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La Pucelle de Diable-vert, tome 1 – Paul Beorn

16 Avr

Jéhanne est une Rouge, un soldat du Bailli, et ses origines plutôt modestes lui valent de s’appuyer sur un solide bon sens. C’est peut-être ce même bon sens qui la rend si peu sensible à la magie, alors que celle-ci semble envahir le Royaume. Tout le monde veut aller à Diable-Vert, cette cité pauvre des confins destinée il y a peu à un oubli complet.
Lorsqu’on lui demande d’aller enquêter sur la nature du mystérieux phénomène, Jehanne se retrouve plongée au coeur d’une situation qui la dépasse. Dans un monde en guerre où les hommes semblent devenus fous, elle n’a pour garder les pieds sur terre que sa morale simple, une perle aussi bavarde qu’impertinente à son oreille et un bébé dans les langes qui attire d’étranges convoitises.

Un jour il faudra bien que je me décide à dire, quand on me demande ce que je lis, que je dévore, finalement, plus de fantasy que de SF, ce qui, quelque part, chagrine mon côté robot. Cependant il faut bien avouer qu’en terme de conseils de lecture, je reçois plus du côté des chevaliers en armures que des virus informatiques. Quoique m’attendent sur mes étagères quelques SF qui ne demandent qu’à être lus.
En attendant me voici en tête à tête avec le premier tome des aventures de Jehanne, La Perle et l’enfant. Comme un certain nombre de livres écrits par les grenouilles et dont le pitch, au premier abord, ne me fait ni chaud ni froid, j’ai tourné autour pendant un certain temps.
Et puis, quand il a bien fallu entamer la première page, je fus toute étonnée de me trouver, déjà, à la dernière (quatre jours étaient passés certes, mais tout de même)

La Perle et l’enfant part d’un postula pas forcément très original mais amené avec un plaisir d’écriture que le lecteur ressent au fil de son avancée. Bien que je ne sois pas très réceptive à l’emploi d’un lexique lorgnant vers le vieux français, et l’utilisation de certains mots que je trouvais déplacés (il n’y en avait pas tant que ça, mais au moins un qui finalement me faisait sourire plus que grincer des dents), je me suis quand même laissée charmer par les aventures de Jehanne, de sa perle (mon personnage préféré) et de son baba.
J’ai aimé le côté foutraque des références : Histoire de France (oui forcément, avec une héroïne nommée ainsi et quelques petites pointes ici et là), Orient(alisme), un rien de steam-punk, oui, du George Romero même,  des mythes et tout ça dans une histoire de fantasy que la lectrice pensait plus banale que ça. Là, il s’agit de la grande, grande réussite de ce roman.

J’attends avec impatience de lire le second tome, Le Hussard amoureux, ce qui devrait se faire avant l’été, une fois que j’aurais braqué l’individu qui a osé l’emprunter à la bib’ avant moi :p

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Publié par le 16 avril 2011 dans lectures

 

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