Archive pour la catégorie 'série'

27
août
09

August in Culture

deadwood

Petit bilan de ce mois d’août qui ne va vraiment pas tarder à s’achever. Pendant ces trois jours qui restent, j’aurai sans doute fini un livre (Quand les muses parlent, Truman Capote) et vu un film (Le Prophète, de Jacques Audiard) mais cela va se limiter à cela et là j’ai vingt minutes à tuer…

BD internationales :
Pas grand chose ce mois-ci.
- Magasin Général, tomes 1 à 3, Loisel. Une vraie petite découverte. J’aime beaucoup le ton réaliste et très douxde Loisel, très respectueux de ses personnages, très humain. La vie d’un village canadien, avec ce que cela compte de bûcherons, de neige, de prêtre qui sympathise avec un vieux complètement athé. Très très bien.
- Love Pistols, Tarako Kotobuki. Hm, voyons, alors la race humaine est divisée entre les gens-singes et les gens-autres. Et les gens-autres (ours, serpent, tigre, etc.) sont pas très fertiles alors ils ont du mal à trouver le partenaire idéal et là un ado-chat qui ne sait pas ce qu’il est rencontre un ado-léopard et…. Euh… Bon en tout cas moi ça me fait énormément rire. La politique éditoriale de l’éditeur Taifu Comics pour le yaoi est décidément pleine de bonnes surprises ^o^ (mais bon le scénar hein…)

Livres :
Pas grand chose là encore, j’ai fini deux anthologies achetées à Epinal : L, excellent, et Contes Myalgiques de Nathalie Dau, une découverte (j’ai du mal avec les nouvelles inspirées du folklore anglo-saxon ou nordique, mais tout le reste est très bien)

Films :
Bon là c’est un peu le jackpot.
The Marching Band, Claude Miller. 4,5/5 malgré l’aspect volontairement engagé du réalisateur.
Fanboys, Kyle Newman. 4/5
Le Premier Cri, Gilles de Maistre. Hormones et horloge biologique. Un peu trop new age pour moi.
The Last House on the left, Dennis Iliadis. 4/5 Un très bon survival très violent.
Juno, Jason Reitman. 4,5/5
Le pianiste, Roman Polanski. 4/5 Il me manque un peu d’émotion là.
Good Night, and Good Luck, George Clooney. 3,5/5 Sacrée reconstitution, jusque dans la façon de parler des personnages.
Truman Capote, Bennett Miller. 4,5/5
Up. 4/5
GI Joe, Stephen Sommers. Inclassable de nullité réjouissante.
Une arnaque presque parfaite. 3,5/5
17 Again. 3/5
Bons baisers de Bruges, Martin MacDonagh. 5/5
Inglorious Basterds, Quentin Tarantino. 4/5

Séries TV :
Trois chouettes découvertes : Sherlock Holmes, nickel, Nurse Jackie, série US, épisodes de 20min sur l’alter ego infirmier de House, et Deadwood, dont je n’ai certainement pas fini de parler.

Jeux Vidéos :
Je teste le dernier épisode du Professeur Layton sur DS. Malgré le tout en anglais, c’est toujours très très bien (et des fois très compliqué. Pour l’instant le meiller jeu d’énigme que je connaisse.

04
août
09

Nouvelles du mois de juillet 2009

On inaugure, parce que je trouve que c’est plus constructif qu’une bête suite de listes (que je tiens tout de même à jour, sauf celle sur les BD, perdue corps et biens depuis un certain temps) Je pique l’idée à Delf et Marie aussi hein, pas comme si j’étais très originale.

BD internationales :
Là j’ai beaucoup lu. Aucun comics, mais une tonne de BD francophones, une série coréenne et une série japonaise, plus quelques volumes par-ci par-là. A part les BD dont j’ai déjà parlé dans cet article, j’ai lu :
- Model, manwha de Lee So-Young sur les vampires. C’est pas trop mal, même si la façon très vaporeuse de raconter une histoire, assez typique visiblement de ce genre d’oeuvre, me laisse perplexe. Mais le traitement du vampire est assez original.
- Black Rose Alice, volume 1, de Setona Mizushiro. Encore une histoire de vampires, et là j’attends la suite avec une grande curiosité.
- One Piece, de Eiichiro Oda. 35 volumes en quelques jours, je suis amoureuse. C’est drôle, c’est original, c’est rafraichissant comme une journée dans un parc aquatique.
- Love Mode, volume 1, de Shimizu Yuki. J’avais la trouille en achetant le premier volume d’une de mes séries cultes. Mais n’est pas Tonkam qui veut (heureusement), et la traduction m’a paru ma foi fort honnête et sympathique. Chouette, je vais pouvoir continuer !
J’ai lu/parcouru quelques autres ouvrages aussi, et ai testé le magazine de prébublication yaoi BexBoy de Asuka : avis positif dans l’ensemble sur celui-ci : les histoires sont variées, il y en a pour tous les goûts quasiment, les traductions sont honnêtes, les auteurs bons, on évite les petits uke à oreilles de chat et destin hoooooooooooorrible qui m’horripilent, et le tout est vendu sous blister et ça c’est cool.

