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Nouvelles des névroses apaisées

18 Août

Un de mes plus gros défauts (parmi beaucoup ne soyons pas modeste) a été de toujours vouloir des avis sur le moindre petit bout écrit, condition majeure pour que je continue à écrire. Ca m’a apporté beaucoup de disputes, des incompréhensions totales et des nuits de déprime et d’absurdes cauchemars.

Ce syndrôme a un nom, car au milieu de toutes les névroses qu’internet a créé ou mis sur le devant de la semaine, juste à côté du procrastinateur il y a l’attention whore.

Depuis quelques semaines, je me retrouve quasi totalement guérie de ce truc-là qui vous empoisonne la vie. Pourquoi ? Aucune idée. Est-ce que c’est une guérison totale et éternelle ? Je n’irai pas jusque-là (ne soyons pas aussi optimiste)

Simplement me retrouver dans ma tour d’ivoire sans en faire le compte-rendu à personne ne me paraît plus aussi invivable. Avoir quelques vingt ou trente pages inédites, lues par personne sauf moi (enfin certaines mêmes n’ont pas été relues donc dans l’absolu je ne les ai jamais lues, je les ai juste créées), ça ne me gêne pas. J’ai appris à attendre. C’est très étrange. Je me retrouve quinze ans en arrière, quand j’écrivais des romans d’aventures post-apocalyptique que personne n’avait le droit de lire. Sauf moi.

Ce regain d’égoïsme qui n’en est pas (c’est exiger des autres qui l’est) est assez inattendu et je suppose assez sain. En tout cas c’est vraiment bizarre et je ne m’en suis rendue compte qu’aujourd’hui, alors que ça fait quelques semaines que j’ai recommencé à écrire dans mon coin.

Je crois aussi qu’après avoir eu d’excellents retour sur mes tapuscrits et d’avoir eut quelques succès dans les comités de lecture a consolider mon assise. Genre j’étais assise sur un tas de coussins que j’estimais confortables mais qui étaient surtout instables, et peu à peu je me rends compte que ce tas faussement protecteur se transforme en une chaise de bureau certes moins « kikoo lol » mais beaucoup plus solide. La confiance, tout est là-dedans.

Bon ceci dit j’aime toujours discuter de ce que je fais. Et j’aime discuter aussi, un peu, de ce que les autres font (un autre de mes défauts que je combats, j’ai du mal à aller voir chez les autres, dans une sombre combinaison d’égoïsme et d’impression de n’y avoir aucun droit)

Niveau boulot, d’un point de vue plus matériel, les Invisibles attendent toujours. C’est pitoyable mais je récupère, a priori, ma tour ce soir, et la correction va pouvoir reprendre.

Rien sur les nouvelles, j’en ai commencées trois, aucune n’est finie.

Pour les bêta, une nouvelle de bouclée, faite rapidement (je commence à prendre le pli) et une de commencée à mettre au propre pour Gaby.

Ce qui avance le plus, ce sont Les Chasseurs. J’ai une petite moyenne de 1000 mots par jour, des fois beaucoup plus,des fois trois lignes effacées dès le lendemain. J’aime bien, je suis en train de compléter les chapitres laissés inachevés depuis février.

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1 commentaire

Publié par le 18 août 2009 dans écriture

 

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Une réponse à “Nouvelles des névroses apaisées

  1. lillithlanoire

    29 août 2009 at 9:52

    J’ai exactement le même syndrome…. de puis que je me suis décidée à faire lire ce que j’écris… je quête et mendie des avis… enfin, je commence juste à me calmer un peu avec ça…. mais bon…
    Merci pour ce post, ça rassure de voir que je ne suis pas la seule à être atteinte par ce mal étrange…

     

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