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Hadès Palace – Francis Berthelot

12 Juin

 

Maxime Algeiba est un jeune artiste prometteur, à la fois mime et contorsionniste. La consécration arrive lorsqu’il est invité à se produire à l’Hadès Palace. Cette vaste demeure, fondée par le maître des lieux, Bran Hadès, héberge la crème des artistes internationaux, et les grands de ce monde se pressent pour venir les applaudir. Maxime n’hésite pas une seule seconde. Mais une fois logé dans l’antique demeure, il commence à se poser des questions : À quoi peuvent bien servir les vigiles armés qui errent dans les couloirs ? D’où vient cette voix qui lui donne des ordres ? Quels

Ombres secrets cèle cette prison dorée ?

Fantastique ? Réalisme magique ? Hadès Palace est un roman subtil, ciselé d’une plume d’orfèvre par un Francis Berthelot au sommet de son art.

Une fiche de lecture pleine d’enthousiasme sur CoCyclics, une couverture à tomber par terre, un titre énigmatique, et une rencontre, celle de Francis Berthelot lors des dernières Imaginales, en une heure de conférence et cinq minutes de discussion autour d’une dédicace. Tout ça pour en arriver à lire Hadès Palace.

Et en ressortir avec l’âme de lectrice en furie et celle d’auteur en admiration.

Ou le contraire.

J’aime déjà les histoires « artistiques », pas l’art du toc et de la culture générale non, l’art tel que le vit un artiste (ou une historienne de l’art dans mon cas) Ce monde où l’on plonge dans des décors à la fois très familiers et complètement bizarres, un moment où l’on se rend compte que l’on est chez soi. C’est ce que j’ai ressenti en entrant avec Maxime dans l’Hadès Palace. Un curieux mélange de résidence Médicis, d’Orsay, de Belvédère (un palais baroque viennois où l’on découvre quatre Klimt par salles, chaque peinture vous dévisageant longuement dans ses éclats d’ors et de diamants. Un côté délicieusement vintage aussi, façon musée de cire et Comédie Française. Bref, on est chez soi.

Et avec un personnage qui répond aussi à nos (mes) interrogations les plus intimes : moi, artiste, jusqu’à quoi me pousse ma curiosité ? Jusqu’où suis-je prêt(e) à aller pour améliorer mon art ? Là est la grande réussite d’Hadès Palace : le héros tirera quand même des merveilles des souffrances infligées par lesquelles il sera passé, volontairement et involontairement. Splendide et très vrai, du moins dans mon cas.

Et je ne saurai non plus passer sous silence les sentiments à la fois naïf et passionnel qui traverse ce récit (et le corps de Maxime) et qui ont su d’un coup soumettre la grande romantique que je suis.

Et qu’un livre puisse me faire écrire une telle critique, c’est que, définitivement, il a su me retourner.

À bientôt monsieur Berthelot, j’ai des livres que vous avez écrits à lire !

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1 commentaire

Publié par le 12 juin 2012 dans lectures

 

Une réponse à “Hadès Palace – Francis Berthelot

  1. Teo Silis

    12 juin 2012 at 8:43

    Je suis heureuse (et je le redis ici aussi pour la peine) de savoir que ce livre t’a plu. J’aime beaucoup le regard artistique que tu portes sur cette lecture, ce n’est pas le point qui m’a le plus enthousiasmé du livre du coup je pense le relire avec cette dimension en tête (et c’est vrai que la couverture est sublime).

     

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