Archive pour la catégorie 'musique'

26
juin
09

Moi j’étais fan…

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On ne va pas renier comme ça quelqu’un qui vous a accompagné de 6 à 16 ans.

15
mar
09

Les mots qu’on ne comprend pas

Je révèle rarement aux gens que je rencontre (essentiellement au boulot ou même dans la famille), que j’écoute de la pop japonaise ou coréenne.  Parce que je ne supporte pas de devoir répondre à la question qui leur brûlera les lèvres à ce moment-là : “Mais tu comprends ce qu’ils disent ?”
Parce que évidemment non, je ne comprends pas, à part quelques mots de-ci de-là, échappés d’une année où je me suis perdue en fac de japonais. Et pourtant j’aime bien (des fois j’aime encore plus quand j’ai les traductions des paroles, parce que j’écoute des groupes vraiment cons, mais ça c’est une autre histoire)
Le fait est que toute ma culture musicale s’est construite sur des paroles que je ne comprenais pas. On fait tous ça. Parce qu’on n’était pas sourds quand, tout petit, on rampait sur le sol du salon pendant que papa-maman plaçaient le diamant sur un vinyl des années 70 (80 pour les plus jeunes d’entre vous)
Ainsi pendant des années j’ai écouté et aimé les chansons de Jean Ferrat sans jamais comprendre de quoi cela parlait. J’ai été très étonnée d’apprendre que c’était un chanteur plutôt de gauche, puisque pour moi ses chansons me faisaient voyager dans des mondes proches des contes de fée et du Casse-Noisette (pourquoi, alors là, mon imagination enfantine devait être encore plus barrée que celle que j’ai aujourd’hui) Et donc sans comprendre les textes, j’aimais ses chansons, que je devinais profondément mélancoliques et pourtant très calmes et rassurantes.
Pendant longtemps, alors que j’étais un peu plus âgée, les paroles de Francis Cabrel sur Tout le monde y pense me parlaient littéralement d’anges déchus et de peaux moites dans des souterrains infernaux (j’avais 12 ans, je devais faire peur)
Je pense que tout le monde a aussi aimé son groupe de rock us ou brit préféré avant d’avoir 18/20 en compréhension orale en anglais. Fabuleux hasard que je tombe dingue de REM avant de savoir ce qui était écrit et de me rendre compte que cela me correspondait totalement.
Tout ça pour arriver à l’origine de cet article : la mort d’Alain Bashung hier.
A la maison, on n’a jamais eu d’album de Bashung, alors je ne connais que les singles passés à la télé ou à la radio. J’aimais beaucoup Joséphine et j’éprouvais de la tristesse pour Madame rêve. Et pourtant je ne comprenais rien aux paroles. Il a fallu attendre Ma Petite Entreprise pour que je me prenne l’érotisme et la sensualité et l’humour aussi du grand homme en pleine poire, et pour que je me rende compte à quel point pourquoi je l’aimais.
Je regrette presque aujourd’hui d’être trop vieille pour ne plus me laisser juste séduire par des mots qui ne seraient que l’accompagnement d’instruments de musique, et non pas le sens d’une chanson (d’ailleurs souvent comprendre tout de suite le sens d’une chanson en retire beaucoup du charme, si charme il devait y avoir)

15
fév
09

Le vrai fan

Il y a quelques jours, au cinéma (juste avant de découvrir le film de vampires de l’année), je découvre la bande-annonce en VOST de Watchmen, prochaine adaptation de comics à débarquer chez nous prochainement. La BA me donne des frissons, je me dis que ça pardonnera mon visionnage de The Spirit (aka Le Nanar de l’Année), et vivement le mois prochain !

De retour à la maison, je vais aller surfer sur mon forum de ciné préféré.

Et là, c’est le drame. Le topic Watchmen est une suite de litanies colériques et déçues sur l’adaptation non encore sortie (et donc non encore visionnées par 90% des intervenants) car « Il y a plein d’erreurs dans l’adaptation et tout n’est que trahison »

Prudemment je me retire du topic, n’ayant pas envie du tout de subir une flagellation publique pour avoir aimé une BA comme une sale noob que je suis.

Mais ce petit évènement, associé à un article (et à plein de commentaires dessus) sur le phénomène geek, me fait revenir sur un sujet dont j’avais déjà plus ou moins parlé ici : l’élitisme du fan.

