Fraizochocolat

mars 13, 2008

Publicité bruxelloise

Classé dans : Non classé — Tags :, , — elicad @ 8:25

Je ne sais s’il y a des lecteurs bruxellois parmi vous, mais voici une publicité pour la prochaine exposition de mon futur beau-frère, Pierre-Joël, photographe. Attention, il s’agit d’une manifestation plutôt réservée aux adultes !
Cela a lieu à la Galerie d’Enfer, 16 place du Samedi, Bruxelles, du 14 mars au 18 avril 2008.
Vernissage le vendredi 14 mars de 18h à 21h (oui demain, mais je n’ai été prévenue que ce matin)
http://www.enfer.be/
http://www.art-corporel.net/

mars 10, 2008

Les carottes…

Classé dans : écriture — Tags :, — elicad @ 4:51

En ce moment, je suis un peu occupée. Et c’est quand on est occupée qu’on se retrouve à ne rien faire, c’est toujours comme ça.
Je me dis que dans 20.000 mots, j’aurai fini, que dans 20.000 mots je pourrai enfin lire le tome 2 de Tir Nan Og, que dans 20.000 mots je pourrai faire joujou avec mon Asus Eee 4Go (vu que normalement je le recevrai dans ces eaux-là), que dans 20.000 mots j’irai voir Magyd Cherfi et Manu Larcenet à Paris, que dans 20.000 mots je pourrai enfin bosser sur le script de mon prochain projet (à faire avant le 4 avril) et écrire deux nouvelles qui me tiennent à coeur (avant le 18 avril).
Mais le nombre de plus en plus important des carottes n’empêche pas que ça me paraît bien loin tout ça…

mars 4, 2008

Shadow Man, Cody McFadyen

Classé dans : lectures — Tags : — elicad @ 3:33

Shadow Man est un roman policier de 426 pages (chiffre important pour ma conclusion) Je ne connais pas l’auteur (c’est son premier roman) et n’ai pas lu de thriller depuis un certain temps. Shadow Man était donc pour moi à la fois une découverte et une redécouverte.

L’agent du FBI Smoky Barret revient aux affaires après avoir passé six mois claquemurée chez elle. Victime d’une agression sauvage qui a coûté la vie à son mari et sa petite fille, Smoky cherche une nouvelle raison de vivre. Le meurtre d’une amie de fac par celui qui se proclame descendant de Jack l’Eventreur va se charger de la remettre sur les rails.

Le pitch de Shadow Man est, soyons honnête, alléchant à défaut d’être original. J’ai lu quelques thriller pendant mon adolescence, au premier rang desquels les classiques Dragon Rouge et Silence des Agneaux ; la passion des serial killers a également bien meublé ma culture cinématographique et télévisuelle (de Seven à Esprits Criminels) Ceci pour dire que je ne partais pas sans outil à la charge de Shadow Man, que je connais un peu les ficelles qui font les bons thrillers, ou pas.

Alors allons-y…
Shadow Man repose sur une psychologie bancale. Celle du tueur, à la fois dominait (la seule originalité, mal exploitée, de l’intrigue, puisqu’il ne travaille pas seul), investi d’une mission de nettoyage, et changeant de méthode pour attirer l’attention du FBI. Les deux dernières caractéristiques ne vont pas ensemble, et se conjuguent avec une maladresse qui m’a fait grincer des dents. J’aime être déstabilisée par un personnage, mais pas quand cela va à l’encontre de la logique. On sent que l’auteur voulait créer un méchant original, mais ça ne marche pas.
Ce problème de définition des personnages se retrouvent aussi chez les gentils (des vrais gentils sont vraiment d’ombre d’ailleurs) Aucun évolution psychologique n’est palpable. Et quand un des personnages craque, ce n’est pas convaincant. Définis à grands traits, qui devraient permettre une bonne identification, les personnages n’ont aucun relief. On aimerait les aimer, d’autant de chacun porte en lui les caractéristiques d’un type que l’on retrouve dans toutes les histoires de FBI ou de profilers : le psychorigide, l’intello, le hacker, la femme battante, le bon flic, etc. On est en terrain connu, on a déjà ses chouchous, mais rien de se passe. Dommage.
L’héroïne pourrait faire passer tout ça. De l’état de femme morte et dépressive, elle se relève pour combattre son ennemi. Physiquement jumelle de Clarisse, l’héroïne du Silence des Agneaux, elle se rapproche psychologiquement des grands détectives de ce genre de littérature, très proches du mal pour pouvoir mieux le combattre. Mais, très franchement, elle gonfle.
Cette fois-ci, ce n’est pas exactement la psychologie de Smoky qui est à montrer du doigt, mais l’écriture elle-même.
Première personne du singulier au présent de l’indicatif : un choix casse-gueule. J’aurai aimé dire que McFadyen s’en est tiré avec les honneurs, mais ce n’est pas le cas. Choisir ce style pousse à être tout le temps dans la tête de l’héroïne, une héroïne détruite et poussée à la haine qui dissèque toutes ses réflexions, explique, prend du recul ? Ca ne passe pas, le contraste est trop grand : elle est censée agir à l’instinct et passe des pages et des pages à expliquer son comportement et à avoir de curieuses et presque malsaines images d’un lyrisme déplacé.
C’est lourd, très lourd.

