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Exercices

10 Sep

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Marie m’a fait découvrir un article hier qui m’avait totalement échappé lors d’une discussion sur l’âge des auteurs sur la mare. Mis à part le point sur les agents qui ne reflète que la situation particulière des auteurs anglo-saxons, j’agrée à l’intégralité de l’article, surtout :

2. Most people’s first novels well and truly suck. Oh my, yes they do. Which again is perfectly fine. Writing anything over 60,000 words that still recognizably tells one single story is a hell of an achievement in itself. Asking that it also be good is just being mean to the author, and the novel. It’s like watching someone run their first full-length marathon, ever, and criticizing them for not finishing in the top ten. I mean, shit. That can be the goal for the second race, right?

En ce moment je me rends compte qu’il va falloir que je retourne en cours. Que j’apprenne à faire des choses que je ne pensais pas spécialement indispensables avant.
Genre : utiliser une palette de verbes plus étendues et décrire les choses.
Vous savez quoi ? C’est super dur.
A cela s’ajoute un petit blocage : le truc d’écrire beaucoup en un temps donné ne me satisfait plus (ça a bien marché pour deux nano quand même) parce que la vitesse me fait passer à côté de la recherche de qualité et que je m’emmêle très très facilement les pinceaux dans mes textes, et j’ai du mal à trouver un moyen de me motiver.
Deux solutions :
– Ecrire des mini textes en me donnant des obligations (pas de verbe être, pas de verbes passifs, des constructions de phrases simples genre « sujet + verbe + complément », absence d’adverbes) Je profite d’un nouvel AT sur les perles paradisiaques à construire en 398 signes. C’est compliqué mais l’exercice est court : ça permet de bosser sans commencer à s’arracher les cheveux au bout de deux heures.
– Ecrire l’AT Butin d’Odin, minimum 500 mots par jours, en me relisant tout le temps. Analyser les phrases, varier le vocabulaire, adapter l’écriture aux moments du texte, éliminer automatiquement toute répétition, prendre soin à la construction des phrases, éliminer les « mais », les « et » et les adverbes trop nombreux, faire des descriptions. C’est long, il faut prendre son temps, c’est frustrant mais si ça se trouve le résultat sera là. Et j’espère que le texte sera fini avant la fin de l’AT quand même.

Je ne suis pas une adepte du tout de l’analyse et de la suranalyse de texte, mais il y a bien un moment où il faut faire des choses qu’on n’aime pas. Histoire de prouver que si un premier roman pue, on peut quand même toujours l’améliorer.

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9 Commentaires

Publié par le 10 septembre 2009 dans écriture

 

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9 réponses à “Exercices

  1. boite en carton

    10 septembre 2009 at 12:36

    M’est avis qu’il y a premier roman et première version.
    Je comprends qu’une première (deuxième, troisième…) version ne soit pas bonne, mais un premier roman n’est pas u ne course de vitesse comme l’est un marathon.
    Il n’y a pas de raison que le travail ne paie pas.
    C’est qur qu’avec l’expérience, on progresse, mais avec des béta aussi :p

     
    • elicad

      10 septembre 2009 at 12:45

      Beaucoup de jeunes écrivains confondent premier roman et premier jet (en tout cas je l’ai fait)
      Et je vois plutôt le marathon comme de l’endurance, car, plus que d’arriver premier, il s’agit surtout d’arriver (Marie pourrait te faire des discours là-dessus, étant elle-même une vraie marathonienne en puissance)
      Oh le travail va payer, et les bêta auront le droit à leur tournée 🙂

       
      • boite en carton

        10 septembre 2009 at 9:40

        >>>Oh le travail va payer, et les bêta auront le droit à leur tournée 🙂

        J’ai fait une capture d’écran !

         
    • Intercalaire

      10 septembre 2009 at 2:16

      >> mais un premier roman n’est pas une course de vitesse comme l’est un marathon.

      … Ah oui, mais non. Un marathon, ça n’a rien à voir avec une course de vitesse parce que gagner un marathon pour le commun des mortels, c’est d’abord et avant tout le finir. C’est de l’endurance, du dépassement de soi sur la longueur.
      Une course de vitesse, ça dure quelques minutes et c’est fini. Un marathon, tu souffres pendant 4h minimum.

       
      • boite en carton

        10 septembre 2009 at 9:39

        J’en ai bien conscience, à mon avis, c’est l’image utilisée dans l’article qui pèche (je ne l’ai pas inventé, hein, le coup de marathon ?) parce qu’il compare écrire un livre à courir un marathon (là, je suis d’accord) et dit qu’on ne peut pas espérer arriver dans les dix premiers avec son premier livre, c’est là qu’intervient la vitesse et que moi je ne suis pas d’accord.
        Pas besoin d’aller vite pour écrire un bon livre.

