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Stardust – Neil Gaiman

15 Mai

De Féerie, le pays magique, les habitants du petit village de Wall savent peu de choses. Il faut dire qu’un grand mur les en séparent. Un mur dans lequel est ouvert une brèche, une brèche bien gardée, par laquelle ils n’ont droit de passer qu’une fois l’an, le jour de la grande foire de Wall. C’est ce jour-là, justement, que le jeune Tristram Thorn, décidé à conquérir le cœur de sa belle, part pour le pays de fée afin de lui ramener une étoile filante. Mais dans un pays magique, rien n’est comme ailleurs. Les distances sont immenses, on y croise nains et licornes, des chasseurs d’éclairs naviguent sur des bateaux volants et l’on est jamais à l’abri d’un mauvais sort qui pourra vous transformer en arbre, en chèvre ou en rat. Un monde plein de dangers et de merveilles que Tristram est loin d’imaginer, comme il est loin d’imaginer que son étoile filante est une belle et pure jeune fille, dont la présence ici-bas va éveiller la concupiscence des sept seigneurs de Sromhold comme de quelques vilaines sorcières…

Ca y est, je l’ai lu ! Enfin… Et j’ai été plutôt agréablement surprise, mais sans plus. Ceci dit je pense que c’est comme ça, quand tout le monde parle d’un bouquin super bien et qu’on le lit et qu’on n’y trouve pas forcément grand chose d’exceptionnel.
Eu risque de me prendre des tomates sur la tronche, je peux même dire qu’il ne s’agit clairement pas de mon Gaiman préféré (sachant déjà que Gaiman n’est pas mon auteur préféré  la base), cette place étant dévolue à Anansi Boys, et de loin. Si on me donnait le script de Stardust comme ça, genre sur la Mare, tout ce que j’arriverai à dire c’est que ce n’est pas même très original. Alors suis-je passée au travers des références multiples ? Oui, parce que je n’ai clairement pas la culture qui va avec, je pense que les personnes plus familiarisées avec la littérature anglo-saxonne et médiévale ,du mythe à la chanson de gestes, y auront trouvé des choses que je n’y ai pas vues. Ai-je eu entre les mains une édition de base sans illustrations ? Oui aussi, je n’avais que les en-tête de chapitres.
Mais en même temps, il restait le texte et celui-ci, quoique très agréable à lire, ne soulève pas des montagnes non plus, et j’ai même trouvé deux points dramatiques spécifiques très mal résolus (hop, les deux méchants de l’histoire disparaissent, sans combat héroïque ni conflit… ça, ça ferait grincer des dents chez n’importe quel (bêta) lecteur)
Bon ceci dit, Stardust est loin d’être un mauvais livre, sinon je ne l’aurai pas fini en si peu de temps. Le héros est adorable, il n’y a pas cette pudibonderie écoeurante que l’on trouve dans la vaste majorité des romans de fantasy que les enfants ont le droit de lire, et le destin de la licorne évite aussi les écueils de Pureté et de Noblesse virginale qui m’énervent aussi un temps soit peu.
Non, en fait c’est l’incompréhension du succès qui me bloque un peu. Parce que sans ça, Stardust n’aurait été qu’un bon moment de lecture. Ah, séparer le livre de son contexte, c’est difficile !

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7 Commentaires

Publié par le 15 mai 2010 dans lectures

 

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7 réponses à “Stardust – Neil Gaiman

  1. Marie

    15 mai 2010 at 11:20

    J’ai lu Stardust il y a un petit moment maintenant et je me souviens avoir beaucoup aimé. C’était léger, l’écriture était belle et ça finissait bien sans morale pontifiante. Je n’en demandais pas plus.
    Stardust est un conte de fée traditionnel et une ré-écriture de la chanson de geste (avec le thème de l’amour courtois), ni plus, ni moins. Il respecte les conventions du genre, tout en se l’appropriant (on retrouve des thèmes qu’il aborde souvent dans ses romans). Je suis d’accord avec toi concernant le « manque d’originalité » mais ça ne m’a pas spécialement gêné. Je l’ai vraiment prit comme une histoire qu’on écoute avant de s’endormir et qui a la faculté de s’adresser à tout le monde (petits et grands).
    En bref, comme toi, je ne pense pas que ce soit le meilleur Gaiman (Neverwhere ! <3) mais ça reste un bon souvenir de lecture. ^^

     
    • elicad

      15 mai 2010 at 4:14

      Je n’ai encore lu ni Neverwhere ni Sandman. En fait je pense que j’ai commencé la lecture de l’auteur à l’envers de tous ses autres lecteurs ^o^
      Le manque d’originalité ne m’a pas du tout gêné, en fait je trouve que c’est vraiment un bon livre. C’est son succès que je ne m’explique pas, c’est un peu différent ^^

       
  2. Oshodani

    15 mai 2010 at 5:23

    Moi je ne te balancerai pas des tomates pourries, parce que je suis de ton avis. Pas désagréable à lire, m

     
  3. Oshodani

    15 mai 2010 at 5:25

    Moi je ne te balancerai pas des tomates pourries, parce que je suis de ton avis. Voire même pire… je crois que j’avais trouvé ça insipide.
    Heureusement que c’est bien écrit parce que le reste ne m’a pas laissé un franchement bon souvenir (et effectivement, pourquoi mettre des méchants pour qu’ils ne servent à rien? (Syndrome de Darth Maul))

     
    • elicad

      15 mai 2010 at 5:31

      Complètement d’accord avec les méchants. Surtout que Septimus, avec sa tronche de corbeau m’était très sympathique. J’ai trouvé ça relativement inoffensif et j’imagine que toi, qui déjà n’apprécie pas trop le genre, ça a du te gonfler ^o^

       
  4. Oshodani

    15 mai 2010 at 5:26

    Tiens y’a eu un couac avec mon premier commentaire Oo;
    Lalala… je pouille chez toi!!!

     

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