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Brüsel – Schuiten & Peeters

16 Juil

Brüsel est le premier volume des Cités Obscures qui me soit tombé entre les mains. C’est également le premier ouvrage de Schuiten et Peeters que je lis. Malgré ma curiosité envers la bande dessinée, j’ai des a priori assez solides à l’encontre des Maîtres de la Bande Dessinée, de ces oeuvres qui ont l’air trop adultes, trop complexes, trop orgueilleuses, trop masculines aussi, trop quarantenaires peut-être…
J’avais donc peur de me perdre dans ces Cités Obscures comme je me perds un peu chez Bilal (oui oui, je ne suis pas une très grande fan de Bilal, mais je suis certaine qu’il y a pire que lui)
Et puis je me suis laissée emportée par la folie furieuse de cette cité qui n’est pas vraiment Bruxelles, mais qui pourrait l’être, transformée par un Kafka qui aurait pris des cours d’architecture. Les dessins fins et précis, s’ils m’ont empêchée de m’émouvoir, ont cependant contribué à me faire ressentir cette fuite vers l’avant absolument absurde. Impossible cependant de s’identifier au héros (dégarni, la quarantaine, hypocondriaque, passif) ou de ne pas sourire ironiquement à son amante (encore une figure type de ce genre d’ouvrage), mais je me suis laissée surprendre, et c’est déjà un bon point.
Je pense que je lirai avec beaucoup plus de curiosité et d’attente les autres volumes des Cités Obscures.

+++

Je pars en vacances vendredi jusqu’au 31 août. J’aurai accès à internet, mais peut-être pas l’envie ni l’occasion de revenir ici.
Comme je ne suis jamais en manque de contradiction, je suis passée à la bibliothèque ce matin, et n’ayant trouvé aucun des livres que je cherchais, je me suis rabattue sur de la « documentation » (architecture maure, design publicitaire des années 20, vieilles voitures, design indien et un très beau livre sur Norman Rockwell) Sachant que je ne les emporterais certainement as avec moi, je me suis cassée le dos pour seulement une petite journée de boulimie d’images alors qu’il m’en faudrait au moins une vingtaine…
Je vous souhaite à tous qui passez par ici de bonnes vacances ! Les Bracelets d’Emeraude repasseront peut-être par ici d’ici là !

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1 commentaire

Publié par le 16 juillet 2008 dans blog, lectures

 

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Une réponse à “Brüsel – Schuiten & Peeters

  1. arthur

    20 décembre 2009 at 4:36

    Boujour, je suis tombé tout a fait par hasard sur votre site et j’ai donc eu le plaisir de lire votre réflexion.
    Je n’ai pu m’empêcher de laissé un commentaire; tout d’abord cela ma un peu vexé parce que je n’ai que 18 ans, et non pas 40 et pourtant je me plaît volontiers a lire schuiten. Je me suis donc sentis vieilli de plusieurs année en lisant ces lignes. On se ressemble sur un point, j’ai moi aussi commencé mon voyage vers les cité obscure en lisant brüsel. je suis étudiant en architecture, et je peux donc t’avouer que je lit dans ces trait « fin et précis » , mais aussi dans son aquarelle une sensibilité toutes particulière.L’idée de schuiten n’est pas ici de faire ressentir se que vie le personnage, ici le héros est secondaire, ainsi que tous les personnages l’accompagnant. Ils sont le moyen pour aboutir a une fin, celles d’une vision global d’une société. Comme tu le sais schuiten est architecte, il cherche donc a véhiculer des concepts, a créer la polémiques, a sensibiliser et faire réfléchir les hommes sur l’importance d’une architecture. Je t’invite a lire d’autre de ces oeuvres dont la meilleurs je te le confirme n’est par brüsel, mais « la fièvre d’urbicande ». Tu te rendras compte par toi même que chacune de ces villes n’est qu’une caricature plus ou moins réaliste des grande lignes des différents concepts architecturaux. Je te comprends quand tu dit masculine, « trop » je ne sais pas mais masculine je peux le comprendre, le personnage de la femme dont il tombe amoureux et réellement stéréotypé, et c’est un des facteurs qui fait que l’on reste accroché a l’histoire, je parle pour les homme en tout cas. Mais la Bd en soit traduit une certaines sensibilité(des ligne et des lumière), et en se sens même une femme, ou pourrai je dire davantage une femme, y serai réceptive. J’aimerai donc si c’est possible que vous développiez plus la chose. Et enfin comme par hasard j’adore bidal, non pas pour sa notoriété actuel, mais pour la formes et le fond, que j’admire. il serai agréable que vous développiez là aussi vos idée pour que l’on puisse en discuté.
    Comme vous le comparez si bien a kafka, ne vous plait t’il pas de lire des romans passif tout autant que des roman sujet a une réflexion, le plaisir varie mais il est toujours là. Il en est de même pour la BD, malheureusement c’est une art qui se vois trop souvent dévalorisé pour la simple est bonne raison qu’on l’imagine comme véhiculant des idées parfois trop simpliste et bonne pour un enfant, ce que je dénigre violemment. La « complexité » ne dois pas être un frein a la lecture. Et il serai de dommage d’associé a complexité- lecture d’adulte, vous seriez surprise de voie un enfant de 12 ans lire Brüsel et d’en comprendre le sens premier nettement mieux que certains adulte.
    merci de votre futur réponse,

     

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