        Le marathon n’est pas une course de vitesse, mais c’est celui qui termine le plus vite qui gagne quand même. Je n’oserai pas le comparer à une sprint quand même. :p

        Si on a un marathon dont le parcours est une boucle de 10KM, à faire 4 fois donc, chaque boucle étant une version de ton roman… ça devient sympa. Au début, tu es frais, tu peux aller vite, mais à refaire 4 fois la boucle, il y a des moment ou tu avance au mental, au dépassement, dans la souffrance, et d’autre ou tu transcendes tout cela.

        Mais le coup de ne pas arriver dans les 10 premiers, moi, je trouve que c’est hors sujet.

        C’est le seul point que je discute parce que sur le reste, je suis lucide : le premier roman n’est probablement que rarement le meilleur d’un auteur et pour qu’il soit bon, il faut avoir couru le marathon et ça prend du temps donc on a plus de chance d’y parvenir à trente ans que 20.
        Qu’à 20 ans, si on passe la ligne d’arrivée, il y a des chances pour qu’on ait oublié de faire un boucle du parcours.

        Et pensons à tous les auteurs qui n’écrivent qu’un seul livre, hein ? :p

         
  2. NB

    10 septembre 2009 at 5:22

    Hélas tu as raison. Quand on voit qu’il y a des aspects purement techniques (« mais », adverbes, verbes faibles…) qu’il suffit de virer pour que quelqu’un dise « wouah, c’est vachement mieux », ben il faut bien finir par le faire.

    Tu sais quoi ? Après, tu es encore plus fière de ton texte !!!!

     
    • elicad

      10 septembre 2009 at 5:26

      J’ai des merveilleux bêta, je suis super contente qu’ils se soient intéressés à mon texte. Y’a un sacré boulot à faire, mais je me sens bien soutenue (même si ce sont aussi des sales bêtes <= je dis ça pour que BeC râle ;p )
      Les perles de Khellendros sont un excellent exercice en tout cas. Rien que ces 398 sec obligent à virer tous les adverbes. Et on se rend compte que le texte ne s'en tient pas plus mal 🙂
      Ah tu verras ! A la fin je pourrais participer au prix Jules Verne ! (et pourquoi pas d'ailleurs ?)

       
  3. Gabrielle

    10 septembre 2009 at 9:22

    Je réfléchis souvent dans mon bain, moi aussi. J’y lis, aussi, j’y écris, parfois, et je chante quand je branche mon mp3 sur mes petites enceintes portatives ^^

    Pour tes solutions, je serai toi, je choisirais la deuxième. Ca met aussi ton endurance à l’épreuve, et comme ça tu apprends à avoir ce degré de concentration sur un texte entier, pas seulement des bouts de texte. 🙂

    Très bonne résolution, en tous cas !

     
  4. Daniel Wong

    23 septembre 2009 at 10:10

    Aïe, difficile de répondre. Je dirais que tout est bon à prendre.

    Autre exercice: lire beaucoup et lire beaucoup de choses différentes. Et dès qu’il y a un style qui te plaît, essayer de t’en inspirer, de te l’approprier pour en faire le tien.
    Récemment, je l’ai fait en lisant LeCarré, où il écrivait beaucoup au présent. Par principe, j’avais écarté ce temps de mon écriture. Et puis, j’ai essayé et j’ai trouvé que j’écrivais très facilement avec.
    En lisant Mankell, j’ai eu envie de reprendre sa manière de toujours écrire une quasi biographie d’un personnage, sur plusieurs pages, juste avant de le tuer (en général, c’est le premier meurtre).
    Bref, à toi de trouver ce qui t’inspire.

    Encore un autre exercice: reprendre un texte existant et le retranscrire dans une autre forme. J’avais fait ça avec une poésie du moyen âge (Clément Marot, je crois), que j’ai reformulée en dialogues de théâtre, dans un contexte actuel. Et j’ai repris ce dialogue pour en faire un texte en prose plus classique.

    Tu peux aussi te forcer à écrire des scènes avec lesquelles tu n’es pas à l’aise. Dans mon cas, je me suis forcé à écrire des scènes de foule, avec différents thèmes: la panique, un accident, un événement heureux… Le but, c’était de me mettre en danger (façon de parler), de sortir de mes habitudes.

    En tout cas, ne tarde pas à nous dire ton choix.

     

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