RSS

Le chien, c’est fini…

06 Déc

KWP vol 14

Et voilà, le dernier volume de Kimi wa Pet est sorti, permettant de boucler cette histoire en douceur.

Loin des monstres, des ninjas, des princesses pleureuses et des grands garçons efféminés, Kimi wa Pet a été une plongée rafraichissante et rassurante dans la vie d’une trentenaire qui nous ressemble tellement : célibataire, romantique, libérée, maladroite, manquant de confiance en elle, belle, intelligente, et fan de catch (oui, tout le monde a son jardin secret inavouable en public, ne le niez pas)

Reprenons depuis le début : Sumire, grande bringue de journaliste, souffre des carcans imposés par sa culture japonaise. Elle doit trouver un homme plus grand, plus riche et plus important qu’elle. Son ancien copain l’a plaquée parce que c’était elle, la plus grande, la plus riche et la plus importante. Il n’y a peut-être que le beau et distant Hasumi qui remplirait la charte du copain parfait. Et il faut faire vite ! Une autre insidieuse pensée japonaise se glisse régulièrement dans l’esprit de Sumire : elle a trente ans, elle se fait vieille pour être toujours célibataire !

Jusqu’au jour où, rentrant chez elle, Sumire trouve un garçon dans un carton. Il est jeune, petit, sans le sou, mais, par un étrange concours de circonstance, Sumire va en faire son… chien. La vie de Sumire prend alors un tour inattendu et complètement schizophrénique, entre son histoire d’amour culturellement acceptable avec Hasumi, et celle se développant peu à peu avec Momo le chien.

Qu’ils sont rares les mangas où l’héroïne n’est ni une bécasse collectionneuse de vernis à ongle, ni une femme d’affaire sûre d’elle, mais juste un peu des deux. Et les personnages gravitant autour de Sumire sont du même acabit : si prévisibles à l’extérieur (la femme au foyer libérée, la bécasse, l’ancienne copine de Momo, et même, surtout Momo et Hasumi), mais tellement surprenants de normalité et d’humanité à l’intérieur.

Cette façon de concevoir des situations banales et des personnages si normaux, rend alors le romantisme assumé de Kimi wa Pet hyper efficace, faisant de cette oeuvre la comédie romantique parfaite. Le drama (série télé proche du sitcom) tiré du manga est d’ailleurs une réussite du genre.

Kimi wa Pet est un josei, c’est à dire un manga pour femmes (trentenaires, vous savez, les célibattantes de Bridget Jones), à ne donc pas metre ni entre les mains d’un garçon (qui n’y comprendrait peut-être pas grand chose), ni entre celles de votre petite fille de huit ans (Sumire a une vie sentimentale et sexuelle) Par contre, entre vos mains, quel plaisir…

Kimi wa Pet, Yayoi Ogawa. Ed. Kurokawa. 14 volumes.

Publicités
 
3 Commentaires

Publié par le 6 décembre 2007 dans lectures

 

Étiquettes : ,

3 réponses à “Le chien, c’est fini…

  1. intercalaire

    8 décembre 2007 at 10:35

    J’ai justement lu le dernier volume hier !
    Ca m’a donné envie de tout relire ! 🙂

     
  2. elicad

    10 décembre 2007 at 4:11

    Marie – J’ai relu le premier volume hier, et je me suis rendue compte d’une chose, que je pense on retrouve dans beaucoup de mangas dont les auteurs ne savent pas si la série av pouvior continuer ou pas : l’action avance très très vite, et toutes les bases sont installées dès le premier ou le second chapitre. C’est très étrange, parce qu’ensuite, lorsque la série a eu du succès, l’action se ralentit et prend le temps de se poser…

     
  3. praline

    16 décembre 2007 at 7:53

    Un chouette manga.

     

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :