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La solitude non assumée ou Comment je déteste écrire dans le vide…

21 Mar

Cela fait très longtemps que j’avais envie d’écrire cet article, mais je ne savais pas trop :
1. Par quel bout le prendre ;
2. Comment m’expliquer clairement.
En fait j’ai finalement trouvé quelques images ou comparaisons cet après-midi, alors que je me découvrais deux mains gauches et que les heures filaient trop vite à mon goût pour la tonne de choses que j’avais prévue de faire. Cette incroyable frustration malchanceuse, ou malchance frustrante, n’a rien à voir avec le sujet, mais ça fait du bien d’en parler.
J’étais donc en train de coudre un sac (décousu et recousu au moins trois fois *soupir*) que je vais offrir à quelqu’un. Ca m’a pris du temps, une petite dose d’imagination et la domestication toujours à recommencer de ma machine à coudre (un engin infernal). A cette réalisation il va y avoir plusieurs satisfactions : celle d’avoir réalisé un sac (il est très joli d’ailleurs) et celle, aussi voire beaucoup plus importante, de faire plaisir à quelqu’un et de recevoir, en échange, un merci. Avec un peu de chance il y aura même plus que cela, quelques observations, voire même un ou deux conseils de couture.
Ce soir et demain, je vais faire la cuisine. Un cheesecake et des yaourts au chocolat ce soir, des aubergines farcies demain. Je ne vais pas les manger seule puisque j’invite des personnes à manger chez moi. J’aurai donc la satisfaction d’avoir réalisé quelque chose de bon (à coup sûr pour le cheesecake, un classique, et avec plus de fierté pour le reste, vu que ce sont des premières) A cette satisfaction s’ajoutera le plaisir (ou non) que je lirai chez les gens qui vont y goûter, et les remerciements que je vais recevoir, voire quelques conseils (genre « sale un peu plus », la remarque que j’aurai forcément de la part de ma maman)
Donc je réalise quelque chose qui me prends du temps. J’y prends du plaisir, je prends du plaisir à voir que j’en suis capable, je prends du plaisir à faire plaisir aux autres, et je prends du plaisir à en avoir quelques lauriers. Je trouve que cette dernière attente est toute naturelle, c’est normal. Quand on est petit on nous apprend à dire merci, alors les autres peuvent bien le faire pour vous aussi, cela s’appelle de la politesse, et c’est une merveilleuse récompense (et les gens se rendent rarement compte à quel point c’est important)
Alors maintenant, à chaque fois que j’explique à quel point cela m’énerve de savoir que des personnes proches (des amis, des connaissances du net même) lisent ou voient ce que je fais (ce genre d’article ou mes histoires) alors que je n’ai jamais eu le moindre retour, pas le moindre petit merci, même pas le plus mince commentaire (qui prend souvent moins de temps que de lire ou de regarder), pourquoi est-ce que l’on ne comprend pas mon point de vue (bon le « on » c’est un peu toi Marie, mais tu es aussi la seule avec laquelle j’en parle d’habitude, donc ne le prend surtout pas de façon personnelle ^^) ?
Je récuse souvent l’excuse consistant à dire que « dire que j’ai aimé c’est un peu court, autant ne rien dire ». Pourtant on remercie tout le temps quelqu’un qui vous a offert un cadeau, offert un verre à boire, ou que sais-je, sans en faire des tonnes à chaque fois.
Pourquoi donc le fait de demander un retour sur une création « invisible » semble être quelque chose à la limite de la vantardise ou de l’egocentrisme mauvais, alors que pour tout autre chose c’est naturel ?
Je ne dis pas que je suis dans un rapport sain avec mes potentiels et invisibles lecteurs (et j’en ai deux ou trois qui ne sont pas invisibles du tout et que je remercie énormément), mais j’avoue que le silence me stresse.

Ajout :
Qu’on ne me sorte pas l’argument comme quoi j’écris pour moi-même, et tout et tout, gratuité, tout ça. Non, si j’écrivais pour moi-même, je n’écrirai pas du tout, d’autant que mes histoires sont toujours mieux dans ma tête que sur du papier. J’écris pour les autres, point.

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23 Commentaires

Publié par le 21 mars 2009 dans écriture

 

23 réponses à “La solitude non assumée ou Comment je déteste écrire dans le vide…

  1. Delf

    21 mars 2009 at 6:58

    Je vois trois raisons (je parle pour moi, ce n’est peut-être pas vrai pour tout le monde):
    – ce qui est sur le net est pour tout le monde, pas que pour moi, donc je n’ai pas le même réflexe de réponse que quand je reçois quelque chose en main propre
    – laisser un commentaire est public, on n’a pas toujours envie qu’un commentaire creux ou neuneu soit lu par tous, et faire un commentaire privé ça demande plus d’efforts (sur le net les gens sont feignants)
    – on prend facilement les choses pour acquises (ah, un nouveau texte de untel, un nouveau dessin de unetelle, hop, je profite, et je repars faire autre chose). Les incitations du genre « merci de mettre un petit mot si vous aimez mon dessin », etc… ça marche bien pour rappeler aux gens qu’il y a quelqu’un qui attend de l’autre côté de l’écran.

