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Honey and Clover, Chika Umino

20 Mai

honey and cloverJe pense que ce manga pour femmes (il s’agit d’un josei et non d’un shojo manga) aurait simplement été une agréable lecture de soirée s’il n’avait pas réussi à créer un personnage particulier, duquel je me suis sentie relativement proche.
Honey and Clover décrit le quotidien d’un groupe d’étudiants en beaux-arts dont les habitudes vont être bouleversées par l’arrivée d’un sculpteur de génie, au hpysique de petite fille.
Si le pitch ressemble plus ou moins aux premières créations d’Ai Yazawa, malgré le bien que je pense de cette auteur, Chika Umino évite avec talent toute réduction de son histoire à de simples triangles amoureux où, finalement, l’art n’est qu’une affaire de décor.
Ici au contraire, l’art est tout. Et tout le monde n’est pas artiste (de tous les personnages, deux sont des artistes au sens occidental du terme, une est plus un artisan, un autre finit employé d’une agence de design et le dernier ne sait pas ce qu’il fait ni pourquoi il est là) Le simple fait de décrire des étudiants en art qui ne sont pas de joyeux bohémiens est très rafraichissant. La plupart cherche un moyen de gagner sa vie, et a des ambitions des plus modestes (y compris Hagu, l’artiste de la bande)
Mais, outre ces personnages attachants et réalistes, j’avoue avoir été émue par le personnage de Takemoto, celui qui ne sait pas pourquoi il est là, qui hésite, qui a choisit cette voie parce qu’il aimait juste utiliser ses mains. Takemoto n’a aucun talent artistique, même s’il est très perfectionniste (j’ai tendance à penser que c’est ce perfectionnisme qui l’empêche d’être artiste)
Au moins un volume de la série se penche sur l’acte par lequel Takemoto, le petit « bourgeois » indécis, va devoir passer pour enfin arriver à se poser les bonnes questions (et même pas à trouver les réponses) Je n’oserai peut-être pas rapprocher ce passage d’un de mes gros chocs cinématographiques de l’année, alors je finirai juste avec une citation de cette magnifique série :

Je ne m’étais pas rendu compte
que la porte de ma chambre
pouvait s’ouvrir sur n’importe où

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1 commentaire

Publié par le 20 mai 2008 dans lectures

 

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Une réponse à “Honey and Clover, Chika Umino

  1. Moussaillon

    20 mai 2008 at 10:24

    Into the wild ?
    Pareil.
    (et j’aime Honey and Clover pour les même raisons)

     

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