J’ai lu les 426 pages de Shadow Man, j’ai eu le temps de relever aussi quelques incohérences scénaristiques, et j’ai trouvé ça très long.
Une vrai déception.

 Note : En remerciement, McFadyen cite l’excellent essai de Stephen King, Ecriture. Il ferait bien de le relire.

Critique faite das le cadre de l’opération Masse Critique de Babelio.

février 29, 2008

Oh les filles ! (2)

Classé dans : lectures — Tags :, — elicad @ 10:55

Oh les filles!Suite à mon dernier post et au commentaire d’Algésiras, je me suis offert l’album de Sophie Michel et Emmanuel Lepage, Oh les filles!, publié aux éditions Futuropolis.
Quelle agréable surprise cela a été…

Nous suivons donc l’itinéraire de trois petites filles, sans doute née la même année, mais ni au même endroit, ni dans le même monde social :  Chloé est née d’une mère célibataire, aux revenus moyens, à la vie sentimentale instable ; Leila est née en Afrique du Nord, et rejoindra son père en France plus tard, avec sa mère et son grand frère ; Agnès est née dans un quartier chic de Paris, confiée dès ses premiers jours aux mains des nounous.
Par les hasards de la vie, ces trois-là, que rien ne lie, vont se rencontrer et devenir amies, par-delà les différences. Parce qu’à cet âge-là, cela ne compte pas.

Oh les filles! n’évite pas certains clichés, de la petite fille riche abandonnée par ses parents, de la famille mono parentale gentille, de la petite immigrée très intelligente. Mais le ton utilisé par Sophie Michel, et les dessins réalistes mais adoucis par l’aquarelle d’Emmanuel Lepage lui donne une profondeur et une émotion  palpables.

J’attends avec curiosité le second volume, celui de l’adolescence, où les différences se feront sans doute plus visibles. En attendant, Oh les filles! est une magnifique découverte sur les petites filles de notre temps.

Autre critique chez Morgan !

J’ai reçu cette semaine mes deux livres de Masse Critique !

Sacs et accessoires créatifs a déjà pour lui quelques points positifs : belle présentation, format pratique pour quelqu’un dont le bureau de bricolage est toujours bordélique, et de très jolis modèles. Mais je développerai plus lors d’un après-midi bricolage, puisque maintenant, il va falloir tester !

Quand à l’autre bouquin, il est déjà au-dessus de ma pile à lire, près du lit, et il ne va pas y rester longtemps (ça faisait longtemps que je n’avais pas lu de thriller un peu hard, et j’ai la lecture qui me démange !)

Enfin, c’est Fashion qui a été la grande gagnante du lotobook ! Je respire ! Je me voyais mal accueillir plus d’une centaine de bouquins dans mon minuscule appartement (bordélique)

février 18, 2008

Oh les filles !

Classé dans : lectures — Tags :, — elicad @ 4:12

Internet et les blogs m’auront apporté beaucoup de choses, et notamment une nouvelle vision de la bande dessinée française. Avant internet, je connaissais Astérix, et c’était à peu près tout. Et dans le genre chronique féministe voire féminine, j’avais les Bretecher de ma maman.

Je vous présente donc aujourd’hui deux livres de trentenaires, très différents l’un de l’autre, tout en étant très semblables, et dont j’ai découvert les auteurs grâce au net (qui ne sert donc pas que à faire des trucs illégaux)

Ma vie est tout à fait fascinante, de Pénélope Bagieu, est un must-have. L’ouvrage reprend certaines planches du blog de Pénélope Jolicoeur, et, si vous le connaissez, vous savez déjà que la miss arrive avec brio à croquer notre quotidien de célibattantes (ou pas, les “en couple” sont concernées aussi) : le bordel, la vaisselle, l’envie de chat, le farniente devant les séries télé, la mode, les soldes, la junk food et l’irrépressible besoin d’être quand même classe et distinguée.
C’est drôle, très vrai, et vraiment bien trouvé. Je me suis marrée du début à la fin. Ma vie est tout à fait fascinante est une ode aux nanas qui achètent le dernier Cosmo tout en ayant une cuisine dégueulasse, bref, c’est pour tout le monde !

