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[REVIEW] Bakuman – Ôba et Obata

03 Nov

A force de ne plus faire (ou avoir le temps de faire) des critiques de ce que je lis, ben j’ai plein de choses dont j’aimerai parler et dont je ne parle pas. Et c’est mal. Alors aujourd’hui, parmi les mille-et-une choses que j’ai lu durant mes vacances, je vais vous parler de Bakuman, la nouvelle série des auteurs de Death Note, soit Tsugumi Ôba au scénario et Takeshi Obata au dessin.

Le jeune Mashiro n’a déjà plus aucune illusion sur sa vie. Bien qu’encore au collège, il sait qu’il ira dans un lycée moyen, puis dans une université moyenne, pour obtenir un boulot moyen, pas très excitant mais lui rapportant un salaire régulier. Pour vivre moyennement.
Mashiro aime dessiner mais le dessin, on n’en vit pas.
Et puis un jour, le premier de la classe, Akito, voit ses dessins et lui propose un deal : Mashiro va faire un manga sur les textes d’Akito. Parce que ce dernier aime écrire et ne vit que pour ça.
Ils sont jeunes, ils sont irresponsables, et un jour ils seront publiés dans le Jump.

Il y a plusieurs choses plaisantes dans Bakuman.
Déjà, c’est très joli. Obata sait dessiner, on le sait. Et plonger dans ses cases est un délice.
Ensuite, pour les chochottes, il y a la petite histoire d’amour gnangnan mais choupie, relativement bien gérée, même si toujours suivant les règles du shônen (on est pur, on ne se touche pas !)
Après, plus intéressant, on découvre l’univers éditorial relativement caractéristique (mais pas tant que ça) du manga et, mieux encore, de cette usine à best sellers qu’est le Jump (vous savez Naruto, Bleach, tout ça tout ça, mais des fois dedans il y a de vraies vraies bonnes séries)
Et puis aussi, ce qui est formidable dans Bakuman, ce qu’apporte la sincérité désarmante et le vécu véritable des auteurs, c’est le rapport à la création. Pour les dessinateurs d’un côté, avec Mashiro qui se cherche, qui s’entraîne, qui recopie des tonnes d’autres mangas, qui s’essaie à la mise en page, au mouvement,  la dynamique, etc. Et pour les écrivains de l’autre, l’adaptation à un média particulier (un manga n’est pas un roman, un roman n’est pas un roman texto, etc), l’adaptation à un public particulier (comment ça on n’écrit pas pareil pour les adultes et pour les ados, mais comment on fait alors ?), les blocages, la pages blanches et les tonnes et tonnes de notes et d’idées abandonnées.
Et il y a même un chapitre sur la bêta-lecture.
Oui madame.

Alors, je vous en mets combien ?

 

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Publié par le 3 novembre 2010 dans lectures

 

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