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Semaine cinéma #1

05 Jan

Dans mon grand projet de visionner au moins 100 films cette année, voici la première pierre de l’édifice (qui ne manquera pas de s’élever semaines après semaines) : le compte-rendu d’une semaine passée dans les salles obscures et/ou devant mon téléviseur, à voir des films que mes humbles rétines n’avaient jamais vu avant. Je préviens donc les puits de science cinématographique qui passeraient par ici que j’ai de sombres oublis dans ma culture ciné. Mais on essaie de se rattraper.

1. The Commitments, Alan Parker.

Quand un cinéaste anglais s’attaque à la vraie fausse biographie d’un groupe de soul irlandais, ça donne un très chouette histoire pleine d’adolescents bagarreurs, de descriptions sociales pas chiantes, de génies oubliés et de vraies bonnes chansons. Avec un vrai faux chanteur de seize ans au moment du tournage, qui groove et croone comme un vrai de vrai. Mémorable.

2. Burn After Reading, Joel et Ethan Coen.

Je m’attendais, trompée que j’ai été par la BA, à une comédie entre Le Grand Saut et O’Brother! Mais en fait Burn After Reading est surtout non-sensique et bien bien noir, plus que les deux autres. Un peu désarçonnée, je me suis raccrochée à l’interprétation magistrale de Brad Pitt et au côté un peu taré de George Clooney. Un peu déçue, mais pas tant que ça.

3. Poltergeist, Tobe Hooper.

Certes les effets spéciaux ont vieilli et, si les marionnettes de clown foutent toujours les chocottes, il n’en est pas de même pour les gros monstres du placard, pourtant Poltergeist ne fait pas son âge. J’ai énormément aimé le traitement des gamins, qui découle, peut-être, du patronnage de Spielberg, le maître de ET. Et franchement, pour une fois qu’on nous décrit une famille unie et heureuse sans tomber dans la caricature, pour une fois qu’on n’a pas le droit non plus au père absent, aux ados en rupture et à la femme en instance de divorce. Non mine de rien ça m’a bien plu ce côté là (et la mère qui est hyper excitée d’avoir des esprits chez elle !)

4. The Spirit, Frank Miller.

J’ai failli quitter la salle les 45 premières minutes, puis je me suis dite que ça devait être dû au doublage pourri, et que le film devait forcément être une parodie de Sin City. Que Frank Miller s’était rendu compte que ses oeuvres avaient atteint au cinéma le point de rupture entre le classicisme chiant et l’auto-parodie assumée avec 300, et qu’il voulait nous faire rire. Grâce à Samuel L. Jackson, on y croit presque. Mais en fait non, Frank Miller voulait faire un vrai film, et en fait il est vraiment complètement raté et pourri ! Mon premier OCNI (Objet Cinématographique Non Identifié) de l’année ! Chouette !

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1 commentaire

Publié par le 5 janvier 2009 dans cinema

 

Une réponse à “Semaine cinéma #1

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