    J’aime bien le bouton « I like » qu’ils ont rajouté sur Facebook, qui permet de dire « j’ai lu et j’ai aimé » discrètement et sans en faire des tonnes.

    (c’était mon commentaire en 5 minutes sans trop de réflexion derrière… ^^;)

     
    • elicad

      21 mars 2009 at 8:23

      J’avoue que j’ai un peu les mêmes réflexes que toi. Au bout d’un certain temps passé sur le net, on prend beaucoup de choses pour acquises. Mais maintenant que je me retrouve dans la position de l’auteur, j’essaie de faire plus attention quand je vois un dessin qui me plaît (je lis rarement les textes des autres, donc ça concerne surtout ce média-là) et j’essaie de commenter les posts qui m’intéressent (et des fois je maile plutôt que de commenter quand le sujet est délicat ^^)
      Je n’aime pas trop mettre justement des incitations à laisser des commentaires parce que j’ai l’impression de mendier, et ça m’énerve.
      Mais j’avoue que des fois je ne comprends pas l’absence de réactions sur des posts loqués et de temps en temps de gens qui participent à mes « jeux de mots pour m’inspirer » ou qui disent s’intéresser à ce que je fais. Je trouve ça assez…. bizarre. C’est une réaction assez extrême et pas gentille du tout, mais j’avais besoin de le dire une fois pour toute (après je ne pense pas arriver à changer quoique ce soit aux habitudes des gens)

       
  2. Boite en carton

    21 mars 2009 at 10:56

    Si je comprends bien, tu râles de ne pas avoir de merci à tes messages mis en ligne sur ce site ?
    Je suis franchement étonné. Je n’avais jamais pensé qu’on puisse écrire un blog, un article, une nouvelle, un livre dans le but d’être remercié (suis-je naïf ?)
    Félicité, je veux bien, mais remercié ?
    J’avais jamais pensé que tu considérais faire un cadeau en écrivant un blog, un article, une nouvelle, un livre…

    Dans des circonstances particulières (genre anniversaire, commémoration, promotion ou je ne sais et que tu avais fait un blog, un article, une nouvelle, un livre pour quelqu’un en particulier), je l’aurai compris, les remerciements auraient été naturels mais là…

    Ce qui est dingue, c’est qu’en fait je pense exactement le contraire. Je ne dis absolument pas que tu as tort de t’attendre à des remerciements, hein. Je veux juste exprimer l’immense gap entre nos deux perceptions :
    Je considère au contraire qu’Internet est un cadeau fait aux internautes. C’est un chance immense qu’ils ont de pouvoir exprimer leurs opinions, de montrer leur prose, partager leur sentiments… En conséquence je trouve naturel que ceux qui écrivent remercient ceux qui prennent le temps de les écouter/lire, ou au moins de répondent aux commentaires qui leur sont laissés sur les pages web.
    Et c’est loin d’être le cas (même toi, tu réponds aux commentaires de manière aléatoire).

    Mince, le décalage est impressionnant ! 🙂
    Bon, je suppose qu’on a tort/raison tous les deux.

    D’un autre coté, je n’ai pas de site donc je n’ai jamais envisagé le fait qu’écrire à la communauté pourrait être vu comme un cadeau fait à la communauté.
    Par contre je laisse des commentaires et je considère que c’est une forme de respect et un cadeau que je fais à ceux dont je prends le temps de lire les œuvres. (Et je trouve que c’est un manque de respect de ne pas avoir de réponses à mes commentaires, on se rejoint là-dessus :D)

    Comme je n’ai quasiment jamais de remerciement, je suppose que cela a peu de valeur pour ceux à qui je fais des commentaires. Et par conséquent je me dis que celui qui écrit attache peu d’importance à celui qui lit.
    Entendre maintenant que si, cela a de l’importance et que celui qui écrit s’attend en fait à avoir des remerciements, ça me choque un peu.
    (voilà mon petit monde tout secoué : D)
    (Cela dit ça ne me dérange jamais de secouer mes habitudes de penser)
    (Merci pour ça donc :D)

