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Les Bracelets d’Emeraude – Le héros

11 Juil

Je n’avais pas très envie de laisser ce blog sur un billet qui m’a paru certes nécessaire, mais qui a enfreint la petite règle qui disait qu’ici, on ne parlerait que d’univers imaginaires. Quittons donc le plus persistant des univers (dixit nolife) pour revenir à un problème qui, ma foi, reste en partie irrésolu à l’heure où je vous écris.

Prince of Persia

Comment construire un héros ?
C’est une question très compliquée, et sur laquelle je me pose énormément de questions. En tant que lectrice (et donc femme, dans le genre femme moderne et émancipée), je n’aime pas les auteurs (hommes) qui font de La Compagne Du Héros une femme élégante, aux longs cheveux roux, au regard mutin, aux lèvres sauvages et à la poitrine galbée, qui est intelligente comme Einstein mais terriblement conne dès qu’elle se retrouve dans le lit du héros. Pourquoi ? Parce que c’est un fantasme typiquement masculin et que, personnellement, cela me donne une très mauvaise idée de leur vision de la femme.
Et là vous regardez la petite illustration que j’ai mise en haut de l’article, et je suppose que vous rigolez bien.
Qui suis-je finalement pour combattre ce petit précepte que les auteurs cherchent plus ou moins habilement à cacher et qui est que, puisqu’on est maître de son texte, pourquoi ne pas y mettre dedans des choses que l’on aime ?
Est-ce que ça va se voir que oui, j’ai un faible pour les hommes : musclés, sauvages, orientaux ou au moins métis ou juste mal rasés, guerriers, en armure, avec de beaux yeux clairs ? Je suppose que toutes les copines qui savent que j’aime Russel Crowe et Hugh Jackman [edit : et Christian Bale] le sauront immédiatement, mais les autres, peut-être pas… (on peut toujours rêver)
Et voilà donc le héros transformé, presque à mon insu, en personnage de rêve, à la limite de la gravure de mode et au-delà des frontières du fantasme.
Ne souhaitant pas vraiment abandonner ces premières caractéristiques (après tout je ne vais pas passer des années avec un personnage qui ne me plaît pas), il va falloir lui donner un peu plus de volume que ses muscles. Comment faire ?
Un personnage principal mérite qu’on s’y attache, et que l’on connaisse sa vie sur le bout des doigts, de sa naissance jusqu’à, au moins, le début de l’histoire. Après, personne ne sait ce qu’il peut se passer même pas l’auteur. Le beau sauvage se retrouve avec un papa, une maman, et 1001 évènements qui vont faire ce qu’il est.
Le mien est métis (métissage : check), de parents cultivés (intelligence : check), mais personnellement plus attiré par la grande aventure (muscle et sauvagerie : double check) Et pour lui donner un défaut, il sera pauvre, ses parents auront des dettes ou je ne sais quoi, et il aimera l’argent. Il sera donc mercenaire.
En quoi cet illustre héros se distingue-t-il de la masse des autres héros ? Il n’est pas original pour un sou ! Rien, que dalle, nada…
Et comme l’auteur est aussi une grande romantique, et qu’elle ne conçoit pas son histoire sans un homme, une femme, et plus car affinités, le mercenaire beau et musqué qui aime l’argent va rencontrer la Femme De Ses Rêves.

Comment sortir des clichés ?
Je ne sais pas.
Et demain ce sera pire, je vous parlerai de mon héroïne, qui va être encore plus casse-gueule à écrire…

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4 Commentaires

Publié par le 11 juillet 2008 dans écriture

 

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4 réponses à “Les Bracelets d’Emeraude – Le héros

  1. Saru

    12 juillet 2008 at 12:16

    Ah ben oui, un héros gravure de mode ou rien !^^
    Non mais il n’y a pas de mal à se faire plaisir et tu écris pour ça, non ? En tout cas avec un héros pareil, j’imagine que je ne serai pas la seule à qui tu feras plaisir! 😀

     
  2. elicad

    12 juillet 2008 at 1:52

    Certes, certes ^^ Mais après les clichés…… Enfin on verra à l’écriture.

     
  3. JP

    14 juillet 2008 at 10:55

    Un cliché peut être considéré comme un archétype. Et je pense que le succès d’un roman, quel qu’il soit, se base sur un archétype malmené, c’est à dire qui a de l’épaisseur, si ce n’est que celle de se contempler lui-même et de réaliser à quel point il est banal ! Comme tu le dis, un peu d’écriture révélera la vraie force de ton personnage. Et en utilisant cet archétype (ou cliché), tu économisera quelques pages de longues descriptions qui embourbent le scénario.

     

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