Publié par : elicad | juillet 6, 2009

Petites brèves BD


Je profite de mes “vacances” pour lire pleins de petites choses que les gens me conseillent ou me prêtent. D’où quelques découvertes en BD japonaise, française, belge et africaine. J’adore me trouver confrontée à plusieurs cultures et façons de voir en même temps. Ca fait trop du bien, même si des fois les sujets ne s’y prêtent pas forcément…

Anthology, Katsuhiro Otomo.
Genre : SF.
Katsuhiro Otomo est l’homme qui m’a fait redécouvrir la SF et découvrir l’animation japonaise quand j’étais ado. Il m’a donné, comme à beaucoup d’autres je pense, une vision particulièrement alléchante et désespérante (point de vue crétif et point de vue humain) de la “civilisation du futur”
Cette anthologie regroupe des travaux plutôt anciens, dont certains reprennent quelques contes ou mythes européens (notamment l’Arche de Noé et le Petit Prince, cette dernière étant ma nouvelle préféré, sans dialogue, pessimiste et magnifique tout en étant assez drôle *humour noir*)
Je n’ai pas accroché à tout, je préfère la complexité violente de Dômu à l’aspect très (trop) court de ces nouvelles, mais un meître reste un maître.

Pourquoi j’ai tué Pierre, Alfred et Olivier K.
Genre : témoignage personnel.
Attention, livre à prendre avec des pincettes ! Récit autobiographique, Pourquoi j’ai tué Pierre reconstruit l’histoire d’un garçon et de son ami Pierre, curé libertaire, ami de la famille, et de leur relation fusionnelle, jusqu’aux attouchements, pendant une nuit qui va détruire entièrement la pysché de l’enfant. Un sujet très difficile dont la conclusion n’était pas prévue du tout par les auteurs, mais admirablement retrasncrite.
J’ai pleuré.
J’ai lu sur quelques endroits que ce livre était destiné à un public adulte. Je me pose en faux : il faut le laisser à portée des enfants ou des pré-ado. Il me semble beaucoup plus efficace que n’importe quel discours.

Aya de Yopugon, Marguerite Abouet et Clément Oubrerie.
Genre : chronique jeunesse en Afrique.
Qu’est-ce qui distingue les ados africaines des autres ? Ben… Pas grand chose. Volonté de faire des études malgré le carcan familial, virées, rendez-vous nocturnes, petits copains multiples ou imaginaires, bêtises à rattraper… C’est léger (mais pas tout le temps), c’est chaud et rafraîchissant. J’ai beaucoup aimé. Un grand grand plus ajouté au fait d’avoir gardé le vocabulaire originel. On ne comprend pas forcément, mais c’est drôle de deviner, un peu comme le québécois.

Chroniques birmanes, Guy Delisle.
Genre : témoignage international.
Comme Nicolas Wild, auteur du sublime Kaboul Disco, Guy Delisle est un dessinateur expatrié en pays hostile. Au contraire de Nicolas Wild, Guy Delisle n’est pas en Birmanie pour travailler, mais pour acompagner sa femme membre de MSF. La différence est là, entre le créatif obligé de participer à des campagnes de communication en Afghanistan, et l’”homme au foyer” dillétante, qui découvre la Birmanie en promenant son fils en poussette.
Le dessin est léger, les scènes volontairement légères elles aussi, et quelques explications historiques et politiques viennent éclairer le récit. Ces témoignages d’expatriés sont toujours passionnants.

Un drôle de père, Yumi Unita.
Genre : comédie romantique pour parents célibataires (entre autres)
A faire lire à tous les jeunes hommes célibattants qui pensent que : les enfants sont des monstres / ils n’en auront jamais / élever un mioche c’est facile / élever un mioche c’est l’enfer / les mioches c’est une affaire strictement féminine.
Daikichi est trentenaire, célibataire, et du jour au lendemain il se retrouve à devoir élever la fille cachée de son grand-père décédé, âgé de sept ans. Allant plus loin que l’embriglio familial (Rin est la tante de Daikichi, et qui est donc sa mère ?), l’auteur expose avec beaucoup d’humour les difficultés (et les multiples bonheurs) engendrés par la présence d’un enfant à la maison, le fait de l’élever seul, les sacrifices et les choix que cela engendrent, sans pour autant en faire un drame larmoyant. ni juger qui que ce soit.