     
  3. elicad

    22 mars 2009 at 6:58

    Bon, déjà je vois que il y a quelques précisions à donner à mon article. Je n’attends pas forcément un remerciement, mais au moins une petite réaction (et plus sur les écrits que sur les articles). Je réalise que, comme l’a dit Delphine plus haut, ce qu’on a sur le net est souvent considéré comme totalement acquis, gratuit, et c’est quelque chose que je comprends. Je ne vais moi-même pas toujours réagir à un article, à une BD, à un dessin ou à un texte de fiction lu sur le net.
    Ca me frustre par contre souvent, quand je me remets en position du « donneur », de constater que malgré les statistiques d’une page (30, 40 visites dont j’assume un certain pourcentage de visites suivies de lectures), il n’y a que très rarement (voire jamais) de réactions écrites. Mais 95% des gens qui créent sur internet doivent être dans le même cas. C’est compliqué à digérer de mon point de vue, mais il faut bien s’y faire.
    D’un autre côté, tous mes écrits passent d’abord par un blog privé, lus par quelques personnes, proches. Et là, l’absence de réactions passent encore moins. J’ai notamment un cas où j’avais fait participer les gens (ils me donnaient un mot qui me servait ensuite de base d’inspiration) et où ensuite, quand les textes sont parus, il n’y a rien eu (sauf de la part des 2/3 personnes qui me donnent toujours leurs réactions). C’est un sentiment très compliqué à exprimer mais ça donne l’impression de temps en temps d’avoir travaillé pour rien.
    J’avoue qu’il est difficile d’expliquer ce manque sans paraître « égoïste » (j’ai du mal à trouver le mot adéquate, mais il faut dire qu’il n’est même pas 7h là) Pendant longtemps j’ai aussi pensé que j’étais victime d’une maladie très connue du petit monde de l’internet, qui est l’envie irrépressible de reconnaissance et de succès. D’ailleurs c’est parce que je ne comprends pas vraiment où est le problème (je devrais avoir une relation plus saine avec mes textes et mes lecteurs) que j’ai écrit tout ça.

    Du point de vue de la réponse aux réponses : si je réponds de manière sporadique, c’est pour plusieurs raisons, toutes mauvaises je pense, mais qui doivent être partagées par beaucoup de gens :
    – Je réfléchis beaucoup à la réponse à apporter (c’est le cas pour tes réponses à tes lectures dernières)
    – La vie réelle m’a rattrapée (c’est aussi un peu le cas pour tes derniers commentaires auxquels je n’ai pas encore répondus pour des raisons familiales privées)
    – Des fois tout simplement j’oublie.

    Donc d’un côté comme de l’autre il n’y a pas de juste ou de non juste. Mais je ne voulais pas m' »interdire » d’exprimer (plus ou moins bien d’ailleurs) mon sentiment parce que j’aurai dû d’abord balayer devant ma porte.

    Merci pour ta réponse en tout cas, ça m’a fait réfléchir aussi 🙂

     
  4. intercalaire

    22 mars 2009 at 7:42

    Alors moi, je ne vois pas trop quoi te répondre, vu que tu connais mon avis et aussi pourquoi je pense de cette façon. Je ne conçois pas l’écriture de la même façon que toi. Je ne dis pas que ma vision est meilleure que la tienne, elle est juste différente et fait que je prends le « vide » sans doute de façon moins personnelle. Après cela ne veut pas dire que je ne comprends pas non plus.
    Je fais ces derniers temps une série de dessin, sur les trois, deux n’ont pas eu de commentaires du tout. Bien entendu, ça m’a déçu. Simplement, comme je garde toute cette part de ma vie comme avant tout de l’indulgence personnelle, cela ne m’a pas blessé. En créant une distance, je me protège et cela me convient très bien.

    Ceci dit, je sais bien que tout le monde ne voit pas sa production de la même façon. C’est pour ça que je commente chez les autres et, sans me jeter des fleurs, je pense commenter beaucoup et pas seulement chez toi.
    Bien entendu, des fois, je n’ai pas le temps (au boulot, ou alors lorsque je suis en instance de départ) et je peux oublier de revenir en arrière. En plus, il y a tellement de production sur le net qu’il est difficile d’arriver à commenter chez tout le monde. Contrairement à ce que tu dis, pour moi commenter prend du temps. Je ne suis pas une bonne critique et lorsque je le fais, j’essaye de le faire bien, même si je n’y arrive pas forcément. Et, il n’est d’ailleurs pas rare que je n’ai pas de retour du tout sur ce que j’ai dis. C’est frustrant aussi.
    Alors, je fais des choix et je ne commente pas forcément systématiquement à tout. Je n’attends pas des autres qu’ils le fassent chez moi, donc je me vois mal exiger de moi-même l’inverse.