Livres :
J’ai achevé Unica au début du mois, ait lu Arachnae dans la foulée et lu encore deux autres livres ensuite : Chien de Minuit, de Brussolo, et L’Empire des Rats, de James Herbert. A part Unica qui me laisse toujours perplexe, que du bon. On va essayer de lire un peu plus ce mois-ci.

Séries TV :
Peu de découvertes, ou juste une : The IT Crowd, le best de la série anglaise pleine de non-sense et de geek. L’épisode de Gay Musical about Gay Men est cultissime.

Films :
La loose, je ne suis quasiment pas allée au cinéma ce mois-ci et j’ai vu très peu de vrais bons films. Il y a eu les foirages monstrueux (Ennemis Publics, et y’a vraiment des gens qui crient au chef d’oeuvre sur cette horreur…), les nanars pour mon mois nanars de l’année (Ha, Raptor… et Anaconda 2 et 3… et Ninja The Final Duel… et L’Homme Puma…)
Parmi les grosses baffes : Valse avec Bashir et A toute épreuve.

~~~

Ecriture :
Je n’ai rien foutu !
Non en fait j’ai eu une bonne nouvelle, j’ai lu la moitié du manuscrit qui m’a été confiée en tant que directrice grenouille, j’ai commencé l’AT “Eve”. Pas grand chose, mais la coupure estivale n’a pas été complète non plus.

15
fév
09

Le vrai fan

Il y a quelques jours, au cinéma (juste avant de découvrir le film de vampires de l’année), je découvre la bande-annonce en VOST de Watchmen, prochaine adaptation de comics à débarquer chez nous prochainement. La BA me donne des frissons, je me dis que ça pardonnera mon visionnage de The Spirit (aka Le Nanar de l’Année), et vivement le mois prochain !

De retour à la maison, je vais aller surfer sur mon forum de ciné préféré.

Et là, c’est le drame. Le topic Watchmen est une suite de litanies colériques et déçues sur l’adaptation non encore sortie (et donc non encore visionnées par 90% des intervenants) car « Il y a plein d’erreurs dans l’adaptation et tout n’est que trahison »

Prudemment je me retire du topic, n’ayant pas envie du tout de subir une flagellation publique pour avoir aimé une BA comme une sale noob que je suis.

Mais ce petit évènement, associé à un article (et à plein de commentaires dessus) sur le phénomène geek, me fait revenir sur un sujet dont j’avais déjà plus ou moins parlé ici : l’élitisme du fan.

Comme quand vous serez forcément en faute si vous aimez le film des Watchmen alors que vous n’avez jamais ouvert le comics (c’est pas ma faute, depuis qu’il est à la médiathèque il est tout le temps emprunté !)

Comme quand vous êtes fan de Doctor Who (j’en suis j’en suis !) et qu’un jour, au hasard d’un forum (toujours) ou d’une communauté, vous tombez sur un fan hardcore, le plus souvent anglais, qui vous regarde de haut parce que vous n’avez jamais regardé la série classique et ses 1001 saisons.

Comme quand vous avez découvert et aimé Star Wars avec la nouvelle trilogie et que des amis plus âgés que vous vous disent que la série de 77-81 est la seule pure et la nouvelle une sombre merde (je bats ma cutie, je faisais partie des « puristes », comme quoi l’élitisme fan est totalement réversible)

Une personne qui se déclare « vrai fan » de quoique ce soit est un sale élitiste. Certes, mais je pense aussi qu’il a aussi peur de perdre sa spécificité, son individualité de fan si Sa culture est distribuée au bas peuple. Je pense aussi qu’il fait preuve d’un grand infantilisme (« C’est Mon jouet ! Et j’y joue Mieux que Toi ! ») Je pense enfin qu’il pourrit la définition de fan. Déjà qu’à la télé un fan est une gamine de quatorze ans qui crie ou un trentenaire fan de métal aux cheveux gras…

Pourtant il serait si facile de redorer le blason du Vrai Fan.

Au lieu de décréter qu’une adaptation ciné est une sombre merde, aller vers le gentil noob de son entourage et lui mettre le comics original entre les mains, non en lui disant que « Telle est la Vraie Voie » mais en lui disant que s’il a kiffé le film, il surkiffera le bouquin. Si. Si. Et je suis sûre que ça peut marcher, ne partons pas du postulat que le grand public est une masse analphabète dont la culture BD se limite aux Blondes. Tel n’est pas le cas (même si les pourcentages joueront contre moi, il y aura toujours 1% de gens qui ne demanderont qu’à aller plus loin, et 1% c’est vraiment un minimum)

