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Ceux qui nous veulent du bien – La Volte

09 Avr

Titre : Ceux qui nous veulent du bien
Auteurs : Ayerdhal, Stéphane Beauverger, Paul Beorn, Bernard Camus, Sébastien Cevey, Philippe Curval, Alain Damasio, Danel, Thomas Day, Léo Henry, Éric Holstein, Gulzar Joby, Camille Leboulanger, Prune Matéo, Jacques Mucchielli, Jeff Noon, Jérôme Olinon.
Editeur : La Volte, en association avec la Ligue des Droits de l’Homme.
Nombre de pages : 345

Quatrième de couverture :
Il n’y en a pas. Je reprends la présentation de l’éditeur, préface du livre :

Souris, lecteur, souris ! Et repose ce livre comme si de rien n’était. Désinvolte, elle t’a repéré. La mini-boule du plafond. La webcam de surveillance. Si tu tardes trop, elle va se focaliser, transmettre ton image et là…, là, les ennuis vont commencer. Passe ton chemin et laisse les 17 auteurs de science-fiction clamer leurs craintes pour ton futur. Ça ne te concerne pas !

« Dans ce recueil de nouvelles, les auteurs donnent à voir un monde effrayant fait de contrôle, de surveillance généralisée, d’imposition de normes sociales uniques, de mode standardisé de consommation. […] Mais n’est-ce pas déjà exagérer ? Les nouvelles de ce recueil anticipent l’idée que pour pouvoir appliquer des techniques très invasives dans l’ordre du vivant, il convient d’organiser un contrôle étroit des populations. En effet, selon la logique décrite par nos auteurs, elles n’ont de réalité que globales. Les déviants, les résistants, les réfractaires n’ont pas de place dans un monde uniforme. Nos auteurs ont raison d’avoir peur, et les lecteurs que nous sommes partagent cette peur. Sauf à reprendre l’idée subversive que résister commence aujourd’hui. »

Dominique GUILBERT, Secrétaire général de la Ligue des droits de l’homme

 

A lire absolument si on aime :
– La science-fiction
– Les récits pessimistes mais, toujours, avec une lueur d’espoir
– S’interroger

A éviter si on cherche :
– Des récits totalement apolitiques
– Les petites fleurs et les licornes
– Une vision idéaliste du monde de l’information

L’avis du critique :
Ce recueil me faisait de l’œil depuis que Beorn en avait parlé sur son blog, au moment de ses sortie. La liste des auteurs participants, certains que je connaissais et d’autres que je souhaitais découvrir depuis longtemps, a achevé de me convaincre. Je tiens à souligne la ligne éditoriale de l’anthologie, qui réussit à la fois à être très homogène et à offrir des textes extrêmement différents les uns des autres, puisque l’on passe de la fantasy de Damiaso (un texte parfait à mon point de vue), au récit contemporain et presque pas science-fictionnel d’Ayerdhal, en passant par la SF pure de Danel et la revisitation des mythes mystiques (notamment bouddhiste) de Thomas Day (également un de mes coups de cœur)
De l’introspection à l’action, de la réalité de nos rues à celle virtuelle s’approchant des Sims (chapeau à Paul Beorn pour sa société virtuelle hautement angoissante), cette anthologie apporte une vision multiple à la fois de son sujet et de la littérature de SF actuelle.

Le petit plus du livre :
J’aime particulièrement la couverture double, les petits circuits imprimés que l’on retrouve tout au long de l’ouvrage, ainsi que les fiche d’identification de chaque auteur. Quelques-uns font montre d’un humour charmant que certains de leurs méchants « fictifs » taxeraient de hautement révolutionnaire !

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Publié par le 9 avril 2011 dans lectures

 

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