     
  5. elicad

    22 mars 2009 at 7:52

    Oui je connais ton opinion, qui n’est pas vraiment la mienne. Et ça me frustre toujours de ne pas arriver à te convaincre de mon point de vue (parce que j’ai l’impression d’être en faute après coup, d’exiger quelque chose que je ne devrai surtout pas exiger)
    De plus mon article ne s’adressait pas directement à toi en tant que lectrice (le temps que tu prends à commenter ce que je fais, pour moi, ça compte à un point que tu n’imagines même pas… ou que tu imagines peut-être très bien, vu comme tu me connais maintenant) Il s’adresse à d’autres. Je veux comprendre cette absence.
    La peur du vide… Le jour où j’ai écrit ce mini-texte sur une personne qui disparaît parce que personne ne fais attention à elle, il était quand même très autobiographique. Je pense qu’écrire cet article maintenant est une façon pour moi d’essayer de me détacher de ce genre de complexes.
    Peut-être qu’un jour j’arriverai à être aussi saine que toi par rapport à tout ça. Mais le processus est quand même très long. Et à chaque fois que j’envisage la solution extrême et sans doute la meilleure (garder mes textes pour moi), je craque et je publie.
    En bref je suis consciente que beaucoup du problème vient de moi, mais ça n’ôte pas grand chose du problème en lui-même.

     
  6. Linde

    22 mars 2009 at 11:37

    ATTENTION je ne suis pas sûre d’apporter beaucoup d’eau au moulin, mais ton texte m’a interpelée, donc acte.

    Je partage ton point de vue… je le partage même à 100%, et je comprends tout à fait ta frustration. Lorsque quelque chose me touche (en bien ou en mal), j’essaie toujours de laisser un petit mot. Il y a là une forme de politesse élémentaire… et je dirai même, la simple reconnaissance (au sens de « reconnaître », prendre en compte) qu’un travail a été fourni et offert. C’est horriblement frustrant de rester dans les limbes du « ils l’ont lu, mais qu’en ont-il pensé? Que c’était oubliable, moyen, ou juste de bonne qualité »?

    Et en même temps, en tant qu’internaute de base, je comprends tout à fait qu’on ne laisse pas de comments. Les autres (surtout Delf) l’ont dit avant moi : internet où tout est acquis, on n’est pas la cible unique du texte ou du dessin, manque de temps… Moi, schizo? Sans doute un peu.
    En ce qui me concerne plus directement:
    – je commente systématiquement les textes que je lis. Parce que j’écris aussi, et que même si je ne poste pas (!), je sais la sueur qu’il y a derrière. Le GROS problème, c’est que je ne lis quasiment plus rien (plus le temps), et parfois je m’empêche même de lire car je sais que je n’aurai pas le temps de rédiger le commentaire derrière (j’essaie de faire des comments autre que « trop cool » pour les textes, et forcément comme je retourne tout dans ma tête, écrire 15 lignes me prend 1/2 heure). J’espère ne pas te mettre en colère/te faire de la peine, mais par exemple, c’est souvent le cas pour tes écrits. Et pourtant j’aime beaucoup ce que tu écris! Mais je zappe parce que je sais que je n’aurais pas le temps nécessaire pour te faire un bon retour. C’est lâche? Sans doute… je le reconnais. Et j’en suis très frustrée.
    – alors j’avoue, je ne commente pas/plus les dessins… sans doute parce que ce je ne les regarde pas vraiment (ce n’est plus tout à fait un centre d’intérêt prédominant chez moi, et je fouille plus le net à la recherche de dessins. quand j’en vois, c’est plutôt par hasard).
    J’avoue me sentir plus honteuse quand je ne commente par les recettes de cuisine ou les objets de créa, car là, ça m’intéresse et je prends plaisir à voir/lire tout ça. J’avoue que j’ai un peu peur de paraître neuneu et pas sincère en mettant à chaque fois « c’est super! » (une ou deux fois ça va, à chaque fois, ça craint)

    En ce qui concerne plus précisément les textes, je trouve que c’est très difficile à commenter, et je pense que certaines personnes se sentent intimidées par le travail fourni et n’osent pas. Je sais que j’ai des fois été intimidée par des textes au point de ne pas savoir comment les commenter (mais je me force ^^;)

    Bref, je comprends tellement bien les 2 points de vue que je ne poste jamais de textes à commenter parce que 1/ ça va me faire bcp de peine de ne pas avoir de comments et 2/en même temps je comprends bien pourquoi je n’en aurai pas, donc tout ça ne ferait qu’augmenter ma schizophrénie naturelle…

    Voilà, j’avais dis que j’allais moyennement amener de l’eau au moulin… En tout cas, je trouve toutes tes interrogations légitimes, et je pense que tu as raison de nous les faire partager. En tant qu’auteur (enfin, écrivaillon du dimanche ^; en ce qui me concerne), je les comprends parfaitement.