Comme quand vous serez forcément en faute si vous aimez le film des Watchmen alors que vous n’avez jamais ouvert le comics (c’est pas ma faute, depuis qu’il est à la médiathèque il est tout le temps emprunté !)

Comme quand vous êtes fan de Doctor Who (j’en suis j’en suis !) et qu’un jour, au hasard d’un forum (toujours) ou d’une communauté, vous tombez sur un fan hardcore, le plus souvent anglais, qui vous regarde de haut parce que vous n’avez jamais regardé la série classique et ses 1001 saisons.

Comme quand vous avez découvert et aimé Star Wars avec la nouvelle trilogie et que des amis plus âgés que vous vous disent que la série de 77-81 est la seule pure et la nouvelle une sombre merde (je bats ma cutie, je faisais partie des « puristes », comme quoi l’élitisme fan est totalement réversible)

Une personne qui se déclare « vrai fan » de quoique ce soit est un sale élitiste. Certes, mais je pense aussi qu’il a aussi peur de perdre sa spécificité, son individualité de fan si Sa culture est distribuée au bas peuple. Je pense aussi qu’il fait preuve d’un grand infantilisme (« C’est Mon jouet ! Et j’y joue Mieux que Toi ! ») Je pense enfin qu’il pourrit la définition de fan. Déjà qu’à la télé un fan est une gamine de quatorze ans qui crie ou un trentenaire fan de métal aux cheveux gras…

Pourtant il serait si facile de redorer le blason du Vrai Fan.

Au lieu de décréter qu’une adaptation ciné est une sombre merde, aller vers le gentil noob de son entourage et lui mettre le comics original entre les mains, non en lui disant que « Telle est la Vraie Voie » mais en lui disant que s’il a kiffé le film, il surkiffera le bouquin. Si. Si. Et je suis sûre que ça peut marcher, ne partons pas du postulat que le grand public est une masse analphabète dont la culture BD se limite aux Blondes. Tel n’est pas le cas (même si les pourcentages joueront contre moi, il y aura toujours 1% de gens qui ne demanderont qu’à aller plus loin, et 1% c’est vraiment un minimum)

Un vrai fan, le gentil et le non infantile, vous mettra toujours entre les mains son objet d’admiration, un une vingtaine de Pratchett (merci), un vieux film chinois vraiment chinois qui n’a rien à voir avec Les Couteaux qui ont des ailes (merci), une série tout en japonais en vous donnant un résumé oral de l’histoire de chaque volume en prenant vachement de son temps en plus (merci), un CD ou sa compile en mp3 d’un truc que vous connaissez pas mais qui est vachement bien quand même (merci) Et en plus, le vrai fan sera heureux si vous aimez, et, si vous ne devenez pas aussi fan que lui, il aura quand même la satisfaction d’avoir partagé un peu de sa passion.

Rien à voir avec l’élitisme donc.

Qui finalement court beaucoup plus les rues sur cet outil infantilisant (j’aime ce mot) qu’est internet que dans la vie réelle (où j’ai aussi rencontré de Vrais Fans Chiants mais beaucoup mois souvent quand même)

09
jan
09

Partageons partageons

Je vais aujourd’hui faire une chose que je ne fais pas d’habitude. Et non, il ne s’agit as de publier deux posts dans les mêmes vingt-quatre heures.

Je ne suis pas une énorme fan des groupes de « dérision », mais, un soir, à Bruxelles, j’ai vu les Fatals Picards en concert. Et très franchement, ça arrache bien (festif, bien foutu, énergique, tout ce que vous voulez) Je n’aime pas toutes leurs chansons, mais une bonne majorité, les plus débiles comme les plus engagées.

Pour leur prochain album, qui sortira normalement début mars, les Fatals Picards avaient écrit une chanson hommage à notre plus grand chanteur français, à leur manière, complètement décalée mais finalement plutôt gentille : Le Jour de la mort de Johnny.

La maison de production des Fatals est la même que celle de Johnny. La maison de production et Johnny (ou ses agents) ont refusé que la chanson soit sur l’album. Alors les Fatals l’ont mises en téléchargement libre sur leur site. Par là même, ils se sont fendus d’un petit clip façon Nothing Else Matters de Metallica (ou tout autre clip de chanson poignante et très chargée niveau vécu que tout groupe de rock se doit de faire à un moment ou à un autre de sa carrière)

Depuis quelques minutes, voire une petite heure, le clip a été viré de toutes les plates-formes de vidéos libres (dailymotion en premier) et le petit mp3 pourtant bien inoffensif n’est plus trouvable nulle part…

Cette histoire finalement aura une conséquence un peu inattendue ici. Un cadeau et une demande.

La cadeau est en dessous, la demande c’est de le diffuser (vous vous en foutez, de toute façon le titre était vraiment gratuit à la base)

http://www.sendspace.com/file/t4rtaz

[PS] S’il s’avérait que seule la paranoïa m’a guidée et qu’il existe une explication logique et satisfaisante à ce trou noir chansonnesque, je me chargerai d’éditer entièrement cet article, comme de bien entendu !

10
nov
08

MILK & Fruit Juice – critique (?) album

cd

MILK & Fruit Juice, c’est déjà un peu l’histoire de l’internet. Vous savez, ces rencontres qui en amènent d’autres et d’autres et encore d’autres et ce que vous trouvez au final s’avère étonnamment proche de vous.

MILK & Fruit Juice, je les ai connu il n’y a pas très longtemps, grâce à la freebox, qui héberge la chaîne Nolife, dont l’un des présentateurs se nomme Davy, sur le blog duquel je vais, par l’entremise duquel je suis allée sur le blog de Didier, autre présentateur, qui parlait de MILK & Fruit Juice. Passage sur la page MySpace obligatoire, écoute de quelques extraits, achat du CD.

Je reçois l’album, je scrute la pochette, je repère deux noms que je connais, Littlesa et Sironimo, pour être déjà passée sur leurs blogs respectifs, et un troisième, Cococerise, dont j’apprendrai une semaine plus tard qu’une de mes meilleures amies la connaît.

Ouf. A un moment j’aurai pu croire que l’internet pouvait vous emmener au bout du monde, alors qu’il ne fait que trouver des liens entre des choses qui au premier abord n’en n’ont pas forcément (ceci dit, après quelques années passées dans un milieu assez spécifique, ce genre de coïncidences ne devrait plus vraiment me surprendre)

Mais je ne suis bien sûr pas là pour parler de mes considérations philosophiques sur ce petit monde. Non. En fait je voulais vous parler musique.

J’ai été attirée d’abord par… la couverture de l’album. Un joli beige à petits carreaux, et cet ornithorynque inquiet et frileux habitant dans une boule à neige. Un peu de rose, un peu de vert, c’est sobre, c’est original, et ça donne une excellente idée du contenue de l’album. Car Nobody listens to silent people est un ensemble mignon, un peu étrange, tout doux et chaleureux, un ensemble que l’on écouterait volontiers dans son canapé, casque sur les oreilles et tasse de thé à la main, pendant que dehors neige ou pluie vous incite à rester dans votre cocon, tout en instillant en vous de mélancoliques pensées.

Et ça fait du bien !

Il y a même un yukulele, mais si discret, si mignon, si délicat, qu’on en oublie l’objet « à la mode » pour en profiter complètement.

Je n’ai jamais autant apprécié d’avoir cédé à une impulsion d’achat, et je vous conseille à tous d’aider ce groupe indépendant à se faire un peu plus connaître !

14
sept
08

Bouge ton slip et saute en l’air !

Ce blog peut paraître très sérieux puisqu’on y parle essentiellement de livres (ou de futurs best-sellers écrits par moi) mais, en fait, il est là surtout pour témoigner de ma vie culturelle. Celle-ci se limitant souvent à une lecture sous la couette, mes posts se sont retrouvés très souvent un poil limités. N’empêche que, de temps en temps, il m’arrive de sortir…
Hier donc j’étais invitée à la Fête du slip de Molsheim, baptisée Bouge ton slip! et se déroulant à Mutzig. Marchant courageusement sous la pluie battante, je rejoignis donc la campagne alsacienne pour une nuit de folie. Enfin je vous rassure de suite, sous son titre un peu destabilisant, Bouge ton slip! s’est avéré être un excellent mini festival : une soirée, quatre concerts, quatre styles de musique différents, et une ambiance festive et familiale.
On a commencé assez fort à 19h avec le chanteur de reggae Kaya-P. Malgré un public clairsemé et peu habitué à ce genre de musique, le jeune homme a assuré un excellent show, ne s’est jamais démonté et nous a sorti quelques chansons efficaces. Son reggae mâtiné de sons plus rock et rap m’a bien plu, malgré quelques messages politiques un peu trop angéliques à mon goût (mais c’est un reproche que je fais à beaucoup de groupes de ce style, et ça ne m’empêche pas d’écouter Tryo avec plaisir)
L’énorme surprise fut le second concert, du groupe Maniacx. Des jeunes gens qui font de la fusion, qui ont beaucoup écouté les Beastie Boys quand ils étaient petits, et qui ne se prennent absolument pas au sérieux. Ils avaient leur fanclub (de 15-17 ans à tout casser) et ça a commencé à bien bouger. L’anglais était hyper maîtrisé, la voix du chanteur rapide, la musique très bien mixée. Je pense que j’irais les revoir avec beaucoup de plaisir en concert (en attendant je vais découvrir la musique version studio, en espérant n’être pas trop déçue du résultat…)
Après la transe rock/techno est arrivée la transe barbare des Tambours du Bronx. Attention : boules quiès obligatoire ! Je ne connaissais le groupe que de nom, mais quelle claque en concert ! Là où j’attendais un show se percussions, j’ai assisté à un concert de rock pur (et très dur) où il est très difficile de ne pas être hypnotisé par le rythme, par les mouvements (et les muscles) des musiciens, par la musique techno, par les mises en scène. Il me semble assez difficile de décrire l’état dans lequel peut plonger ce genre de musique. En quelque sorte, il faut le voir pour le croire ! (Sur la photo du haut, le bout de bois est un morceau de bâton cassé récupéré à la fin du concert… Ils ont du en casser comme ça un nombre certain)
Suivait ensuite Le Train de 7h45, une gentille fanfare aux inspirations tsiganes dont j’ai goûté la musique dans le hall de la salle de concert. Mais je ne les i pas suivi quand ils sont montés sur scène : trop fatiguée, il était temps d’achever la soirée !

Je souhaitais faire ce billet non seulement pour rendre compte d’une soirée absolument fantastique, mais également pour rendre hommage à tous ces festivals qui voient le jour grâce à l’immense travail des associations et des bénévoles. Il ne faudrait pas que ce genre d’évènements, qui a déjà du mal à survivre, perdre totalement pied à cause de réformes politiques à côté de la plaque (Vivent les bénévoles !)

21
juin
08

Ersatz – Julien Doré

Une fois n’est pas coutume : aujourd’hui, je vais vous parler musique.

L’occasion est rare alors autant la saisir quand elle se présente à moi, sous la forme d’une tête de gondole d’un célèbre magasin « culturel » qui n’est pas la Fnac, et me lance des « achète-moi ! Achète-moi ! » aussi convaincants qu’une tablette de chocolat au lait Milka. Car oui, comme je peux apprécier un album de Radiohead ou Queens of the Stone Age aussi bien qu’un sushi ou une tarte italienne (pour laquelle on passe trois heures à peler, épépiner et sécher les tomates), je m’amuse aussi à descendre au premier supermarché du coin pour une vulgaire tablette de chocolat au lait (même pas du 80% chocolat noir aux éclats de cacao) Or donc, je peux aussi aimer les chanteurs à la mode populaire, j’ai l’intégrale de Justin Timberlake en pétroisse après tout.

Tout ça pour en venir où ? Eh bien à la curiosité sans a priori (fan de base toussa toussa) qui a fait que j’ai sauté sur l’album de Julien Doré comme sur de la Danette parfum brownie.

Vous noterez le ton léger de ce post, mais je préfère prévenir : la musique a cet effet-là sur moi, surtout quand elle me plaît ; et cet album-là, qu’on appelle Ersatz, me plaît beaucoup.

Pourtant c’est un sacré foutoir là-dedans : des chansons à la mode un peu bobo, des petites expérimentations dans les paroles, des traces de rock indie tendance Nick Cave, des cuivres, deux singles endiablés, et une chanson d’Arno. Il n’y a aucune ligne directrice, comme si Julien Doré ne nous donnait qu’un extrait de tout ce qu’il sait faire, et comme s’il avouait que oui, il est bien l’escroc sans honte que l’on a découvert à la Nouvelle Star.

