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Sherlock – Steven Moffat & Mark Gatiss

05 Déc

Que faire ? Que faire un samedi soir, quand on a très envie de se faire une série britannique, mais que le revisionnage de Doctor Who serait un peu too much (je l’ai fait la semaine dernière, excellent quand on rentre du boulot avec un demi neurone survivant dans le cerveau)
Alors on regarde ce qu’on a en réserve et hop ! On se retrouve à parler après tout le monde d’une mini-série (seulement trois épisodes… pour l’instant) mais après tout, peut-être que cela permettra à d’autres encore plus en retard que moi de la découvrir.

 

Or donc nous voici à Londres, en 2010. Le docteur John Watson, médecin soldat au bord de la dépression, revient d’Afghanistan, canne à la main et sans le sou. Il cherche une colocation. Un ancien camarade d’université lui parle d’un collègue, irascible, qui acceptera chez lui n’importe qui capable de le supporter. Docteur Watson, meet Sherlock Holmes.
Et pendant que les forces de police font appel au psychopathe – sociopathe en devenir qu’est le foudroyant Holmes, quelque chose se trame dans l’ombre. Quoi ? Réponse dans trois épisodes (bon si vous connaissez déjà Sherlock Holmes vous avez la réponse hein)
J’avoue, j’étais perplexe. Je ne suis pas une grande fan de Sherlock Holmes, dans le sens que je n’ai pas lu ni vu tout. J’ai fait un peu comme tout le monde : version canidée et animée quand j’étais gamine, un film avec Michael Caine cocaïné, la version des années 80 avec Jeremy Brett (ma préférée) et quelques nouvelles étudiées au collège. Donc je connais les ficelles et les personnages principaux (et le début des amours pour les héros torturés et les méchants vraiment classe en costume) mais pas le tout du tout.
Mais une version contemporaine avec un Sherlock Holmes qui a l’air d’avoir 18 ans ? Euh, moui, mais bon, je suis pas certaine que ça vaut le coup de regarder ça. Malgré Steven Moffat (« Just, dont… BLINK ! » <= si vous connaissez pas je conseille fortement Doctor Who)…
Il m’aura donc fallu un samedi soir un peu tristounet pour enclencher le premier épisode. Trois heures après, dur d’aller se coucher et de se réserver le final pour le lendemain.
Ca commence avec une réalisation qui a beaucoup à voir avec les débuts de David Fincher (Se7en surtout, mais aussi Fight Club) : surimpression, surexpositions, rythme. La musique victorienne (un très joli et très anxiogène clavecin) colle complètement aux images et c’est juste magnifique. Et puis nous rencontrons le docteur Watson, un sacré coup de jeune pour le personnage, qui passe de l’image de pantouflard qu’on en a tous à un homme qui sort de sa dépression post-traumatique une fois qu’il est de nouveau en danger (sa scène d’introduction m’a beaucoup rappelé l’épisode de rencontre entre Poirot et Hastings, où ce dernier ressasse ses souvenirs des tranchées de 14-18) Là déjà, je me sens plus en confiance. Mais j’ai encore du mal à digérer le jeunot Holmes.
Ben chapeau : l’acteur n’est pas (si) jeune et il se dégage de sa performance et de son physique très « anglais » (on est quand même très loin des standards us) un quelque chose de complètement fou. Il y a aussi du Doctor Who (encore) là-dedans, notamment dans les crises de « think think think ! » et « too much informations ! » J’y ai pensé tout de suite : un personnage non pas en quête d »informations, mais étant tellement surchargé d’informations qu’il doit faire le tri et rester hyper concentré pour en faire quelque chose. Car oui la différence entre le Holmes d’aujourd’hui et celui d’hier, c’est internet, l’outil préféré du détective (attention Holmes n’est pas transformé en un pseudo geek à la mode !). Aujourd’hui on ne cours pas après un indice, il y en a juste trop. Je trouve personnellement que c’est un coup de maître.
Mais en même temps j’ai la vague impression d’avoir perdu toute objectivité face à cette série.
Donc là, si vous n’avez rien à regarder dans les prochains temps…

 

 

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Publié par le 5 décembre 2010 dans série TV

 

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