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Nanowrimo 2008

01 Nov

J’étais bloquée. Un sale blocage d’écriture qui me tenais si bien que j’avais été incapable d’écrire quoique ce soit depuis plusieurs longues semaines. Inutile de dire que dans ces conditions-là, la correction des Invisibles n’avançait pas d’un poil. Horrible sensation de laisser mon correcteur tout seul, alors que j’ai vraiment la hargne sur ce projet, et que j’arriverai bien à me concentrer dessus et à vraiment bosser plus de deux heures d’affilée sur mes réécritures de chapitres.
Alors le Nano de cette année, je pensais le passer à a trappe, par honnêteté, parce que cela aurait été mal de commencer une chose sans avoir fini l’autre.
Et puis ce matin je me dis : « Allez, juste un peu, pour se dérouiller »
Résultat une dizaine de pages et près de 5000 mots plus tard : non seulement je suis en train d’écrire une bonne histoire, mais en plus je sens mes doigts avancer plus vite, avec plus de confiance, et ma correction me fait de moins en moins peur.
Alors oui je ferai deux choses en même temps, avec un minimum de 4h par jour devant mon traitement de texte, et ce même si j’ai deux entretiens d’embauche à préparer, un appart’ à nettoyer et un long week-end à organiser, sans compter des bricolages à finir.
Ouf, la période sans écriture est finie !

Extrait…

Il choisit avec précaution un banc de pierre, à la fois proche de la source de fraicheur que constituait le bassin, et caché par la végétation. Il ne s’agissait pas de se faire surprendre par un autre insomniaque. Alexandre sortit une cigarette de la poche de son bermuda et l’alluma d’une allumette. Il s’allongea sur le banc, perdant un peu de la droiture qu’il adoptait face aux étrangers, et même à sa famille. Ses pensées dérivèrent assez vite, passant de ses projets à la fin de ses études. Sans doute qu’Andrew Patrickson le pousserait-il à faire son service militaire, dans la Royal Air Force. Cela lui permettrait de se racheter, Alexandre n’ayant pas hérité de la myopie paternelle qui l’avait empêché de servir sa patrie comme il l’entendait. Déjà qu’il avait été trop jeune pour participer à la Seconde Guerre. Alexandre était tout à fait conscient de ce que son père faisait de lui, mais cela ne lui déplaisait pas. Pourtant il avait bien plus de points communs avec Joan que ce que sa sœur pouvait penser. Il lui avait bien piqué son Sergent Pepper, quelques feuilles d’herbe et même une ou deux positions politiques. Mais pourquoi se révolter contre une vie qui lui plaisait ?
Alexandre se redressa, doigts sur les tempes. Un éclair lui traversa le crâne avec une force peu commune, manquant de le faire tomber dans les pommes. Il jeta sa cigarette et respira à fond. Mais la douleur disparut aussi vite qu’elle était arrivée. Alexandre mit quand même quelques minutes à s’en remettre. D’un coup, la chaleur qu’il avait cherché à fuir lui parut encore plus insupportable. Et la seconde d’après il commença à trembler, la sueur sur sa peau le frigorifiant.

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Publié par le 1 novembre 2008 dans écriture

 

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