Publié par : elicad | juillet 4, 2009

Rapport à “L’Idée”

Suite à ce truc-là.
Ca ne me dérange pas de mettre ça en public parce que me connaissant ça va sans doute gravement évoluer d’ici que j’écrive un script complet…

Le Royaume de XXX est menacé depuis des mois par les ravages d’un dragon (ou autre, chercher un monstre un peu original, voire des manifestations spirituelles crades façon Berserk). Egalement tiraillé par des histoires de successions violentes en compliquées, on voit bien que ce Royaume, autrefois siège d’une importante magie, va clamser dans pas très longtemps.
Arrive alors un mercenaire façon brute épaisse, asocial et pas sympathique, dans le fond comme sur les bords. Il terrasse le monstre et se présente devant le roi pour réclamer son dû. Si possible de l’or, parce que le mercenaire il aime ça et la bière. Contre toute attente le roi, au lieu de lui offrir de l’or, lui offre la main de sa fille.
Le mercenaire il est pas très chaud. D’abord parce qu’il n’aime pas beaucoup les filles, et puis aussi parce qu’il n’a pas envie de se poser, de devenir un patriarche, d’arrêter de courir par monts et par vaux sur son fidèle destrier (noir comme le jais, pour faire bonne impression) Et puis en plus, l’unique fille du roi, elle est un peu jeune pour lui (je sais pas encore, 8 ou 12 ans) Bref le mercenaire regrette d’avoir occis le démon. Cependant comme dehors il fait froid et qu’il est crevé, il accepte l’hospitalité du roi pour deux nuits.
Il faut savoir alors, ainsi que l’expliquera au mercenaire le jeune garde du corps de la princesse, que celle-ci, première fille depuis plusieurs générations, serait susceptible de posséder le pouvoir originel qui a fait la puissance passée du royaume. Ce pouvoir se déclenchera (comme tout bon pouvoir, haha, quelle originalité) à la puberté et prendra toute ampleur à la perte de sa virginité. Et ça, cette possibilité infime qu’elle devienne reine de plein droit, ça ne plaît pas du tout à un grosse partie de la cour (la belle-famille pour faire original toujours) qui deviendrait bien roi à la place du roi. Ce dernier n’a plus rien à perdre, il est vieux, veuf et seul, et seule compte pour lui la survie de sa fille.
Bon gré mal gré, le mercenaire accepte donc d’épouser la fillette. Aidé du garde du corps, il met en scène la nuit de noces (draps souillés de sang et tout le toutim) et file sans demander son reste au tout petit matin, la fillette sur sa selle et le garde du corps aux basques (mais ça il ne le sait pas, même s’il s’en doute rapidement).
Le temps passe et, ne voulant vraiment pas consommer son mariage, mais ne pouvant pas non plus abandonner la gamine à son sort toute seule dans une cité quelconque pleine de dangers et de proxénète, le mercenaire en fait son écuyer.
Après maintenant faut trouver un scénario correct.

Contrairement à ce que ce début de script brouillon laisserait penser, il ne s’agit pas d’une parodie.
Et maintenant je suis certaine que mon cerveau va vouloir absolument lui trouver un titre…

Publié par : elicad | juillet 4, 2009

Arachnae – Charlotte Bousquet

arachnae

Des bas-fonds les plus sordides aux éclats de la cour princière, la cité d’Arachnae se livre sans fards, gangrenée par l’horreur et les excès. Dans le Labyrinthe où se côtoient la misère et le vice, des cadavres d’enfants torturés sont retrouvés. Théodora, la belle bretteuse libertine, est contrainte de s’allier avec l’austère Capitaine Gracci pour faire cesser ces crimes, alors qu’une guerre souterraine sans merci se joue entre le prince Alessio et les Moires, ses conseillères, et qu’une secte mystérieuse semble étendre son influence sur l’aristocratie décadente. Ces alliés que tout oppose parviendront-ils à dénouer la trame des possibles, ou se laisseront-ils engluer dans la toile de la Destinée ?

