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Haha, version 3 en cours !

23 Sep

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L’image n’a rien à voir mais elle me fait bien rigoler quand même.
J’aimerais pouvoir faire un « avant – après », mais cela ne serait pas forcément très intéressant et surtout, je pense, seuls mes lecteurs doivent savoir à quel point la première version était pas super géniale et mesurer le travail effectué depuis. Bien que ça n’avance pas très vite (je suis arrivée à la page 3 du tapu en plus de 2/3 heures de travail… avec internet à portée hein)
Ceci dit j’aime bien me faire mousser hein, alors ça coûte rien de poster ceci :

« Regarde ! Il fait tellement beau aujourd’hui qu’on voit le dôme de Galéïadess ! »

Gil leva le nez de son assiette. Assise face à elle, Hannah observait le paysage accidenté à travers les baies vitrées. Les deux jeunes filles prenaient leur déjeuner dans le réfectoire principal de l’Ecole. La salle, d’une esthétique neutre et froide, accueillait plus d’une centaine d’élèves. Le brouhaha des conversations, les éclats de rires et les faux esclandres butaient contre le panneau de plastique semi transparent derrière lequel elles étaient assises. Gil appréciait ce calme tout relatif après une matinée passée à digérer des cours tous plus ennuyeux les uns que les autres, assénés à coup de projections vidéos et de discours calibrés. Une migraine assourdie lui lacérait doucement le crâne. Elle en était à son troisième verre de jus vitaminé, se demandant si elle finirait par passer par l’infirmerie avant la reprise de l’après-midi. D’un geste las, Gil se massa les tempes en soupirant.

Hannah ne s’était pas rendue compte de son état, comme d’habitude. Fille unique d’un agent comptable, elle se promenait dans la vie avec autant de concentration et de sérieux qu’un papillon terrien. Gil appréciait cette légèreté qui équilibrait son propre caractère posé. Du moins la plupart du temps. Peu de personnes comprenaient comment deux filles aussi opposées avaient pu devenir amies ; même Gil se posait la question. Hannah était petite et menue, elle prenait le temps de soigner sa présentation le matin : cheveux blonds relevés sur la tête par deux nattes et une pince sobre, visage agréable toujours parfaitement nettoyé – elle possédait trois fois plus de produits purifiants et désinfectants que toutes les autres filles de son dortoir –. Elle était, dans son apparence comme dans ses résultats scolaires, un modèle d’élève, portant son uniforme avec une naïveté enfantine mais fière. De son côté Gil faisait office de vilain canard ; son corps trop épais ne se satisfaisait pas de vêtements mal coupés, ses cheveux noirs et frisés n’approuvaient aucune discipline et sa peau sombre peu aimable ne faisait que souligner des yeux gris et froids n’invitant à aucune conversation.

Les deux filles avaient pourtant un point commun : le profond ennui que leur procurait, plus qu’un autre, le cours d’histoire de la politique impériale. Gil se souvenait avec horreur du discours introductif du professeur, en première année. S’il n’avait été si long et soporifique, elle n’aurait sans doute jamais répondu aux mots griffonnés par sa voisine de table.

Gil sourit à son amie, relâchant la pression de ses doigts sur son crâne. Ça passerait. L’index d’Hannah laissait une trace graisseuse sur la vitre.

— Un transporteur est en train d’atterrir. Tu arrives à le voir ?

Gil fronça les sourcils, cherchant, parmi les éclats de lumière en provenance de la capitale celle, mouvante, qui désignerait le vaisseau. Elle l’aperçut, petite forme ovoïde s’effaçant peu à peu derrière le dôme principal. Comme l’avait remarqué Hannah, il était effectivement rare, surtout à cette période de l’année, de voir la capitale. La plupart du temps un lourd brouillard encerclait l’École et ses environs. À son arrivée, Gil s’était interrogée sur l’utilité des larges vitres placées dans les salles communes et le long des couloirs, puisque l’on n’y voyait pas à cent mètres.

