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Leçons du monde fluctuant – Jérôme Noirez

Au lieu de faire un bilan culturel du mois de mai, qui a été quand même très désertique (genre trois films et trois livres, voire moins), je reprends la fiche lecture que j’ai faite pour les Dissections batraciennes des Leçons du monde fluctuant de Jérôme Noirez. L’auteur est en passe de devenir ma révélation 2010 et je vais tenter de trouver son dernier livre à la bib’ (soit d’être très convaincante auprès de la bibliothécaire cet après-midi)

Titre : Leçons du monde fluctuant
Auteur : Jérôme Noirez
Editeur : Denoël
Nombre de pages : 335

Quatrième de couverture :
Novascholastica est une île en forme de main, grande comme deux fois l’Angleterre, accrochée au Tropique du Capricorne, en plein océan Indien. Là-bas, les morts n’en font qu’à leurs têtes et s’installent dans des au-delàs indigènes qui échappent au contrôle des amphigouristes britanniques.
D’où la décision d’y missionner un noir précepteur, Jab Renwick, accompagné du révérend Charles DODGSON, ainsi puni de sa manie de photographier les fillettes de moins de 10 ans en tenue légère.
Pendant ce temps, sur l’île mystérieuse, la petite Kematia demande son chemin à une tortue écorchée….

A lire absolument si on aime :
– les univers foutraques
– l’exotisme et tout ce qui peut toucher aux magies primaires et au chamanisme (quelques passages n’ont rien à rendre à Anansi Boys, ma seule autre référence en matière de littérature s’inspirant de cette spiritualité)
– Lewis Carroll
– les méchants qui font rire (jaune)
– les uchronies

A éviter si on cherche :– une lecture linéaire (le style est élégant, la construction au premier abord un peu hachée)
– une relecture hollywoodienne des oeuvres de Lewis Carroll
– de la fantasy habituelle

L’avis du critique :
Un coup de coeur, une grande découverte pour moi après la lecture du Diapason dess mots et des misères, première plongée dans l’univers de Jérôme Noirez. Le style est élégant, souvent très drôle et originalement imagé. On ne trouve ici aucun méchant (sauf peut-être un, mais qui n’apparaît que quelques lignes (assez pour vous le faire détester)), mais des personnages très humains et souvent atendrissants. Cette lecture est véritablement un plaisir, tant du point de vue du style que de l’histoire. J’ai eu du mal à le finir car je ne voulais pas refermer ce livre !

Le petit plus du livre :
Il donne envie de lire ou de relire Lewis Carroll et, bien que cela ne soit pas fait pour ça, il est amusant de découvrir les références aux oeuvres du grand écrivain (mon préféré reste le lapin…)

Note : pour plus de compréhension, Charles Dodgson est le véritable nom de Lewis Carroll.

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4 Commentaires

Publié par le 4 juin 2010 dans lectures

 

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