RSS

Archives Mensuelles: juin 2009

Pause et explications

Non, ce blog n’est pas en pause. Il ne s’agit pas de ça.
J’ai décidé de faire une petite pause dans la correction des Invisibles. Je ne supportais plus d’ouvrir word tous les jours pour rien. L’explication est assez simple. Quand je me suis mise au défi de finir la correction pour juillet, cela m’a boostée de façon phénoménale. Quoi, 64% de correction plutôt correcte en un mois quasiment, c’était inespéré !
Mais voilà, sans m’en rendre compte, je me suis mise aussi une pression incroyable sur les épaules, jusqu’à ne pouvoir plus rien faire d’autres et n’être jamais satisfaite de ce que je faisais. J’ai une bêta-readeuse adorable qui s’est mise à fond aussi pour me relire la V2 au fur et à mesure qu’elle arrivait, mais là j’ai commencé à me sentir coupable. Non pas de la faire bosser (je suis certaine qu’elle aime ça ^o^) mais de ne plus apprécier ses remarques. Chaque phrase en rouge pour moi me hurlait que tout était à refaire, encore une fois, que j’étais nul et toute autre considération paranoïaque mal venue. Ce qui est ridicule bien entendu.
Alors la pression on laisse tomber. Je veux relire mes bêta le coeur léger, prendre de la distance, et arrêter « le chiffre pour le chiffre » (c’est ce que c’était devenu)
C’est un peu comme pour le nano : on se fouette un mois pour écrire 50000 mots mais après, il faut prendre une pause, et finir son histoire la tête un peu plus vide.
Histoire de décompresser.

Il va sans dire que tout cela s’est rajouté à des petits soucis (réglés quasiment, sauf pour le chômage bien entendu) de la vie réelle et à d’autres questions existentielles qui ont le don de m’empêcher littéralement de dormir ou même de réfléchir correctement.

Alors voilà, pour ce mois de juillet, ce que je me propose à moi-même :
– Relire mes bêta et voir ce que je peux revoir de léger dans ma V2 (commencer la V2.5 en quelque sorte)
– Continuer le reste de la correction, sans trop me forcer
– Essayer d’écrire autre chose, peut-être même reprendre doucement Les Chasseurs
– Lire beaucoup et voir beaucoup de films et voir des gens biens

Et je pense que je pourrai ainsi reprendre de plus belle en août.

 
4 Commentaires

Publié par le 30 juin 2009 dans écriture

 

Étiquettes : , , ,

Aujourd’hui je n’ai rien fait…

… Et je crois que ça m’a fait du bien. Demain, festival BD, dimanche matin, vide-grenier, je pense que j’aurai la tête suffisemment aérée pour reprendre de plus belle. Enfin je n’ai pas non plus eu le temps de m’ennuyer :
– J’ai rattrapé mes vacances alors que je me trouvais sur le point de devoir complètement les annuler ;
– J’ai fait du vélo sous le soleil, pas forcément par amour du vélo, mais parce que j’ai prévu quatre randonnées citadines pour juillet : 2 à Strasbourg, pas trop longues dans une ville que je connais et qui a l’amabilité d’être plate, et 2 à Paris, ville qui elle a l’impolitesse d’être construite n’importe comment avec des sacrées montées et peu de descentes (j’en ai repéré notamment une dont le point d’arrivée est Bercy et le Cour Saint-Emilion ❤ A moi le café bobo pour me détendre les jambes) Donc tout ça pour dire que mes chevilles ont intérêt à suivre, autant que ma respiration (quand on sait que j’ai fait une légère chute de tension la dernière fois que j’ai couru après un bus…) ;
– J’ai mangé mon premier melon de l’année ;
– J’ai testé les yaourts à la cerise, qui sont présentement en train de durcir dans ma nouvelle yaourtière.
Et là je m’en vais écouter le Parking de Nuit dans un bon bain chaud.

Vivent les vacances.

