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Une voix dans la nuit, Armistead Maupin

18 Mai

N’ayant toujours pas fini les Chroniques de San Francisco (dont deux volumes mettent vraiment beaucoup de temps à rejoindre ma bibliothèque) me voici à lire un autre roman d’Armistead Maupin après Maybe the Moon.
A l’opposé de ce dernier, Une voix dans la nuit a été plus long et plus dur à lire. Non pas à cause de l’écriture : comme à son habitude, Maupin use d’un style fluide, direct et toujours profondément empathique. Et c’est cette empathie qui joue en défaveur du roman.
Gabriel Noone est chroniqueur radio. Un jour il est contacté par son éditeur pour relire le manuscrit autobiographique d’un enfant, violé et malade du sida. Une étrange relation se noue entre le vieil homo immature et le petit garçon, par des conversations téléphoniques rafraichissantes. En parallèle, Gabriel refait le point sur sa vie, ses échecs et ses amours.
J’ai eu beaucoup de mal à apprécier ce roman, je me suis même sentie flouée. Je déteste qu’on me prenne par les sentiments de façon aussi brutale. Le personnage de l’enfant est tellement « parfait », une pauvre victime si intelligente et angélique que j’en suis presque arrivée à apprécier le pseudo retournement de situation du roman. Cela m’a fait penser en fait à cet épisode de House m.d. où le méchant médecin doit soigner un petit ange ; et tout au long de l’épisode il nie l’angélisme et le courage de ce patient que tout le monde aime. C’est exactement le réflexe que j’ai eu.
De l’autre côté, le personnage de Gabriel paraît tout mou, engoncé dans ses propres désirs et incapable de voir ceux d’autrui.
Pourtant, un certain charme agit, un charme dérangeant et mensonger.
Je ne sais vraiment pas quoi penser de ce livre. J’ai l’impression que Maupin ne sait pas doser son écriture quand il se lance dans la réflexion et dans les intrigues policières. Je préfère nettement la chronique pure ou le roman réaliste.

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4 Commentaires

Publié par le 18 mai 2008 dans lectures

 

Étiquettes :

4 réponses à “Une voix dans la nuit, Armistead Maupin

  1. Arysuh

    22 mai 2008 at 8:34

    Tu oublies que le roman est plus ou moins autobiographique (click & click) et donc, ça doit pas mal compliquer le fait de pouvoir garder ses distances par rapport à l’intrigue, malgré les éléphants d’Inde.

    Pour ma part, c’est mon roman préféré de l’auteur. Justement parce que Gabriel Noone est mou, l’anti-héros, insupportable – ce qui le rend extrêmement humain et « réel » pour moi, à cause du « twist » avec le père, du haut le coeur avec le gamin… Sick sad world.

     
  2. elicad

    22 mai 2008 at 9:25

    Je n’aime pas avoir des explications de textes pour pouvoir apprécier un bouquin ^^
    Et puis je déteste les romans de pleureuses, quelle que soit l’intrigue. Ca m’a déjà fait ça très souvent. Je ne me considère pas comme insensible, mais chez moi, non, ça marche pas.

     
  3. Arysuh

    22 mai 2008 at 1:50

    OK.

     
  4. elicad

    22 mai 2008 at 2:33

    C’est pas grave hein. On n’est pas obligés d’aimer les mêmes choses ;p

     

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