     
  7. Boite en carton

    22 mars 2009 at 11:43

    D’accord, c’est pas des remerciements sensus stricto.
    Dans ce cas, je comprends mieux ton point de vue. La preuve, c’est que je fais souvent des commentaires (mais comme je ne gère pas de site perso, donc j’ai plus de temps pour le faire et pas d’autre occasion. D’ailleurs on voit ça souvent, des gens qui ne font pas de commentaires, mais qui font des liens ou des réflexions sur ce qu’ils ont lu sur leur propre site)

    C’est peut-être une question de timidité ? Je ne suis pas du tout timide, personnellement. J’ai pas peur de dire des conneries. J’apprécie qu’on me fasse remarquer que se sont des conneries, ça me fait avancer. Même si c’est pas entièrement des conneries, d’ailleurs (finalement, ‘est aussi bien)
    Par contre je ne mets pas de jugement de valeur dans mes opinions plutôt du factuel. Je présente l’état de ma réflexion, je la confronte à une autre réflexion, mais je ne peux pas dire qui a tort, qui a raison, qui fait bien ou mal.
    L’absence de commentaire, c’est un constat.
    On peut trouver tout un tas de raison pour l’expliquer, mais est-ce que c’est bien ? est-ce que c’est mal ? Tu sembles penser que c’est mal,mais je n’arrive pas à voit les choses comme ça.
    Je veux dire, ce n’est pas une obligation, un du auquel la personne qui ne réponds pas refuse de s’acquitter. Ce n’est pas non plus un acte malveillant fait dans le but de te faire spécialement souffrir.
    Les raisons sont se qu’elles sont ni bonnes ni mauvaises.

    Lorsque tu dis que tu ne réponds pas systématiquement aux commentaires et que tu donnes trois raisons que tu juges mauvaises, je lis trois raisons et c’est tout. La vie ne tourne pas autour des commentaires que je fais et lorsque je n’ai pas de réponse, ben je n’ai pas de réponses. je n’imagine pas que c’est une volonté de ta part de me frustrer en ne répondant pas 😉
    Quand j’ai dit que je considérerai que mes commentaires avaient peu de valeur, cela signifiait peu de valeur par rapport à des circonstances, une situations… etc.
    Je ne considère pas que c’est une obligation de me répondre et partant de là ça n’est pas mal si on ne le fait pas.

    Une dernière chose : tu portes aussi un jugement de valeur sur le fait de t’attendre à des commentaires. un jugements négatif puisque tu dis que c’est égoïste.
    Si je résume ça donne : « Je trouve que c’est mal de ne pas avoir de commentaire. Je trouve que je ne devrais pas avoir à réclamer des commentaires. Je trouve que c’est mal d’en réclamer »

    Essaie plutôt : « je trouve que c’est super d’avoir des commentaires, ça me fait plaisir. Je trouve que c’est super de se faire plaisir. Faites-moi plaisir et envoyez-moi des commentaires ! »

    Tu peux même ajouter « sauf Boite qui a un nom stupide et qui fait des commentaires trop longs et c’est rasoir de les lire jusqu’au bout »

    😉

     
  8. Boite en carton

    22 mars 2009 at 11:48

    Je suis frustré parce que Marie a bien mieux exprimé mon point de vue que moi et en beaucoup moins de mots.
    Je dois vraiment être trop bavard ou trop aimer m’écouter parler !

    Grrrrr…

     
  9. Linde

    22 mars 2009 at 12:25

    « J’espère ne pas te mettre en colère/te faire de la peine, mais par exemple, c’est souvent le cas pour tes écrits. Et pourtant j’aime beaucoup ce que tu écris! »

    > je voulais dire « c’est souvent le cas pour tes écrits JUSTEMENT parce que j’aime beaucoup ce que tu écris »
    On va y arriver (aaaah, la douce torpeur du dimanche matin… ^^;)

     
  10. Sevy_Dyan

    22 mars 2009 at 1:11

    Pour ma part, je ne peux tenter d’expliquer que mon cas ^^’, je pense un peu particulier ?
    Réagir à un texte ou un dessin m’est difficile. Non pas que je n’apprécie pas ou que je n’ai pas à l’esprit que même un petit mot ferait plaisir à l’auteur (je connais la joie de recevoir des commentaires ^.^), mais parce que je n’arrive pas à m’exprimer. Souvent je mets donc le lien dans mes favoris, me disant que je vais réfléchir à ce que ce que je vais écrire tout ça, et le temps passe, et il est de plus en plus plus difficile de laisser un mot … et je finis souvent par abandonner ^^’ Alors il m’arrive de m’obliger à laisser un message aussitôt mais j’écris, j’efface, je recommence, ce que j’écris ne me satisfait pas … alors soit je valide soit j’annule mon commentaire -_-, insatisfaite à chaque fois ^^’
    Mais je fonctionne ainsi pour tout contact à distance. Genre, écrire un mail, pour le travail comme pour un ami, me prend parfois une heure pour quelques lignes seulement (avec je ne sais combien de relectures et modifications) ! Une vraie calamité XD Je suppose que mon perfectionnisme et mon manque d’esprit de synthèse y est pour beaucoup ^^’
    Bref, je laisse le temps passe et abandonne facilement, mais il n’en reste pas moins que je n’en apprécie pas moins ce que je lis, vois (dessin ou création ^_-) ou m’interpelle.

    (Tiens pour illustrer mon propos : le post de Marie sur « Stephenie Meyer 2/2 » attend tranquillement dans mes Favoris que je me décide à faire un commentaire … et ton post avec les liens pour aller lire tes œuvres est juste après ! -_-)

     
  11. Sevy_Dyan

    22 mars 2009 at 1:13

    (ahh >_< pardon pour les fautes O_O … je ne l’ai pas assez relu celui-là en tout cas !!!)

     
  12. Saru

    22 mars 2009 at 1:42

    D’abord, moi et les commentaires : j’en laisse très rarement, et quand j’en laisse un, c’est généralement parce que je ne suis pas d’accord avec une opinion, quelque chose dans ce goût-là. Quand tout va bien, je me tais.
    Ensuite, t’as beau contester l’argument du « si je dis juste ‘j’ai aimé’, autant ne rien dire », de mon côté, quand j’écris juste « j’ai aimé », j’ai l’impression de faire la fille qui n’a pas vraiment lu, alors non, faut forcément écrire autre chose… Et là, aïe ! Je suis très mauvaise pour exprimer ce que j’ai pensé. Tu vois, j’ai écrit tout à l’heure un commentaire sur Watchmen : tout plein d’interrogations et de points de suspension… Alors oui, au moins, il y a un effort, mais je suis souvent partisane du « moins d’effort possible », ‘avoue!XD
    Ceci dit, je crois que j’écris toujours un commentaire dès que je finis de lire un texte de toi. (J’ai d’ailleurs sur mon Firefox trois onglets de textes en attente qu’il faut que je lise. Il n’y a que le temps qui me manque.) Parce que oui, je trouve que c’est la moindre des choses de ma part : je suis souvent volontaire pour lire ce que tu écris donc ça me paraît normal qu’il y ait un retour.
    Après, en général (donc sur des textes en libre accès), si je comprends le besoin de retours, je ne trouve pas que ces retours soient un « dû » : si je poste quelque chose, c’est parce que j’ai envie de le faire, pas parce que j’attends quelque chose en retour. Si j’attends quelque chose, je l’envoie par mail à des personnes choisies… Je crois que c’est comme ça que je fonctionne, mais j’avoue ne pas vraiment avoir trop réfléchi à la question…

     
  13. elicad

    22 mars 2009 at 4:50

    Je vais essayer de répondre à tout le monde mais d’ors et déjà je ne regrette pas d’avoir mis à plat tout ça ici, devant tout le monde, même si ça doit me faire passer pour une vraie névrotique pendant quelques temps…

    Linde : Ce serait chouette qu’on se revoit un jour quand même… 🙂 Je ne vais pas tomber dans la niaiserie, mais j’avoue que ton commentaire m’a redonné une petite pêche, je me sens moins seule dans ma schizophrénie

    BeC (ton nouveau diminutif) : Merci de mettre le doigt sur une des seules choses qui me soit restée de mon héritage judéo-chrétien, mon sens mélodramatique de l’auto-flagellation 🙂 qu’il serait bon de vivre dans un monde factuel (du moins pour ce genre de sujet finalement pas si important que ça) Mais que veux-tu, je suis une Aaaartiste, le vent gonfle mes cheveux et l’absence de sel à table me mortifie pendant des jours 😉

    Dyan et Saru : Je comprends tout à fait vos positions. C’est vrai que c’est compliqué de laisser des commentaires. Bon, je trouve toujours qu’un « c’était cool, j’ai passé un bon moment » ou un « ho j’aimais mieux celui d’avant » c’est le genre de chose qui interpelle l’auteur, et qui ne coûte pas autant de temps que ça. Mais effectivement, quand on aime, on préfère aller plus au fond des choses, et quand on voit des trucs qui plaisent pas, on préfère se taire pour ne pas froisser, ou aller de nouveau au fond des choses. C’est encore pire si on aime des trucs et pas d’autres dans un même texte. Je suis en train d’auto-assassiner mes propres arguments en fait O_o

    Bon comme on l’a deviné en lisant entre les lignes de ce post, je suis une très très grande frustrée, doublée d’une méga angoissée (avec une tendance schizo aïe) Alors je suis vraiment heureuse que vous ayez pris la peine de me donner des réponses aussi sincères et directes.
    Ca m’a permis de remettre certaines choses en perspective, et j’en avais besoin.
    D’autant qu’angoisser comme ça, ça vide un chouilla les batteries, et mon week-end productif est parti roupiller au milieu des crocus.

    On va essayer de trouver une solution adéquate : envoyer mes textes juste à certaines personnes, tout garder pour moi, signifier clairement mes attentes, je ne sais pas, mais je vais trouver.

     
  14. Algésiras

    22 mars 2009 at 9:30

    Pourquoi crois-tu que je n’ai jamais mis de commentaires sur mon blog? C’est bien parce que ça a un effet pernicieux: on en devient dépendant. Et ça, c’est catastrophique pour la création. Autant, laisser les gens commenter sur des anecdotes pourquoi pas, autant sur toute création personnelle, c’est une erreur. Il n’y a RIEN à attendre d’un public anonyme, rien à retirer de leur avis. Si les gens veulent commenter, ils le feront, sur des communautés, dans les média, éventuellement par mail. Un écrivain qui publie des livres et n’est pas accessible sur le net peut quand même recevoir des lettres. Les gens qui veulent vraiment contacter les artistes le font, ils se débrouillent. Mais laisser à un idiot la chance de te démolir ta journée en postant un commentaire négatif alors que son avis n’a strictement aucun intérêt, c’est dommage. Je ne te dis pas de supprimer tes commentaires. Mais je te conseille très fortement de ne rien en attendre, artistiquement parlant.

    Par contre sur le remerciement je ne suis pas d’accord avec Boite en carton: je ne compte pas le nombre d’artistes que je remercie d’avoir embelli ma vie. Qu’ils le demandent ou non, qu’ils travaillent pour eux mêmes ou pour les autres, ils *méritent* d’être remerciés pour leur capacité à montrer le monde d’une autre façon. Exactement comme quand un médecin vous soigne, il ne fait que son boulot, mais vous le remerciez quand même. ^^

     
  15. Boite en carton

    23 mars 2009 at 9:29

    Algésiras : Vu dans ce sens je ne peux certainement pas contredire. Je suis de même infiniment reconnaissant à certains artistes de tout le bonheur que j’ai reçu en lisant des livres, des BD, des films, des séries même. Je pense même à certains peintres.
    Mais nous ne parlions en particulier des créations postées sur le net et soumises à des commentaires.
    Personnellement ça me choque d’entendre le discours « j’ai fait ça pour vous, alors remerciez-moi » Les 9/10è de ce que je vois sur internet ne me m’intéressent pas plus que cela, je ne les trouve pas particulièrement bien écrit ou pertinent, et je n’ai pas demandé à ce qu’on l’écrive.
    Je me ballade sur le net comme je me promène dans la rue. Je ne peux m’empêcher de voir que mon voisin a accroché un pot de cyclamen à sa fenêtre, que celui-là a repeint sa maison en vert, que celle-ci a un numéro de porte en céramique rapporté de ses vacances… C’est sympa mais je ne penserai pas à les remercier pour cela.

    Le cas est différent pour les communauté où l’on s’inscrit. On ne passe pas par hasard mais on vient dans le but de profiter des écrits/dessins. Dans ce cas il est normal de remercier.

    Mais voici une question qui me vient : prenons l’exemple de Twilight (au hasard…)
    Vous avez acheté le livre.
    Vous avez l’avez lu (au moins en partie) ou avez aimé ou pas. Pensez-vous qu’il faille remercier Stephenie Meyer ? (On n’est même pas dans le cas du passant innocent puisque le livre a été acheté)

    Donc remercier les artistes qui ont embelli notre vie, c’est indiscutable. Mais les remercier de façon systématique, c’est plus compliqué.
    Comme remercier le docteur qui vous a soigné mais ne vous a pas guéri 🙂

     
  16. Algésiras

    23 mars 2009 at 1:27

    Heu des gens qui remercient des artistes alors qu’ils n’ont pas aimé leurs oeuvres j’en connais pas beaucoup, moi. O_o Je ne pense même pas que la question se pose, ça n’arrive pas, les gens peuvent contacter un artiste pour le critiquer quand ils ont été marqués par l’oeuvre d’une façon négative, mais s’ils ont juste trouvé ça bof, il ne vont pas chercher à le contacter.