Le livre que j’aurai dévoré le plus rapidement cette année (commencé vers 15h, fini vers 22h le même jour) aura donc été un livre de fantasy. Dark fantasy aux accents historicistes certes, sans elfes ni fées, mais fantasy quand même. Comme quoi… Faisant partie des livres achetés cette année aux Imaginales d’Epinal, Arachnae n’aura pas attendu longtemps finalement avant d’atterrir entre mes mains. Le résumé de quatrième de couverture ne me parlait pas tant que ça, mais je l’avais quand même pris parce que j’avais apprécié certaines interventions de Charlotte Bousquet lors des conférences et que la couverture est signée Elvire.
Ceci dit sans cette curiosité je serai passée à côté d’une sacrée histoire.
Alors il y a plein de choses qui ne m’ont pas plu : l’utilisation systématique de noms et prénoms issus de la littérature shakespearienne et de l’histoire et de l’histoire de l’art italiennes notamment, et l’absence de descriptions (un comble non ?) de la cité d’Arachnae. A part le palais princier et les bouges infâmes du Labyrinthe et d’Inferno, c’est un peu vide, et j’ai trouvé ça dommage, on ne voit pas le reste (autant dire que j’aimerai bien y retourner moi, à Arachnae, pour en voir un peu plus) Et puis j’avoue avoir eu un tout petit peu de mal à suivre au début, mais cela n’a pas duré longtemps.
Sinon, sinon…
La société matriarcale est un pur régal. Passé le délicieux décalage où le prince est un imposteur uniquement parce qu’il est homme, j’ai savouré chaque scène où les brigades armées étaient composées à moitié (voire plus) de femmes, mais où cela ne remettait jamais en cause la masculinité des personnages mâles. Egalité partout, balle au centre, en quelque sorte, avec aussi une absence quasi totale d’interdit dans les préférences sexuelles des gens. Mine de rien, c’est super jouissif ^o^
J’ai été assez ambivalente sur l’héroïne, indépendante et “choisie”, (par le destin et tout) victime de pouvoirs magiques (plus ou moins) dont elle n’a que faire… Mais finalement elle avait quand même un certain charisme, ne finit pas spécialement heureuse, et porte en elle un sentiment de déshumanisation qui la rend très intéressante. De plus elle est entourée d’une galerie de personnages hauts en couleur (je suis un fan complète d’Ornella la courtisane), dont aucun, y compris une bonne partie des enfants, n’est complètment dupe de sa vie sur terre.
Parce que oui, l’histoire n’est pas drôle du tout, et même volontiers glauque, gore et écoeurante. L’écriture froide et très “active” de l’auteur empêche de se “complaire” dans certaines scènes horribles (torture et pédophilie inside) tout en les rendant efficace, laissant plus ou moins l’imagination au lecteur. C’est assez efficace.

En résumé j’ai beaucoup aimé, j’ai apprécié les personnages d’Arachnae et, même si les chances sont minces, j’en aimerais bien une suite…

Publié par : elicad | juillet 1, 2009

C’est toujours comme ça

Quand vous vous êtes fait votre petit programme pépère pour passer de bonnes vacances, que votre petit (enfin petit, pas vraiment) projet sur la mare rencontre un certain enthousiasme, que vous vous êtes décidé à envoyer votre dernière nouvelle (pas encore corrigée) à l’AT surhumain alors que ce n’était pas prévu, c’est TOUJOURS dans ce genre de moment que vous avez ça :

L’IDEE

Saloperie.
Si ça se trouve elle aura autant de succès que ma super méga trilogie de steam-punk uchronique de l’année dernière  (que je compte reprendre un jour, faut pas croire) mais quand même, va falloir la coucher sur papier genre ce soir.

Publié par : elicad | juillet 1, 2009

Unica – Elise Fontenaille

UNICA ? Unica, la fille aux cheveux blancs ? Non, la petite fille éternelle aux cheveux blancs comme de la coke. Celle que CYBER traque sur le Net. Celle surtout qui traque les détraqués au moyen de CYBER. Une héroïne de l’avenir, donc résolument moderne.

Novellas d’anticipation, Unica se lit extrêmement vite. Thriller canadien plongeant dans les méandres de la pédophilie, du cyber-sex et des mondes virtuels, Elise Fontenaille tient là un sujet en or.
J’avoue cependant une certaine déception à la fin de la lecture. En effet l’auteur mène ici plusieurs intrigues de front : les névroses de son héros, la pédophilie sur internet, les mondes virtuelles, la disparition mystérieuse de la soeur du héros et le cas d’Unica. D’un point de vue structurel, tout est relativement bien amené, bien géré, sauf peut-être une des intrigues qui tombe finalement un peu à plat, mais le style détruit tout.
Fontenaille écrit de façon très directe, à la première personne, sans chichi, sans phrases longues. C’est un style appréciable et qui change. Cependant j’ai trouvé que pour un tel sujet, se poser un peu plus longtemps, prendre de la distance avec le héros, se plonger plus avant dans sa tête à lui, autrement que par des phrases assénées sans rien d’autre à quoi s’accrocher aurait été plus appréciable, plus confortable pour le lecteur.
Ca va trop vite.
De plus, et là le bouquin arrive parfaitement à ses fins, les quelques pages décrivant la relation entre Unica la petite fille et le héros sont extrêmement dérangeantes, voire écoeurantes, sans que Fontenaille ne tombe jamais dans le voyeurisme grotesque. C’est un impact voulu qu’on ne peut lui retirer.

Je reste donc perplexe, mais cela laissera des traces.

