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La Détective de Noël, Anne Perry

18 Déc

Anne Perry

A l’occasion du swap Noelire, j’avais reçu de la part de Carole le roman policier La Détective de Noël, d’Anne Perry. Un peu noyée par le gros roman de Philip Pullman, je décidai de le laisser un peu tomber hier soir pour me plonger dans l’Angleterre très coincée de Perry.

« Pour Mariah Ellison, la grand-mère acariâtre et austère de Charlotte Pitt, ces fêtes de Noêl s’annoncent comme un véritable cauchemar être exilée contre son gré chez son ancienne belle-fille, au bord de la Manche, avait déjà mis ses nerfs à rude épreuve, la voilà maintenant obligée de supporter l’arrivée d’une invité de dernière minute, Maude Barrington. Cette aventurière a passé sa vie à parcourir le monde et, selon Mariah, l’existence même de cette personne est une insulte aux convenances victoriennes. Mais elle ne pourra s’empêcher d’être touchée par sa joir de vivre. Lorsqu’elle découvre un matin son corps sans vie, son sang ne fait qu’un tour. Le médecin conclut à une mort naturelle, mais, pour Mariah Ellison, cela ne fait aucun doute, Maude a été empoisonnée. Dans le plus grand secret, elle décide d’enquêter sur-le-champ et se rend dans la famille de la victime… »

Le roman est court, et se lit facilement en une soirée, ce qui est quelque chose de très agréable, surtout quand on est habitué à de longues séries interminables. J’ai aimé me plonger dans le milieu très « austenien » de l’intrigue, où des chaumières richement et confortablement meublé sont noyées sous le vent marin des bords de mer britanniques. Le plaisir est démultiplié quand le personnage par lequel on découvre cette campagne romantique est une victorienne pur jus, vieille, acariâtre, aigrie, et qui ne se sent chez elle qu’en ville.

On s’identifie immédiatement à Mariah, sa colère rentrée, sa méchanceté gratuite, son refus de la gentillesse des autres, et son immense solitude. Une solitude qui n’est pas uniquement due à la vieillesse, mais qui peut toucher tout un chacun, quand on se sent être le vilain canard de la famille, que tout le monde se refile aux fêtes pour ne pas l’avoir à table.

C’est ce personnage haut en couleur qui m’a fait lire le roman d’un seule traite, tant l’intrigue policière en elle-même semble cousue de fil blanc. Les autres personnages paraissent un peu éteints par rapport à Mariah, bien que certains soient délicieusement croqués. Les hommes par contre sont très transparents, mais peut-être est-ce du à la brièveté de l’écrit, qui ne permet pas de se plonger plus avant dans leur personnalité. Sans doute même, tant les quelques traits qu’Anne Perry trace d’eux sont justes.

La Détective de Noël est donc un très agréable roman, parfait pour passer les fêtes et pour tout ceux qui ont un jour eu un certain attrait pour cette Angleterre qui nourrit tant d’auteurs. Il me semble que c’est également ue excellente introduction aux romans d’Anne Perry.

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3 Commentaires

Publié par le 18 décembre 2007 dans lectures

 

Étiquettes :

3 réponses à “La Détective de Noël, Anne Perry

  1. Moussaillon

    18 décembre 2007 at 1:19

    Tu me le prêtes ? ^o^

     
  2. elicad

    18 décembre 2007 at 1:46

    Marie> Pas de soucis ^^

     

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