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Lectures « vitales »

10 Juil

Entre deux lettres de motivations et la continuation de mes travaux écrits (objets d’un prochain billet), je m’en suis allée chercher ma lecture mensuelle d’images nipponnes. Il est malheureux que les articles que j’ai écrits sur ces deux oeuvres soient aujourd’hui perdus dans les lymbes de l’internet et dans les trous noirs de mes anciens blogs.

Les éditions Asuka ont vu les choses en grand pour la sortie du dernier volume de L’Infirmerie après les cours, ou ont peut-être simplement profité de l’occasion : Setona Mizushiro était en fait une des invitées de Japan Expo, le week-end dernier. J’ai regretté de ne pas avoir pu assister à sa séance de dédicaces, mais me suis consolée en voyant le très joli lot de cartes postales qu’Asuka a joint à ce dernier volume, et qui reprennent les couvertures de la série.
Pour les personnes qui n’avaient pu lire mon ancien et perdu article, et qui ne connaîtraient pas ce manga, en voici un très court résumé : Mashiro est à la fois fille et garçon. Troublé par sa nature monstrueuse, il rejette son identité féminine de toute ses forces. Jusqu’au jour où une infirmière l’invite à suivre un cours très particulier : il va participer à un rêve commun à d’autres élèves de son lycée, dans lesquels leurs natures profondes sont révélées, et au bout duquel ils vont pouvoir quitter le lycée pour un endroit inconnu.
Autant dire que l’auteur boucle de façon originale, inattendue et magistrale cette série, et qu’elle pousse sadiquement le lecteur à tout relire, afin de retrouver tous ces petits indices qu’il n’avait pas repérés à la première lecture.
Jamais niais, jamais vulgaire mais souvent dérangeant, original et bien écrit, L’Infirmerie après les cours devrait logiquement trouver sa place parmi les mangas qui comptent en France, et j’espère qu’il participera à la reconnaissance du shôjo dans nos intellectuelles contrées.

Et à côté de ça, le cru 2008 de Real s’est également fait une place sur les étagères des libraires. Ici aussi il est question de développement de soi, de reconnaissance et de (re)construction personnelle, sauf qu’au lieu de rêver, on se retrouve dans un fauteuil roulant. D’une écriture toujours simple et fluide, appuyé par un dessin parfaitement maîtrisé, Inoue continue à suivre les personnages de cette série « récréative » avec une sensibilité et un enthousiasme contagieux.

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Publié par le 10 juillet 2008 dans lectures

 

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