bout des doigts, pourquoi ne tend-il pas la main à son frère, celui qui meurt depuis si longtemps en Afrique Noire. Le goût du désert et sa cruauté se glisse dans les pages, mais c’est le cynisme, l’absurde et la violence qui frappent le lecteur en plein cœur et ce sans la moindre once de misérabilisme.
La grande réussite de ce livre reste peut-être d’avoir fait d’un petit fonctionnaire minable un héros. Ma petite déception par contre restera dans la dernier paragraphe moralisateur, alors qu’à mon avis, le livre se suffit à lui-même.

Le petit plus du livre :
Une belle couverture.

 
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Publié par le 11 septembre 2011 dans lectures, science-fiction