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Damned

08 Sep

Le temps passe, les évènements impromptus s’accumulent, les retours sur chapitre aussi, mes envies de BD encore plus, mon retard de lecture je n’en parle même pas et… j’ai oublié de faire un compte-rendu de la dernière nuit de l’écriture. Non qu’il y en est grand chose à dire, vu que j’ai ouvert word à 21h30 pour le refermer à 22h30. J’ai ensuite ouvert mon lecteur DVD pour trois épisodes de Deadwood (fin de saison 2) bien obligée de rester éveillée pour soutenir le travail de Marie via msn.
Ceci dit, j’ai quand même commencé un truc…

Je n’ai jamais été nommé. Ma naissance remonte à quelques années maintenant mais on ne m’a jamais appris à connaître les calculs du déroulement du temps. Il faut dire que je n’avais pas les capacités de recevoir un quelconque enseignement à l’époque. Je n’étais pas fait pour ça.

Mon existence se déroulait paisiblement, au milieu de mes semblables, chacun évoluant dans son propre nid, protégé de tout ce qui aurait pu nous être fatal par une coque transparente et gluante. Nous vivions tous en une harmonie agréable, molle et chaude. Nous savions que nous avions un but, que notre existence n’était pas due à la générosité de nos maîtres mais devait servir leur dessein.

J’ai appris par certains autres Tarrär que certains de nos ancêtres avaient été utilisés pour les cultures, l’esclavage et le développement technologique. Les Tarrär les plus anciens nous expliquaient l’émotion ressentie lorsqu’ils s’approchaient d’un vaisseau Möllitär et qu’ils ressentaient l’appel mourant de leur frère engoncé dans la machine, destiné à la faire vivre et à mourir avec elle. Cette souffrance ne touchait pas tous ceux d’entre nous. Beaucoup laissait notre communion fraternelle de côté pour se laisser aller à la douce existence de parasites. Seuls les Tarrär jugeaient une telle existence exécrable.

Vivre pour la communauté, pour son bien, rester à la merci des Möllitär parce que tel devait être notre destin n’était plus une option possible. Beaucoup de Tarrär, sachant que la religion du Kis et de son transfert d’un corps à l’autre reposaient sur des mensonges, se sont donnés la mort, certains que, ne se réincarnant pas, ils n’auraient plus à vivre de telles humiliation. D’autres ont choisis une voix moins facile, et c’est avec eux que je vis aujourd’hui.

Cependant je ne partage pas leur déni du Kis. Parce que le Kis de mon corps, je le sens tous les jours que je vis depuis l’accident. Quand cet humain a frappé la tête de mon corps, je me suis effondrée, j’ai senti ce nouvel habitacle se dérober sous moi, tomber, tomber très loin dans le vide.

J’ai été puni de mon inefficacité, remplacé par un autre corps, un autre parasite, lui dépourvu de Kis, car le Kis de cette humaine était déjà dans mon corps. Ce double a été renvoyé chez sa famille humaine et moi on a voulu m’exiler. Parce que les Möllitar sont tellement fiers et tellement arrogants et croyants, oh si croyants, qu’ils ne voulaient pas prendre le risque de perdre le Kis qu’ils m’avaient offert.

J’ai commencé à ressentir ce que c’était. Des bribes de mémoire éparses. Il ne s’agissait pas de la mémoire reconstruite dont nous étions tous pourvus avant même le transfert, chacun avec une personnalité déterminée. Non. J’aurai plutôt défini cela comme une indicible colère, une rage et une tristesse comme je n’en avais encore jamais ressenties.

Je ne suis qu’un simple parasite, animal brunâtre, incapable de vivre seul, soumis aux Möllitär. Ils m’ont mis dans ce corps, protégé par le liquide, doué de tous les outils possibles pour pouvoir le manipuler à ma guise et me comporter comme l’original. Mais je ne suis pas censé me demander pourquoi je suis là. Je ne suis pas censé prendre des initiatives. Je ne suis pas censé vouloir quelque chose pour moi, et encore moins pour le Kis qu’ils m’ont offerts.

Aujourd’hui, en tant que BIIIIIIIIIIIIIIIIIP, exilée dans le royaume de Möllitar, je prends tout mon rôle en tant que Tarrär. Je prône mon indépendance et l’indépendance des miens.

Et je veux retrouver ma sœur.

Pas relue, mais écrit relativement lentement, donc a priori moins catastrophique littérairement parlant que Awa, qui demande encore de multiples soins.
Ce texte ne sera pas continué avec le nano, et encore, si j’ai le courage de m’y mettre cette année. Welcome to La Frontière des Autres.

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Publié par le 8 septembre 2009 dans écriture

 

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