Publié par : elicad | juin 30, 2009

Pause et explications

Non, ce blog n’est pas en pause. Il ne s’agit pas de ça.
J’ai décidé de faire une petite pause dans la correction des Invisibles. Je ne supportais plus d’ouvrir word tous les jours pour rien. L’explication est assez simple. Quand je me suis mise au défi de finir la correction pour juillet, cela m’a boostée de façon phénoménale. Quoi, 64% de correction plutôt correcte en un mois quasiment, c’était inespéré !
Mais voilà, sans m’en rendre compte, je me suis mise aussi une pression incroyable sur les épaules, jusqu’à ne pouvoir plus rien faire d’autres et n’être jamais satisfaite de ce que je faisais. J’ai une bêta-readeuse adorable qui s’est mise à fond aussi pour me relire la V2 au fur et à mesure qu’elle arrivait, mais là j’ai commencé à me sentir coupable. Non pas de la faire bosser (je suis certaine qu’elle aime ça ^o^) mais de ne plus apprécier ses remarques. Chaque phrase en rouge pour moi me hurlait que tout était à refaire, encore une fois, que j’étais nul et toute autre considération paranoïaque mal venue. Ce qui est ridicule bien entendu.
Alors la pression on laisse tomber. Je veux relire mes bêta le coeur léger, prendre de la distance, et arrêter “le chiffre pour le chiffre” (c’est ce que c’était devenu)
C’est un peu comme pour le nano : on se fouette un mois pour écrire 50000 mots mais après, il faut prendre une pause, et finir son histoire la tête un peu plus vide.
Histoire de décompresser.

Il va sans dire que tout cela s’est rajouté à des petits soucis (réglés quasiment, sauf pour le chômage bien entendu) de la vie réelle et à d’autres questions existentielles qui ont le don de m’empêcher littéralement de dormir ou même de réfléchir correctement.

Alors voilà, pour ce mois de juillet, ce que je me propose à moi-même :
- Relire mes bêta et voir ce que je peux revoir de léger dans ma V2 (commencer la V2.5 en quelque sorte)
- Continuer le reste de la correction, sans trop me forcer
- Essayer d’écrire autre chose, peut-être même reprendre doucement Les Chasseurs
- Lire beaucoup et voir beaucoup de films et voir des gens biens

Et je pense que je pourrai ainsi reprendre de plus belle en août.

Publié par : elicad | juin 26, 2009

Aujourd’hui je n’ai rien fait…

… Et je crois que ça m’a fait du bien. Demain, festival BD, dimanche matin, vide-grenier, je pense que j’aurai la tête suffisemment aérée pour reprendre de plus belle. Enfin je n’ai pas non plus eu le temps de m’ennuyer :
- J’ai rattrapé mes vacances alors que je me trouvais sur le point de devoir complètement les annuler ;
- J’ai fait du vélo sous le soleil, pas forcément par amour du vélo, mais parce que j’ai prévu quatre randonnées citadines pour juillet : 2 à Strasbourg, pas trop longues dans une ville que je connais et qui a l’amabilité d’être plate, et 2 à Paris, ville qui elle a l’impolitesse d’être construite n’importe comment avec des sacrées montées et peu de descentes (j’en ai repéré notamment une dont le point d’arrivée est Bercy et le Cour Saint-Emilion <3 A moi le café bobo pour me détendre les jambes) Donc tout ça pour dire que mes chevilles ont intérêt à suivre, autant que ma respiration (quand on sait que j’ai fait une légère chute de tension la dernière fois que j’ai couru après un bus…) ;
- J’ai mangé mon premier melon de l’année ;
- J’ai testé les yaourts à la cerise, qui sont présentement en train de durcir dans ma nouvelle yaourtière.
Et là je m’en vais écouter le Parking de Nuit dans un bon bain chaud.

Vivent les vacances.

Publié par : elicad | juin 26, 2009

Moi j’étais fan…

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On ne va pas renier comme ça quelqu’un qui vous a accompagné de 6 à 16 ans.

Publié par : elicad | juin 25, 2009

Doutes…

De nombreuses questions ont traversé mon esprit en cette journée estivale. Certaines réponses ont été rapides, d’autres m’ont demandé la journée.

1. Est-ce que cette robe tendance hippy à toutes petites bretelles va m’aller et est-ce que je vais l’acheter ?
Oui et presque oui.

2. Est-ce qu’il y a bien une montée invisible et traitresse entre mon village et celui du voisin ?
Oui, et reprendre le vélo après 20 mois sans c’est dur.

3. Est-ce que je vais bloquer sur un chapitre parce qu’il y a encore une scène à rajouter et que je me trouve face à un vide scénaristique ?
Oui.

