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L’absence

10 Sep

L’été 2013 avait déjà pris dans mon esprit, dès le mois de février, des allures de fantasme total : j’avais un nouveau boulot, des collègues sympas, et deux livres à finir de corriger et envoyer. J’allais (enfin, peut-être) être à l’aise autant dans la vie réelle (celle qui permet de manger) et dans ma vie d’écrivain (j’allais enfin entrer dans ce grand manège qu’est la soumission aux éditeurs)

Il semblerait que la vie s’amuse à jouer des tours parce qu’il n’en a rien été.

Eh oui, il arrive qu’on se lève un matin et qu’une voix dans votre tête dise simplement : « à quoi bon ? » Cette voix qui vous rend malade, vous fait aller aux urgences à six heures du matin, vous fait dormir plus de seize heures par jour et vous rend la vie impossible. J’en étais arrivée à ne plus pouvoir ouvrir mon traitement de texte. Le cauchemar qui a transformé mes vacances en une chute insondable et en une remontée longue et difficile.

Du coup, moins de messages partout, une désertion quasi du jour au lendemain du forum, une mise de côté de tous mes projets et l’absence totale de stress pour la soumission de La Princesse Oubliée (envoyée ce jour à quatre éditeurs, une seule réponse, un refus, pour l’instant) parce que… « à quoi bon stresser » ?

Il aura fallu beaucoup de choses pour retrouver le goût des mots et le courage nécessaire pour se remettre à travailler. Pourquoi en parler ? Parce que je suis à peu près certaine que dans tous les éclopés de la vie qui constituent la masse des auteurs et des apprentis auteurs, certains ont du vivre la même chose que moi. Et parce que cela fait du bien de parler.

Alors comment s’en sortir ? La plus grande leçon que j’ai apprise là-dedans, dans tout ce foutoir c’est de ne pas culpabiliser. De prendre du temps pour soi. J’ai beaucoup dormi, puis j’ai cherché à sortir, à faire des choses juste pour moi. Il a fallu du temps et puis un évènement particulier auquel une amie m’a inscrite (participer à une chasse aux trésors en équipe, avec épreuves avec beaucoup de bricolage) pour que ça se débloque.

Depuis j’ai repris un peu le dessin. J’ai fait quelques cartes de vœux et repris l’origami. J’ai construit un kraken en feutrine. Je suis allée au cinéma (plein de fois) et j’ai recommencé à écrire des fanfics. En fait, j’ai refait tout ce que j’avais déjà fait depuis ma sortie du collège : créer, profiter, gratuitement et sans but constant.

Il me reste deux dernières étapes : lire et écrire.

C’est en bonne voix.

J’ai toujours deux romans à finir.

J’ai toujours un roman à relire (Omega) pour l’envoyer à mes très chères Ioana et Cindy.

J’ai toujours.

Toujours.

Toujours.

Mais j’ai aussi du temps pour moi et c’est assez libérateur.

Ma prochaine étape, pour voir si je peux de nouveau profiter entièrement de mes activités d’auteur (sans me sentir étouffer, sans me sentir à part, sans me sentir « en retard » par rapport à tous les copains qui ont déjà commencé à publier) ce sera le prochain salon de Zone Franche.

D’ici là, ça ira 🙂
Déjà, j’arrive à rouvrir word, c’est un bon début !

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6 Commentaires

Publié par le 10 septembre 2013 dans écriture, vie

 

6 réponses à “L’absence

  1. Cindy

    10 septembre 2013 at 7:20

    Je t’aurais en face de moi, tu aurais droit à un gros câlin ! Je comprends parfaitement et tu as bien raison de prendre du temps pour toi, pour souffler et te chouchouter ! Ravie de te lire en tout cas, you are very welcome ❤

     
    • elicad

      22 septembre 2013 at 3:40


      Les gros câlins viendront avec des intérêts la prochaine fois qu'on se voit ^^

       
  2. Jo Ann

    10 septembre 2013 at 7:23

    Courage ! ♥
    Parfois, tout ce qu’il nous faut, c’est une pause. Et avancer à notre rythme, parce que ce n’est pas une course. 🙂

     
  3. earane

    10 septembre 2013 at 7:39

    Je n’aurais pu mieux dire que Cindy et Jo Ann. Prends soin de toi, Célia. C’est l’important ❤

     
  4. Roanne

    11 septembre 2013 at 10:30

    Tout plein de calins ! Je ne me rendais pas compte à quel point ce début d’année a été difficile pour toi… (honnêtement, ça n’a pas été mieux de mon côté, mais au moins je ne m’en suis pas rendue malade).
    Tu as raison, lutter contre la culpabilité est la première étape pour reprendre du poil de la bête.
    Et c’est important de se faire plaisir, et de vivre, tout simplement.

     
  5. Escrocgriffe

    26 septembre 2013 at 12:55

    Suite à notre repas, je suis heureux de savoir que ça va beaucoup mieux ! Je rejoins les avis de nos amis, l’essentiel, c’est de prendre le temps de vivre, je suis sûr que cette année te réserve de belles surprises 😉 Bises.

     

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