Acacia ouvre l’album : jolie chanson, mélancolique, avec une voix féminine que Doré se contente de porter, humblement. Acacia est une douceur que Les Bords de Mer se charge de continuer. Je n’aime pas particulièrement cette dernière, un peu trop molle à mon goût, trop bobo, même si elle a un certain charme (en fait je n’aime pas les longs week-end passés au bord de la mer…) Puis vient les Limites, le single, rien à dire, c’est léger, c’est efficace, et je trouvais ça très bien avant de découvrir le reste.

Le reste c’est Bouche Pute, une chanson dérangeante, musicalement très travaillée, en deux parties, une chantée et une symphonique, supportée par les choeurs de Christophe. Bouche Pute est le bijou de l’album, la chanson qu’on n’aurait sans doute jamais pensée possible, mais elle existe, et elle donne de sacrés frissons.

Figures Imposées fait retomber un peu le soufflé. Dans tes rêves est rigolotte ; c’est la chanson alibi de Julien Doré, comme pouvait l’être Produit de l’Année pour Christophe Willem. Et arrive…

Pudding Morphina… Quand Julien Doré a commencé à éclater à la Nouvelle Star, j’avais souhaité qu’il reprenne du Nick Cave, du Noir Désir, du Alain Bashung et même du David Bowie. Quelque chose de poisseux, de lent, de bizarre. Avec Pudding Morphina, c’est fait. Et pas le temps de reprendre son souffle puisque vient le second chef d’oeuvre de l’album après Bouche Pute : Piano Lys. Avec une construction instrumentale faite de piano et de synthé, de bruits étranges, et une voix toujours très maîtrisée, les frissons sont de nouveau au rendez-vous.
Soirées parisiennes
est plus enjoué, plus anecdotique aussi, malgré les cuivres (futur second single ?) J’aime pas remonte de nouveau le niveau, First Lady est très très drôle, et Julien Doré sait chanter sur des compo un peu sixties : rafraîchissant !

Vient ensuite une reprise de Gainsbourg, SS In Uruguay : un peu étrange (comme tout l’album), et second hommage au maître après le clip des Limites. Los Angeles… J’avoue avoir du mal à m’y accrocher, comme pour Les Bords de Mer ou Soirées Parisiennes ; non pas que la chanson soit mauvaise (aucune ne l’est), mais parce que vient, en touche finale, le cadeau bonus de l’album.
De Mots n’est pas une chanson de Julien Doré, c’est une chanson d’Arno, et une sacrée putain de chanson.

Donc en résumé, dans ce joyeux foutoir, j’ai pris mon pied, vraiment. La preuve, j’écoute l’album en boucle. Et j’ai bougrement envie d’aller enfin m’acheter un album d’Arno.
Ersatz est un album très inattendu.

04
fév
08

Yamatna, mig

 couverture
Yamatna, du groupe français mig.
2006. exclaim et sop (petits éditeurs, donc faites marcher amazon parce qu’il est difficile à trouver, du moins selon celle qui me l’a offert)

J’ai reçu cet album pour Noël. Mais étant encore en plein jpop, j’ai eu du mal à m’y consacrer entièrement et serainement avant cette semaine. Prise d’une envie de virer toutes mes japonaiseries de mon lecteur mp3, je me suis replongée dans quelques classiques et quelques découvertes, et ai redécouvert mig.

mig est un trio de trip-hop français. A la première écoute, on pense sans doute immédiatement à Morcheeba, à quelques morceaux de Massive Attack, et à toutes ces jolies voix qui ont fait du trip hop un style si intéressant et si beau. Les mélodies peuvent être acoustiques ou électroniques, mais toutes mettent en valeur la voix de la chanteuse d’origine algérienne, Djazia Satour. La jeune femme est une chanteuse magnifique. Que les chansons soient en français, anglais ou arabe, elles arrivent toutes à percer au coeur. Mais mes préférées restent celles en arabe, les mélodies prenant un accent encore plus exotiques et séduisants avec cette langue que dont je ne comprends pas un seul mot.

Malheureusement, il semblerait que le groupe ne soit plus en activité depuis 2006, date de leurs derniers concerts. Cela ne m’empêchera pas d’aller découvrir leur premier album.

Tentez Yamatna et les autres chansons en libre écoute sur le myspace du groupe.




a

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