Même aujourd’hui, Galéïadess n’était rien de plus qu’un mince éclat argenté sous le ciel gris. Gil comprenait l’excitation de son amie : la capitale de Galéïa, petite planète en périphérie de l’Empire, était leur seul lien avec le monde extérieur. Hannah voyait dans cet amas minuscule de bâtiments regroupés autour du dôme un moyen de quitter Galéïa et d’avoir une vie sociale un peu plus excitante qu’ici. Ses récits de vacances remplissaient facilement les deux premières semaines de retour à l’École. Pour Gil, la capitale et son astroport représentaient aussi une vie plus remplie mais imposée. Ses retours dans le foyer familial équivalaient à des soirées sans intérêt passées avec sa mère, toujours prête à tout lui reprocher, et à d’autres soirées tout aussi barbantes, où elle devait jouer les gentilles filles en recherche de bon parti. L’horreur. Fredda Mureck, sa mère, voulait que ses héritières suivent le même chemin qu’elle, sans broncher et, si possible, avec une petite promotion sociale.

Les trois sœurs de Gil avaient fréquenté l’École, les deux aînées en sortant diplômées. Glaïs et Grila étaient entrées dans l’administration impériale, la première au sein de la commission d’études politiques du Sénat, la seconde au centre des relations aux armées coloniales, à quelques portes à peine du bureau de sa mère. Gaaly, en dernière année, suivait exactement la même voie. Sans surprise, sans révolte.

Gil avait conscience de la chance que constituait le fait d’étudier à l’École. Sa famille s’était construite par le travail et non par un héritage aristocratique ou bourgeois. Fredda Mureck venait d’une famille de commerçants modestes ; elle avait dû se battre pour décrocher une bourse et suivre des études secondaires. Quant à son mari, Salam Mureck, il avait débuté comme simple apprenti minier à sept ans jusqu’à devenir chef de section, responsable d’une centaine d’ouvriers vingt-cinq ans plus tard. Mort dans un accident de chantier, il aurait été fier de voir ses filles intégrer un monde qu’il n’avait jamais abordé. La mère de Gil le répétait souvent, comme un motif de fierté tout autant que de pression.

A part ça, le logiciel Repetition Detector est mon nouvel ami.

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3 Commentaires

Publié par le 23 septembre 2009 dans écriture

 

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3 réponses à “Haha, version 3 en cours !

  1. Amibe_R Nard

    23 septembre 2009 at 4:21

    Je vais peut-être te gâcher la fin de journée, mais bon… je n’accroche pas à ton texte.

    On dirait trop une énumération (= des phrases sans lien entre elles. Si tu en retires une, ça ne se voit pas.)

    De plus, on n’est pas dans la pensée, dans la tête de Gil. (Ou alors, elle a vraiment très mal à la tête ! 🙂 ) La cohérence de sa pensée n’est pas présente dans le texte, ça saute trop du coq à l’âne et de la puce au chien.
    Sans doute l’effet énumération que je ressens.

    Tu es sans doute trop synthétique dans les mots, ou alors tu veux trop en dire sans raisons (pour ton héroïne), ce qui fait que tu, auteur, es visible.

    Bon, vrai qu’il n’y a pas de cookies, et qu’un jus vitaminé, c’est pas le top (pour un sportif haut niveau aurait dit Bénédicte).

    Si je rajoute trop de noms dans si peu de mots… ça m’indique, pour finir, que tu n’as pas un point de vue assez marqué, ce qui contribue à ce désordre que je ressens.

    Bon appétit !
    Pour moi, ce sera trois cookies et une plaquette de chocolat… parce que le jus vitaminé paraît bien gras quand même. :o)
    l’Amibe_R Nard

     
    • elicad

      23 septembre 2009 at 5:15

      Attends, je suis une grenouille, je n’ai plus peur de rien et rien ne peut me déprimer (enfin si, mais j’ai une boîte de BN à côté du bureau au cas où)

      Le but de la version 3 est de débarrasser le texte de mes tics (qui rendaient le texte mauvais stylistiquement et très répétitif, si si, c’était pire avant !) et de rendre mes personnages un peu moins passifs. Quand je relirai mon chapitre après avoir fini de le corriger, je verrai sans doute autant (voire plus !) de défauts que toi. Et puis, damned, le nombre d’informations à donner au lecteur dans un premier chapitre est hyper dur à gérer donc je me fait déjà à l’idée qu’il y aura une version 3.2, voire 3.3 ou même 4 🙂

      Et puis repasse vendredi, je fais des muffins au chocolat !

       
  2. Amibe_R Nard

    24 septembre 2009 at 9:48

    Tu comptes voir plus de défaut que moi ?

    Wahh, trop fort ! 🙂

    En plus si tu parles à mes sentiments, je sens que je vais te bêta-lire !
    Mais ne compte pas tromper ma vigilance, je suis… heu… effrayant, avec du chocolat qui dégouline de partout. :o)
    l’Amibe_R Nard

     

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