Moi je, d’Aude Picault, est beaucoup moins glamour, mais n’en est pas moins tout autant féminin. Moi je, c’est la trentenaire un peu cracra, un peu grossière, un peu feignante, un peu moche, un peu bordélique, mais si vraie.
Les traits tous simples, sans indication de volume et sans couleur, donnent au petit livre un esprit brouillon qui lui va très bien.
J’ai été touché par le côté si proche des interrogations d’Aude et, si j’ai peut-être moins ri que devant les dessins de Pénélope, j’en ai quand même tiré un très agréable moment, comme quand on se retrouve avec une copine qui vous dit tout (et qui cette fois n’achète pas le Cosmo ^^)

Peur[s] du Noir, Etienne Robial [dir.]

Classé dans : cinema, film — Tags :, , — elicad @ 2:21

Peur(s) du NoirSous la direction d’Etienne Robial, graphiste bien connu, une dizaine d’auteurs mettent en scène les peurs, en quelques courts-métrages d’animation.
La peur n’est pas l’unique point commun de ces petits films : ils sont également tous en noir et blanc, la seule couleur se faisant une place dans l’un d’eux étant un rouge des plus sanguins.
Pour le reste, formes, sujets et narrations sont très divers, ce qui aboutit à une compilation des plus diversifiées.
Le gros défaut de ce genre de film est finalement qu’on ne peut adhérer à l’ensemble de la production. J’avoue même m’être ennuyée pendant une partie du film. Cela était sans doute du à deux problèmes : le fait que je m’attendais à un film horrifique, alors que les courts sont surtout des illustrations de peurs, qui n’effraient eux-mêmes pas vraiment ; et le problème du doublage du second métrage (une raison de plus pour moi de ne vraiment pas aimer Aure Atika, j’ai détesté ce doublage)
Mais Peur[s] du Noir recèle des bijoux.
- Le court-métrage de Blutch, par sa forme (des crayonnés), sa cruauté, son cynisme ;
- Celui de Marie Caillou, qui revisite tout en nuance les contes horrifiques japonais ;
- Celui de Lorenzo Mattoti, un conte moite, lourd, porté par la voix magnifique d’Arthur H (mon gros coup de coeur)

En résumé, Peur[s] du Noir est bon exercice de style, dont il est malheureusement aisé de rester détacher. Je pense que c’est quitte ou double : on aime ou on déteste. Moins snob et “in” qu’Animatrix, je le rapprocherai plus des courts Memories dont je parlerai sans doute dans quelques temps. Ceci dit, si vous avez la chance qu’il passe près de chez vous (j’ai du aller dans une minuscule salle arts et essais pour le voir), laissez-vous tenter !

Peur[s] du Noir dispose d’un joli site officiel.

février 12, 2008

Six choses sans importance

Classé dans : Non classé — Tags : — elicad @ 5:28

Si je m’attendais à ça. En surfant au hasard (parce que bon, j’ai un chapitre à finir aujourd’hui, il n’y a pas de meilleur moment pour surfer), je me suis aperçue que j’avais été taguée par Mélusine

Rappel du règlement :
Ecrire le lien de la personne qui l’a taguée
Préciser le règlement sur son blog
Mentionner six choses sans importance sur elle
Taguer six autres personnes en mettant leur lien
Prévenir ces personnes sur leur blog respectif

01. La “geekitude” est sans doute héréditaire. Ainsi mon papa est-il un grand cinéphage (mais pas cinéphile, il aime pas spécialement les films qui se prennent la tête). Le résultat non voulu de cette parenté a fait que ses trois enfants connaissent par coeur les dialogues et scènes des films suivants : Le Père Noël est une ordure,  La Folie des grandeurs, Le Petit Baigneur, La Grande Vadrouille et La Guerre des Etoiles (les trois épisodes) (Cherchez l’intrus) Tout ceci grâce à l’achat d’un magnétoscope il y a très longtemps, et à la décision que de toute façon, quitte à regarder la télé le samedi soir en famille, revoir un De Funès c’était toujours plus drôle que de se taper une émission de Patrick Sébastien.

02. J’ai une concentration très variable. Si je lis ou regarde une longue série (BD, enfin manga, série télé, livres), ça peut me prendre trois jours ou trois semaines, mais je ne fais que ça, même si la série en elle-même m’énerve ou a ses moments de faiblesse. Pour un film ou un livre,  c’est beaucoup plus dur, et vingt minutes me paraissent souvent une éternité.

