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[cinéma] The Fall, de Tarsem Singh

09 Jan

Une chose d’abord, ou non, plutôt deux :

1. Je trouve l’affiche internationale de The Fall hyper moche, alors j’ajoute une jolie photo du film avec, histoire de compenser (mais moi les photos inspirées de Dali j’ai toujours trouvée ça moche, d’ailleurs Dali je ne suis pas hyper fan non plus, va comprendre)

2. J’ai vu ce film par des moyens totalement illégaux, mais avant que les foudres des droits d’auteurs me tombent dessus je tiens à préciser qu’il n’y a aucune date officielle de sortie française, que je vais me procurer le DVD US dézoné très vite, et que dès qu’il sort je vais le voir en salle, parce que mon écran télé façon timbre-poste ne rendra jamais assez justice aux images.

Voilà.

Et maintenant The Fall, film de Tarsem Singh, sorti en 2006 (argh ! Si vieux alors qu’on se paie des daubes supra moches pendant ce temps !)

Alexandria est une petite fille de cinq ans, qui travaille dans les orangeraies californiennes avec sa famille, fraichement immigrée d’Europe de l’Est. Suite à une chute, elle se casse la clavicule et atterrit dans un hôpital où elle s’ennuie, mais où elle rencontre aussi le cascadeur de films muets Roy, coincé dans un lit. L’homme blessé va alors se mettre à raconter des histoires merveilleuses à la petite fille, faites de bandits, de temples indiens et d’arbres ensorcellés.
Alors forcément, il y a interactions entre le rêve et la réalité, le conteur y mettant beaucoup de ses peurs et colères (le réalisateur utilisant les mêmes acteurs dans la réalité et dans la fiction), et Alexandria se laissant complètement happée par son récit. Mais là où le récit n’aurait pu être qu’une succession de plans d’une richesse visuelle hallucinante, clairement héritée des clips vidéos, du cinéma indien et des peintures surréalistes, il dévie, dans sa seconde partie, pour devenir un conte beaucoup moins plat et plus surprenant que ce qu’on pouvait pressentir au départ.

La réussite en revient quasi intégralement au jeu de Lee Pace (dans un rôle à la fois très proche et très éloigné de celui qu’il tient dans la très bizarre série Pushing Daisies) et de Catinca Untaru, qui envoie ballader les enfants-acteurs hollywoodiens, bien loin à leurs cours d’arts dramatiques pour singes savants. D’un naturel terrassant, elle parle et joue avec son partenaire avec une facilité désarmante (dans une langue qu’elle ne connaissait pas à l’époque (elle est d’origine roumaine)

Bon ensuite, il y a les images, très classiques quand il s’agit de la réalité, avec un aspect vieillot agréable, et bien sûr hyper baroques (peut-être un peu trop « immobiles » ?) dans le rêve. Comment ne pas sentir sa mâchoire tomber sur le sol en voyant des scènes aussi chorégraphiées, belles et travaillées sans être ennuyeuses (et c’est une réfractaires aux beaux et longs films chinois occidentalisés qui parle) ? Alors certes le scénario ne casse pas trois pattes à un canard, mais cela donne diablement envie de suivre la carrière de Tarsem Singh de plus près (bien plus que celle, retombée comme un soufflé pour moi, de son comparse américano-indien M. Night Shalalalala…)

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3 Commentaires

Publié par le 9 janvier 2009 dans cinema

 

3 réponses à “[cinéma] The Fall, de Tarsem Singh

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