Un vrai fan, le gentil et le non infantile, vous mettra toujours entre les mains son objet d’admiration, un une vingtaine de Pratchett (merci), un vieux film chinois vraiment chinois qui n’a rien à voir avec Les Couteaux qui ont des ailes (merci), une série tout en japonais en vous donnant un résumé oral de l’histoire de chaque volume en prenant vachement de son temps en plus (merci), un CD ou sa compile en mp3 d’un truc que vous connaissez pas mais qui est vachement bien quand même (merci) Et en plus, le vrai fan sera heureux si vous aimez, et, si vous ne devenez pas aussi fan que lui, il aura quand même la satisfaction d’avoir partagé un peu de sa passion.

Rien à voir avec l’élitisme donc.

Qui finalement court beaucoup plus les rues sur cet outil infantilisant (j’aime ce mot) qu’est internet que dans la vie réelle (où j’ai aussi rencontré de Vrais Fans Chiants mais beaucoup mois souvent quand même)

06
déc
08

[REVIEW] The Wire ; Sur Ecoute

Il s’agit d’un vieil homme, maigre, aux rares cheveux blanchis et à la diction lente et mesurée. Cet homme noir est pasteur, homme d’église, lien social entre tant d’autres hommes noirs de la ville de Baltimore. Personnage sur le côtés des autres personnages de The Wire, cet homme est joué par Melvin Williams qui fut aussi l’inspiration réelle d’Avon Barcksdale, le caïd de The Wire.

 

Ce fait, qui pourrait n’être qu’une amusante anecdote de production révèle pourtant beaucoup de choses sur The Wire : le réalisme d’abord de la série, mais aussi son absence totale de manichéisme par une description subtile et jamais caricaturale de ses « héros ».

The Wire est une série sur la ville censément la plus dangereuse des Etats-Unis, Baltimore, une ville à majorité de population noire, pauvre et au chômage grandissant. La première saison (sur cinq) dévoile au spectateur cet espace hyper violent, où les flics tentent de coincer les trafiquants de drogue. Sur ce point de départ banal, les scénaristes de The Wire prennent leur temps : chaque saison ne contient qu’un seul et unique arc, développé en douze à treize épisodes d’une heure chacun. Cela laisse largement le temps de s’intéresser aux personnages, à tous les personnages sans exception, et de dépasser complètement les clichés éculés des autres séries policières.

Les flics… figures typiques malmenées
(le pistonné, l’arriviste, le justicier, le vieux de la vieille, la juge et la lesbienne) 

Ainsi les premiers épisodes nous présentent le « héros » flic, McNulty, blanc, indiscipliné et écoeuré par le système (il vient de voir sa dernière prise, le dealer Dee’Angelo, se faire libérer par manque de témoins) Mais voilà, il s’avère que McNulty est plus empressé de faire c…. ses supérieurs que d’être un justicier, qu’il est un père irresponsable, qu’il a une attitude auto destructrice à base d’alcool et d’accidents de voiture. Face à lui se trouvent Avon Barcksdale et son complice Stringer, le petit caïd des rues devenu chef du trafic de drogue de Baltimore et son second, un intello qui applique les règles de l’économie capitaliste (qu’il étudie à l’université) au marché de la drogue. Lequel est le pire ? Le violent ou l’intello ? Et le chef de police qui lit des magazines porno dans son bureau est-il simplement un gros mysogine ? Et la fliquette lesbienne est-elle si courageuse que ça ? Et ce dealer, Dee’Angelo, n’est-il pas là juste parce qu’il est né au mauvais moment au mauvais endroit ? Et quid des violences policières, des liens du sang et de l’implacable logique sociale de tout cela ?