03.  Je suis la reine des ratatouilles improvisées (mais je mets beaucoup d’oignon dedans) Pareil pour les soupes.

04.  Je rêve que les éditeurs français sortent les jeux vidéos de drague japonais, les très neuneu avec la blonde innocente qui drague les beaux princes à tour de bras, et les un peu olé-olé où le jeune héros se fait draguer par la moitié de son pensionnat pour garçons (remplacer garçon par fille si vous êtes un mec) S’ils le font, j’hésiterai encore moins à m’acheter une DS (en argent)

05. Je suis fan d’Esprits Criminels.

06. J’ai un tic nerveux quand je suis stressée : je m’arrache les sourcils. J’ai fait ça un soir, ça marchait bien parce qu’en plus mes sourcils étaient tout déshydratés, et le lendemain, j’ai vu le résultat dans le miroir. Depuis, j’essaie de me retenir. Ca parait ridicule comme ça mais c’est super tragique en fait (et super moche aussi)

Je taggue…
Algesiras
Chris
Emi
Delphine

Swap Noir c’est Noir

Classé dans : Swap — Tags : — elicad @ 2:04

Mon colis swap est arrivé de la part de Céline ! J’aime quand mon facteur sonne pour me prévenir de l’arrivée d’un paquet.

Le temps de mettre la main sur mon cutter, et j’ouvrais le carton. D’ailleurs j’ai commencé par le fond, c’est dire si j’étais pressée…

De jolis paquets brillants m’ont accueillie. Même le carton était décoré !
Et après, les surprises !

Le colis contenait :
- Plein de chocolats en vrac, y compris des Milky Way, et c’est là qu’on voit que les gens ont bon goût !
- Une tablette de chocolat caramel.
- Une tablette de chocolat framboise.
- Du café.
- Du thé russe.
- Le Dalhia Noir, de James Ellroy. Chouette, je vais pouvoir continuer ma découverte du roman noir après avoir lu Le Faucon de Malte ^^

Merci Céline pour ce joli paquet, et merci aux organisatrices du swap, Fashion et Stéphanie ^^
Il y a quelques jours, Carson recevait mon paquet.

février 11, 2008

Tekkon Kinkreet, Michael Arias

Classé dans : Swap, film — Tags :, , — elicad @ 9:00

Les mangas de Taiyo Matsumoto ne sont pas de ceux que l’on conseille au nouveau lecteur. Malgré leur statut à part, “culturel”, un peu intellectuel, ils ne possèdent pas la ligne claire et la récitation rassurante d’un Taniguchi. Non, chez Matsumoto, tout n’est que nervosité, papillonnage, violence et errances.
Alors, pour introduire quelqu’un à l’art magnifique de Matsumoto, c’est le visionnage d’Amer Béton que je conseillerai. Peut-être parce qu’en passant du papier au film, l’oeuvre s’ouvre plus facilement à son public.

Trésor City est une ville à part, une ville dans la ville, repère de petites gens et de yakusas. Elle a ses maîtres auto-proclamé, Noir et Blanc, enfants perdus, Peter Pan des murs de ciment. Noir est indépendant, intelligent, violent et ne fait pas confiance aux adultes. Figure symbolique du gamin qui a grandi trop vite, et qui ne rêve plus, son équilibre, il ne le tient que de Blanc, petit frère, aussi pur et naïf que tout ce qui l’entoure est sale et pourri. Blanc a l’intelligence des enfants, une intelligence bien à lui qui voit au fond des êtres.
Le jour où un yakusa plus ambitieux que les autres cherche à transformer leur ville, les chats vont se défendre, toutes griffes dehors.

Amer Béton, dont le titre japonais est l’étrange et exotique Tekkon Kinkreet, n’est pas un film de yakusa, ni un film d’enfant. C’est une plongée pleine de poésie dans la vie d’êtres en demi-teinte, yakusas, apprentis, capitalistes, flics, clochards.  aucun n’est blanc, aucun n’est noir. Et au-dessus voltigent deux garnements qui vous crèvent le coeur.
Il s’agit d’un film d’animation, très éloigné de ceux que l’on peut voir en France, au style énergique et original. Il n’est pas destiné aux enfants, bien qu’il parle à celui qui est caché en chacun de nous.
Je le recommande chaudement à tous ceux qui veulent découvrir “autre chose”
Ensuite, si cela vous a plu, n’hésitez pas à lire le manga Amer Béton, réédité récemment, ainsi que les autres oeuvres de Taiyo Matsumoto.

***

Sinon, je me permets de faire un peu de publicité pour un swap dont le titre m’a fait immédiatement fondre : swap ciné livre, dans le Grenier de Madame Charlotte ^^

février 10, 2008

Opération Masse Critique

Classé dans : Non classé — Tags : — elicad @ 10:46

Il y a quelques jours, j’ai reçu une annonce du site Babelio dans ma boîte aux lettres. Il s’agissait de choisir des livres dans une sélection donnée et, après délibération, on peut être choisi pour recevoir et critiquer un des livres de son choix.
J’ai été sélectionnée ! ^o^/

Mais le site aurait besoin d’autres candidats donc, si cela vous dit, n’hésitez pas à y jeter un coup d’oeil !

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