4. Est-ce que je vais écrire le synopsis maintenant parce que comme ça je procrastine tout en étant productive au lieu d’affronter le vide scénaristique ?
Non.

5. Est-ce que je vais me laisser assaillir par le doute qui me susurre à l’oreille que cette histoire n’intéressera personne ?
Non. Non. Non. Et non.
Certes la SF n’est pas forcément hyper méga populaire. Certes le space opera encore moins. Certes les histoires avec des ados ça ne plait pas forcément à tout le monde. Certes je ne suis pas un écrivain super génial. Certes ma V2 est très loin d’être parfaite. Certes il y aura forcément une V3 (et 4 et 5 et 6).
Mais il y aura toujours quelqu’un pour la lire (l’aimer ou la détester, je ne sais pas, mais la lire oui !)
Ce qui me fait le plus peur dans la phase III pourtant, c’est bien ça. Ce genre de cauchemar… Mais ça n’arrivera pas.

Je félicite, et là je me passe de la forme “question-réponse”, NB pour avoir achevé sa phase de correction aujourd’hui, et mon plaisir égoïte de lectrice curieuse souhaite que sa phase III s’achève rapidement. Moi, quand je vois le nombre de versions des Fedeylins qu’elle a fait, ça me rassure. Après tout la version parfaite ne vient pas en deux petites années.

Merci merci merci aux gentilles personnes qui m’encouragent et passent par ici ou sur le forum ou sur leurs blogs à eux.
Ca fait un peu niais, mais j’y pense beaucoup.

Il y a aussi une chose qui me rassure dans tout cela.
Pour toutes les histoires que j’écris, j’avais pour base un bout de rêve et une musique. C’est invariable. Sauf sur les Invisibles, qui eux sont venus de façon tout à fait artificielle (réussir un nanowrimo) Mais là, là ! J’ai le rêve, et j’ai la musique, pour le second volume (Pruit Igoe & Prophecies – The Philip Glass Ensemble, de la BO de The Watchmen) donc je suis un peu obligée de réussir ce volume-là.

Allez, on se remet au boulot…

Publié par : elicad | juin 24, 2009

Avancée…

Il lui fallut cependant tourner en rond pendant encore quelque temps avant de repérer l’arête droite d’un mur à moitié cachée par les roches. Contournant le bâtiment adossé au relief accidenté du paysage, Dalaan sentit son humeur s’améliorer, tout en prenant conscience de la fatigue qui le tenait. La porte du refuge n’avait pas été ouverte récemment et, pénétrant dans l’unique pièce, Dalaan se rendit compte rapidement qu’il n’y avait rien à craindre ici.

A la lumière d’un néon de faible puissance, le refuge dégageait une étrange torpeur. Une fine couche de poussière recouvrait meubles et caisses de survie. Sur le tableau de contrôle, accroché à droite de la porte, était notée le dernier passage de l’équipe de sécurité de la colonie. Celle-ci datait de trois mois. Dalaan en conclut qu’il n’y avait eu personne d’autre ici depuis.

Il déposa le plus doucement possible Gil sur l’unique lit de l’abri. En fait de lit, il s’agissait d’un bloc de béton qu’il recouvrit d’une couverture de survie. Tant bien que mal, il recouvrit la jeune fille. Le froid pénétrait l’intérieur de la pièce malgré l’épaisseur des murs et de la porte. Affaiblie comme elle l’était, Gil pouvait tomber malade en quelques heures à peine. Presque timidement, Dalaan approcha la main de son front : pas de fièvre, pas pour l’instant.

Rassuré, le jeune homme fit le tour de la pièce. Il y trouva, à proximité de la caisse où étaient rangées les couvertures, deux grandes vestes chaudes et des barres énergétiques. Cela irait. Maintenant il lui fallait un plan et savoir exactement où ils se trouvaient.

Alors qu’il fouillait les étagères les plus hautes, Dalaan vit ses mains trembler. Ca devait être la fatigue, une retombée du stress ; il avait juste besoin de repos, une ou deux heure de sommeil, et aussi d’un bandage pour la sale brûlure qu’il avait à la main. De toute façon, qui viendrait les chercher ici ? Il l’avait dit à Gil : les monstres ne partiraient pas à leur recherche avant trois ou quatre heures, voire même plus. Ils devraient d’abord trouver une explication aux morts qu’il y avait eu au garage, n’est-ce pas ? Parce que toute la direction de l’Ecole ne pouvait pas être parasitée, sinon, quelqu’un s’en serait rendu compte, forcément.

On se gonfle la poitrine ou pas ?

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Yeah !

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