 
Poster un commentaire

Publié par le 26 juin 2009 dans vie

 

Étiquettes : , , ,

Moi j’étais fan…

large-led-display-michael-jackson-billy-jean

On ne va pas renier comme ça quelqu’un qui vous a accompagné de 6 à 16 ans.

 
Poster un commentaire

Publié par le 26 juin 2009 dans Non classé

 

Doutes…

De nombreuses questions ont traversé mon esprit en cette journée estivale. Certaines réponses ont été rapides, d’autres m’ont demandé la journée.

1. Est-ce que cette robe tendance hippy à toutes petites bretelles va m’aller et est-ce que je vais l’acheter ?
Oui et presque oui.

2. Est-ce qu’il y a bien une montée invisible et traitresse entre mon village et celui du voisin ?
Oui, et reprendre le vélo après 20 mois sans c’est dur.

3. Est-ce que je vais bloquer sur un chapitre parce qu’il y a encore une scène à rajouter et que je me trouve face à un vide scénaristique ?
Oui.

4. Est-ce que je vais écrire le synopsis maintenant parce que comme ça je procrastine tout en étant productive au lieu d’affronter le vide scénaristique ?
Non.

5. Est-ce que je vais me laisser assaillir par le doute qui me susurre à l’oreille que cette histoire n’intéressera personne ?
Non. Non. Non. Et non.
Certes la SF n’est pas forcément hyper méga populaire. Certes le space opera encore moins. Certes les histoires avec des ados ça ne plait pas forcément à tout le monde. Certes je ne suis pas un écrivain super génial. Certes ma V2 est très loin d’être parfaite. Certes il y aura forcément une V3 (et 4 et 5 et 6).
Mais il y aura toujours quelqu’un pour la lire (l’aimer ou la détester, je ne sais pas, mais la lire oui !)
Ce qui me fait le plus peur dans la phase III pourtant, c’est bien ça. Ce genre de cauchemar… Mais ça n’arrivera pas.

Je félicite, et là je me passe de la forme « question-réponse », NB pour avoir achevé sa phase de correction aujourd’hui, et mon plaisir égoïte de lectrice curieuse souhaite que sa phase III s’achève rapidement. Moi, quand je vois le nombre de versions des Fedeylins qu’elle a fait, ça me rassure. Après tout la version parfaite ne vient pas en deux petites années.

Merci merci merci aux gentilles personnes qui m’encouragent et passent par ici ou sur le forum ou sur leurs blogs à eux.
Ca fait un peu niais, mais j’y pense beaucoup.

Il y a aussi une chose qui me rassure dans tout cela.
Pour toutes les histoires que j’écris, j’avais pour base un bout de rêve et une musique. C’est invariable. Sauf sur les Invisibles, qui eux sont venus de façon tout à fait artificielle (réussir un nanowrimo) Mais là, là ! J’ai le rêve, et j’ai la musique, pour le second volume (Pruit Igoe & Prophecies – The Philip Glass Ensemble, de la BO de The Watchmen) donc je suis un peu obligée de réussir ce volume-là.

Allez, on se remet au boulot…

 
6 Commentaires

Publié par le 25 juin 2009 dans écriture

 

Étiquettes : , ,

Avancée…

Il lui fallut cependant tourner en rond pendant encore quelque temps avant de repérer l’arête droite d’un mur à moitié cachée par les roches. Contournant le bâtiment adossé au relief accidenté du paysage, Dalaan sentit son humeur s’améliorer, tout en prenant conscience de la fatigue qui le tenait. La porte du refuge n’avait pas été ouverte récemment et, pénétrant dans l’unique pièce, Dalaan se rendit compte rapidement qu’il n’y avait rien à craindre ici.

A la lumière d’un néon de faible puissance, le refuge dégageait une étrange torpeur. Une fine couche de poussière recouvrait meubles et caisses de survie. Sur le tableau de contrôle, accroché à droite de la porte, était notée le dernier passage de l’équipe de sécurité de la colonie. Celle-ci datait de trois mois. Dalaan en conclut qu’il n’y avait eu personne d’autre ici depuis.