The Wire n’est pas une série drôle (même si l’on rit de temps en temps) mais c’est une série incroyablement jouissive et aussi, mine de rien, très didactique. Chaque saison se pose sur un thème bien particulier : le trafic de drogue en « banlieue » dans la première, les trafics et la menace du chômage dans la seconde (incursion exotique et étrange dans la mafia polonaise), la politique dans la troisième, l’éducation dans la (magistrale) quatrième et les médias dans la cinquième et dernière (pas encore visionnée). Et les scénaristes démontent et montrent les mécanismes soient trop bien ou trop mal huilés, qui mènent à la violence. Fantastique plongée dans le milieu des « jeunes de banlieues » (au départ rôles de second plan, petits bonhommes de 7 ou 8 ans dans les cours d’immeubles, puis premiers rôles dans la quatrième saison), The Wire est une description sans concession de mécanismes devant lesquels on a plutôt tendance à se mettre de sacrées oeillères.

Il y a bien entendu des soupçons d’optimisme, notamment dans le parallèle entre deux enfants de la drogue, Dee’Angelo, neveu d’un baron de la drogue, et Namond, fils d’un bras droit. Oui, on peut s’en sortir… peut-être. Il existe des policiers intègres, des dealers qui ont un « code » et des politiciens cleans (plus ou moins) Mais ils sont rares, et le constat verse plutôt dans le pessimisme.

Les enfants, même figures, même approfondissement que les adultes.
(Le Quart-Monde, l’enfant placé, le gentil garçon et le fils de dealer)

Il faut ajouter à cette écriture magistrale un grand sens de la mise en scène ainsi qu’un casting hallucinant, que se soit dans les premiers ou les seconds rôles, chez les adultes aussi bien que chez les enfants. Je ne pourrais faire de mention spéciale tant les personnages sont nombreux, mais de mémoire, j’en ai quelques-uns qui me viennent à l’esprit, de ces personnages fictifs qui prennent aux tripes, littéralement : Omar (une exception parmi tout le reste, seul personnage véritablement « héroïque », une espèce de cowboy noir et homosexuel perdu au milieu de tout ça), Bubs, Duquan, Boodie, Dee’Angelo, Marlo (aucune attache affective pour celui-là, mais un sacré charisme), Stringer (idem), Snoop, et je vais en laisser quelques-uns aux flics, surtout Prez (pour déformation professionnelle) et Carv, dont l’évolution prête à l’optimisme.

Je conseille The Wire à tout le monde, et je suis même prête à reprendre la qualificatif de « meilleure série jamais diffusée » utilisée par certains médias US pour vous convaincre !

06
fév
08

The Lost Room : bienvenus au motel

The Lost Room.
Mini-série américaine en trois épisodes de 80 minutes.

Vous avez peut-être eu le chance regarder The Lost Room lors de son passage sur M6 à la rentrée. Pour ma part, j’ai dévoré cette mini-série en deux jours, à raison d’un épisode par repas plus un en soirée.
L’histoire est à la fois très simple et très compliquée. Et, bien que je ne connaisse pas toute la filmographie du monsieur, c’est à David Lynch que j’ai pensé tout au long de mon visionnage. Non pas que The Lost Room soit un objet opaque et incompréhensible. Disons plutôt qu’une certaine ambiance, et la faculté très particulière à rendre l’extraordinaire normal, et l’ordinaire complètement décalé, me font rapprocher The Lost Room des oeuvres de Lynch.

A la suite d’un étrange assassinat, l’inspecteur de police Joe Miller se retrouve à poursuivre un jeune délinquant qui ne cesse de lui filer entre les doigts. Le jour où ce dernier meurt, il confie à l’inspecteur une clé de motel étrange et “magique”. En effet, cette clé ouvre toutes les portes. Il ne s’agit pas d’un simple passe-partout, puisqu’en l’utilisant, on aterrit automatiquement dans une chambre de motel, vide. Et la porte de cette chambre donne sur toutes les autres portes du monde, pour autant qu’on sache où on va.
Joe Miller découvre peu à peu l’existence d’autres objets magiques, tous liés à cette chambre (notamment un stylo et un ticket de bus), et tous possédant un pouvoir différent, soit très inutile (cuire un oeuf dur), soit très effrayant (électrocuter). Mais l’affaire se complique lorsque sa fille se retrouve dans la chambre, sans la clé magique : elle disparaît purement et simplement. Joe Miller (accusé maintenant de meurtre et d’enlèvement) va devoir percer à jour le mystère de ces objets, fuir ou coopérer avec d’étranges personnages, afin de récupérer sa fille.

Outre le fait de laisser l’ordinaire se laisser peu à peu submerger par l’extraordianire, j’ai trouvé que le gros point fort de cette série était non pas de chercher à expliquer le pourquoi, mais plutôt de faire participer le spectateur, à travers Joe Miller, à un jeu de piste des plus passionnants. J’ai souvent pensé à ce jeu mythique sur PC auquel je jouais il y a quelques années, Myst. On se retrouvait sur une île dont on ne savait rien, à tenter de déchiffrer un langage inconnu, et à cherhcer et trouver des portes menant à d’autres lieux, a priori sans lien les uns avec les autres, mais qui, à partir du moment où l’on en comprenait le sens, trouvaient toute leur logique et dévoilaient le sens du monde, un monde sans ennemi mais bourré d’indices.
The Lost Room est un immense jeu de piste. Les esprits cartésiens auront sans aucun doute du mal à s’y attacher, car il n’y a vraiment, à aucun moment, de réponse, même s’il y a un élément déclencheur. Le héros ne cherche de réponses que pour retrouver sa fille, et non pour répondre à ses interrogations intellectuelles ou mystiques. C’est aussi la raison pour laquelle il coopère avec tous les personnages qu’il rencontre, et qu’il n’a, finalement, aucun autre ennemi que la chambre, même s’il risque sa vie de nombreuses fois.
La série est servie par une mise en scène plutôt sobre, une très bonne bande son, de très jolies lumières et un casting solide.

Deux problèmes subsistent cependant après visionnage. D’un, j’ai horriblement envie de rejouer à Myst, mais je n’ai pas de version compatible XP. De deux, j’ai encore honte de ne pas avoir reconnu en Joe Miller Peter Krause, l’interprète un peu pâlot (mais cela va si bien à ce rôle) de Nath dans Six Feet Under. A se demander si je suis vraiment une fan de séries télé… Tss…

10
jan
08

La science-fiction intelligente

 BSG
De g à d : William Adama,Présidente Laura Roslin, Lee Adama, Saul Tigh,
Starbuck, Chief, Boomer, Gaïus Baltar et 6

 

J’ai toujours eu quelques réserves face aux personnes ne s’en tenant qu’à un seul et unique genre artistique : les écrivains ne parlant que de littérature, les musiciens que de musique et les cinéastes que de cinéma. Cela me paraissait être une vision trop réductrice des choses, qui n’avait aucune logique.
J’ai choisi l’écriture, mais je ne suis pas une grande lectrice. Mes plus grandes inspirations, je les trouve dans la musique. Et même si j’ai mis quelques années à me rendre compte que c’est en lisant que je débloquais le plus ma propre écriture, la musique reste encore mon media préféré lorsqu’il s’agit de trouver de l’inspiration.
Il en va de même avec les images. J’ai une culture artistique que je pense être solide, je lis beaucoup de bandes dessinées (de tous horizons), et je regarde beaucoup, beaucoup de films et de séries télé. Et cela se retrouve, je suppose, dans ce que j’écris.
Tout ce blabla  pour en venir au sujet du jour, à savoir une série que j’ai découverte récemment et qui mérite toute attention, d’autant plus si vous aimez, soit la science-fiction, soit la politique-fiction, voire les deux.

Battlestar Galactica est donc une série télévisée de science-fiction, à tendance mystique, paranoïaque et politique. La quatrième saison va démarrer dans quelques mois aux Etats-Unis.
L’humanité a créé, des années auparavant, des robots, nommés cylons. Ceux-ci, à l’image des humanoïdes de Blade Runner, se sont révoltés. La guerre déclanchées entre l’humanité et les cylons a laissé de profondes blessures. Mais, les cylons s’étant retirés, l’humanité commence à respirer. Erreur, les cylons ont réussi à créer des modèles humanoïdes et font un coup de force en annihilant, en une seule attaque, la majorité de l’humanité. Ne restent que moins de 50,000 survivants, répartis dans les quelques vaisseaux ayant réussi à échapper aux attaques.
Voilà la situation après les dix premières minutes de la première saison. A partir de là, l’histoire commence vraiment.
Un navire militaire a survécu, le Battlestar Galactica, avec à sa tête le commandant William Adama. Il va devoir prendre un charge la protection de la flotte civile qui se constitue peu à peu. Dans toute autre histoire, on pourrait s’attendre à ce que la loi martiale soit immédiatement instituée, donnant au commandant Adama tous les droits, et que les civils le suivent sans rechigner.
Non. La dernière membre de l’ancien gouvernement encore vivante est élue présidente, et se met en place un équilibre incertain entre la nécessité du pouvoir et de l’exécutif militaire (le plus à même de se défendre face aux cylons), et la nécessité d’un pouvoir civil, celui qui donne la parole aux survivants et maintient la démocratie. Et à de nombreuses reprises, on est amené à se demander qui, entre le commandant et la présidente est le réel symbole de l’autoritarisme, et celui de la démocratie.
C’est cet état de fait, politique, social, sert de base à au moins la moitié des épisodes, et se retrouve aussi dans ceux traitant plus directement de la guerre contre les cylons.
L’ennemi est tout aussi peu monolithique que les « héros ». En prenant une enveloppe corporelle humaine, les cylons découvrent l’humanité. Ils pensent, réfléchissent, tentent de trouver un sens à leur vie. Cela en fait des êtres prêts à la compassion, mais si convaincus de leur supériorité que cette compassion ne jouera pas en la faveur de l’humanité. Se prenant pour les enfants de Dieu, les cylons sont prêts à tout pour créer une nouvelle humanité.

A ces deux trames principales, qui interagissent constamment, s’ajoutent des personnages complexes, et capables d’évoluer (pour le meilleur et le pire)
Si le commandant Adama reste, tout au long de la série, la pierre angulaire de l’humanité, par sa droiture (qui ne l’empêche pas de faire des erreurs) et sa force, les autres personnages frappent par leurs profondes humanités.
Il y a la présidente, ancienne maîtresse d’école, malade, qui se retrouve à la tête de 49,000 personnes pour lesquelles elle se doit de toujours prendre la bonne décision, alors qu’il n’en existe aucune.
Il y a Gaïus Baltar, génie, hanté par le génocide et par la figure de son amante morte, une cylon. Sa folie se mêle à un égoïsme et une envie d’être aimé et admiré, ce qui fait de Baltar le personnage le plus ambiguë de la série (voire de 99% des séries et films existants).
Les interrogations de ces trois personnages se posent dès le début de la série, mais, en fait, tous les autres arrivent, à un moment ou à un autre, à se poser des questions sur leurs choix et leurs façons de vivre. Aucun d’entre eux ne peut se targuer de prendre toujours la bonne décision, d’être un vrai gentil, à une exception près, le personnage de Starbuck, dont l’aspect très tête brûlée se creuse, au fil des épisodes, d’une fascinante complexité, mais de très peu de noirceur (du moins pas de noirceur « active », plutôt de très mauvais souvenirs)

En résumé, Battlestar Galactica est une série intelligente, une référence en matière de science-fiction qui mérite tout l’intérêt qu’on lui porte.
Attention, il ne s’agit pas d’une série optimiste, et la plupart des épisodes se terminent mal.
Enfin, la réalisation, le découpage, et l’interprétation méritent tous les éloges. Je ne peux d’ailleurs finir ce long article sans rendre hommage aux acteurs James Calis (dans le rôle de Gaïus Baltar) et Michale Hogan (dans le rôle de Saul Tigh, qui est sans aucun doute le personnage le plus humain et le plus intéressant de la série)




a

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Les Invisibles V3

Version 3 en cours
V2 à 518804 sec
En Phase III sur Cocy
Chapitre 1 : 25% revus

Les Chasseurs

Avancement théorique version 1 : 65%
Mots : 65846
CEC : 383089

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Les Bracelets d'émeraudes, 4 volumes.
steam-punk.
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Le Calepin Jaune n°2, juin 2004.

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Black Mamba n°14, mai 2009.

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Verre brisé, nouvelle SF.
"Créateurs, inventions et savants fous", éd. Hydromel, octobre 2009.

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