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Dehors les chiens, les infidèles – Maïa Mazaurette

13 Sep

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Trois générations après la défaite des forces d’Auristelle contre les incroyants, les hommes ne connaissent plus qu’un monde plongé dans une nuit éternelle. Pour conjurer la malédiction divine, un seul espoir: réussir la mythique Quête qui ramènera la lumière sur le monde. Un exploit qui nécessite des talents complémentaires autant que des tempéraments bien trempés. Alors, tous les cinq ans, cinq adolescents sont condamnés à l’exil: la réussite, ou une errance sans fin dans la nuit…

Quand on prend ce livre en main, ce n’est pas le 4ème de couverture qu’il faut croire (très peu représentatif de l’histoire), ni le nom de l’auteur (connue sous d’autres ciels et donc entourée d’a priori) Non, pour avoir une mince idée de ce qui fait Dehors les chiens, les infidèles, il ne faut lire que le titre et se plonger dans la sublime illustration de Nicolas Siner.
Dans les faits, il est bien question d’une quête, menée par cinq adolescents, pitsch éculé pour livre de fantasy YA. Mais on y parle aussi de fanatisme religieux, de destin, de névroses, d’acceptation, de doutes, d’ambition, d’amitié et de haine (deux notions très proches l’une de l’autre) Il s’agit aussi de Dark Fantasy. Certains passages (on y parle fort d’Inquisition et de monstres de la nature) j’ai cru être replongée dans Berserk et, dans ma bouche (et sous ma plume ou mon clavier) il s’agit d’un authentique compliment.
Mazaurette marche sur la corde raide sur beaucoup de plans, notamment parce que son livre porte sur un sujet difficile (la religion dans un monde familier des miracles et des manifestations divines ou pas) et que ses personnages sont souvent haïssables. Elle sauve a mise avec un traitement des personnages, justement, extrêmement adroit et approfondi, et une absence totale de jugement : les actes sont décrits quasiment avec froideur, alors que les pensées des personnages ne sont jamais soumise à la critique, même implicite. Quand la pensée d’un personnage est soumise à caution, ce n’est que dans le cadre de la dynamique des autres personnages (ils se détestent, ils se jugent entre eux), ou, plus souvent encore, parce que le personnage doute lui-même. C’est absolument magistral.
Je tire mon chapeau à Maïa Mazaurette, me demandant quand elle viendra à écrire un nouveau roman de SFFF.
Vite j’espère.

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3 Commentaires

Publié par le 13 septembre 2009 dans lectures

 

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3 réponses à “Dehors les chiens, les infidèles – Maïa Mazaurette

  1. Black

    15 septembre 2009 at 10:29

    ah là là… Tu me tentes monstrueusement, là. Faut que je fasse un tour chez le libraire!

     
    • elicad

      21 septembre 2009 at 3:07

      LIS-LE ! (c’est un ordre, j’aimerai bien avoir d’autres avis ^^)

       

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