Il déposa le plus doucement possible Gil sur l’unique lit de l’abri. En fait de lit, il s’agissait d’un bloc de béton qu’il recouvrit d’une couverture de survie. Tant bien que mal, il recouvrit la jeune fille. Le froid pénétrait l’intérieur de la pièce malgré l’épaisseur des murs et de la porte. Affaiblie comme elle l’était, Gil pouvait tomber malade en quelques heures à peine. Presque timidement, Dalaan approcha la main de son front : pas de fièvre, pas pour l’instant.

Rassuré, le jeune homme fit le tour de la pièce. Il y trouva, à proximité de la caisse où étaient rangées les couvertures, deux grandes vestes chaudes et des barres énergétiques. Cela irait. Maintenant il lui fallait un plan et savoir exactement où ils se trouvaient.

Alors qu’il fouillait les étagères les plus hautes, Dalaan vit ses mains trembler. Ca devait être la fatigue, une retombée du stress ; il avait juste besoin de repos, une ou deux heure de sommeil, et aussi d’un bandage pour la sale brûlure qu’il avait à la main. De toute façon, qui viendrait les chercher ici ? Il l’avait dit à Gil : les monstres ne partiraient pas à leur recherche avant trois ou quatre heures, voire même plus. Ils devraient d’abord trouver une explication aux morts qu’il y avait eu au garage, n’est-ce pas ? Parce que toute la direction de l’Ecole ne pouvait pas être parasitée, sinon, quelqu’un s’en serait rendu compte, forcément.

On se gonfle la poitrine ou pas ?

59902 / 100000 words. 60% done!

Yeah !

 
2 Commentaires

Publié par le 24 juin 2009 dans écriture

 

Étiquettes : , , , ,

Les petits bonheurs ordinaires

Hier j’ai failli retomber dans le cycle qui m’avait salement malmenée il y a un an, pendant ma première période de chômage. Les informations de la radio écoutées en boucle (je suis une radio addict), les nouvelles et photos sur l’Iran découvertes sur le net (je suis frappée d’empathie sur tout), le profond silence de mes listes msn et de ma boîte mail (ben oui les gens bossent, non mais oh!)…
Je ne veux pas retomber là-dedans. J’avoue que mon nouveau rendez-vous à l’AFPA cet après-midi ne joue pas en mon humeur. Après tout, il n’y a *rien* comme boulot en ce moment, donc quoiqu’on fasse…

Mais ce n’est pas la « positive attitude » ! Alors faisons des listes, et la liste des choses qui me rendent heureuses aujourd’hui et maintenant et pour le mois à venir :

– J’ai bouclé la première moitié de ma correction des Invisibles ! Et pan dans les dents sale procrastination ! Tu vois que je peux le faire quand je veux !
– La galerie DA de la photographe Elena Kalis. J’aime l’eau, et là c’est beau, c’est coloré, c’est joli, c’est calme…
– Je rencontre Lewis Trondheim samedi !
– J’irai à l’exposition du Quai Branly sur Tarzan ! (déjà le musée est magnifique, alors avec une exposition pareille en plus…)

Et voilà pour l’instant, mais il va y en avoir plein à rajouter, je le sais !

 
3 Commentaires

Publié par le 23 juin 2009 dans écriture, vie

 

Visuel.

Avec des mots.

To my Iranian sisters

They tried to put you down by veiling your hair, but they can never veil your mind. They tried to weaken you by beating your body, but they can never weaken your will. They tried to make you silent by taking your rights, but they underestimated your silent screams. And now you fight back, with all the bravery that is inside you and with all the patience that helped you to survive. We will never forget what you have done for your people, what you have done for us, and the next generation will think of you in love and the deepest respect.

They tried to put you down, but instead they gave you wings. And they will regret.

« There is no gate, no lock, no bolt that you can set upon the freedom of my mind. »
Virginia Woolf
(A Room of One’s Own)

 
1 commentaire

Publié par le 22 juin 2009 dans vie