     
  17. grosrochergris

    23 mars 2009 at 2:54

    Hum… je ferai bien un commentaire parce que je sais que tu es accro aux commentaires (^o^;;) mais après tout ce qui a déjà été dit, je n’ai plus grand-chose à ajouter (en fait, pour être honnête, je n’avais pas beaucoup plus à dire au début vu que les grandes interrogations métaphysiques sont des choses qui passent très loin de mon unique neurone).
    De mon côté, quand j’écris ou je dessine un truc, je le fais avant tout pour moi-même parce que j’aime ça, et puis, selon les thèmes abordés, pour les gens qui me sont proches et à qui j’espère que ça va faire plaisir (genre, la case sur Criminal Minds dans ma dernière BD n’était pas indispensable du tout mais je savais que ça t’interpellerait toi ou le panda ^o^). Après, si des gens qui je ne connais pas, viennent, lisent, aiment et voire commentent, tant mieux c’est tout bonus mais ce n’est pas le but premier.
    Quant à laisser des commentaires, ça dépend surtout du temps dont je dispose et de mon humeur. Par exemple, j’aime beaucoup les dessins de Marie mais je ne les commente pas toujours, tout simplement parce que je ne sais pas quoi dire. Pour moi un commentaire (ceux que je laisse, pas forcément ceux que je reçois) doit être quelque chose de constructif, donc pensé, réfléchi et travaillé. Et je n’ai pas le temps de le faire pour tout et pour tout le monde. Et j’y mets un point d’honneur spécial si je connais la personne. Donc j’aurai plus tendance à laisser un commentaire simple et rapide à quelqu’un que je ne connais pas, que de faire un commentaire long et constructif à quelqu’un que je connais. Même chose pour tes textes. Je m’imagine mal faire juste un « Ouais c’est cool! » ou « Pas mal, mieux que le précédent », parce que j’estime que ça n’est pas en corrélation avec le travail fourni pour l’écriture de ce texte. Donc quand je commente, je tente de le faire bien. Ce qui n’est pas toujours évident.

    Et puis bon, il faut bien aussi avouer que parfois……….. c’est juste une grosse histoire de flemme ^^;;;

     
  18. elicad

    23 mars 2009 at 4:47

    Algésiras : JOYEUX ANNIVERSAIRE A TEC ! (C’est le premier blog que j’ai commencé à suivre, et tu as le premier auteur de BD française que j’ai commencé à suivre aussi, donc voilà, ma petite larme virtuelle pour ces ept années ^_^
    Je prends tes avertissements en considération, comme le témoignage de Linde. Mais après huit ans quasiment à m’être faite avoir par les mirages de l’interactivité du net, se détacher de tout ça est très compliqué. D’où mes petites crises régulières et l’existence de cet article. C’est un premier pas vers l’Indépendance ! :p

    Corbeau : Tu es quand même beaucoup plus détachée que moi à ce niveau-là ! (à d’autres niveaux aussi d’ailleurs 🙂 ) Mais effectivement, comem disent tous les autres, on (je ne pense pas être la seule) attend beaucoup des visiteurs potentiels de nos oeuvres et souvent on oublie qu’on fait souvent comme eux : on profite quand on a le temps, et après on ne commente pas forcément. Ca ne vaut pas vraiment la peine de se prendre la tête là-dessus, mais ça m’a fait du bien d’en parler aussi 🙂

     
  19. Linde

    23 mars 2009 at 8:57

    Ca me ferait très plaisir de te revoir ^____^ Lorsque tu passes par Paris, n’hésite pas à me faire signe, je trouverai toujours un moment pour te voir!

    Ce débat est passionnant en tout cas, merci de l’avoir lancé!

     
  20. syven

    24 mars 2009 at 9:44

    Moi, ce n’est pas un merci que je demande. J’envoie des mails via le forum en demandant de venir donner des nouvelles et de mettre à jour les carnets de bêta-lecture, mais tu ne te donnes pas la peine de te connecter pour faire signe. Alors que nous t’avons donné une lecture entière de ton roman, avec des axes de travail pour t’aider.

    J’en suis réduite à venir lire ton blog pour savoir où tu en es. Donc, comment vont tes corrections ?

     
  21. Louisianne

    25 mars 2009 at 11:23

    Je te comprends très bien ! Et je plaide non coupable, puisque je viens de découvrir ton blog !
    Moi aussi il m’arrive de raler quand je n’ai pas de commentaires ou si peu ! Bien sûr les lecteurs vont dire, on peut lire et ne pas commenter, ce qui m’arrive aussi (rarement) mais le plus souvent sur des blogs où il y a beaucoup de coms, quand je sais que le blogueur ou la blogueuse a peu de monde, je laisse toujours un petit mot… Les lecteurs disent aussi : « tu n’as qu’à regarder tes stats »…
    Ok je veux bien ! Mais quand tu écris, certes tu écris pour toi, mais parfois en écrivant une phrase, tu es contente, tu te dis (comme pour le sac ou le gateau) tiens ça c’est bien, ça va plaire…
    Et même si le sujet du billet, n’inspire pas forcément le lecteur, il y a toujours un petit truc, une petite phrase, un petit trait d’humour qui mérite d’être commenté, non ?
    Bon c’est sur le bouton « j’aime » comme le suggère Delf, pourrait être un pis aller !
    Je n’ai pas lu les autres 21, désolée si je me répète !
    En même temps 21 c’est bien, non ?

     
  22. Boite en carton

    3 avril 2009 at 8:57

    waaa, c’est joli le nouveau design !

     

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