Fraizochocolat

mai 4, 2008

Maybe the Moon, Armistead Maupin

Classé dans : lectures — Tags : — elicad @ 2:27

Dans ce journal intime, Cadence Roth, 79 centimètres et une trentaine d’années au compteur, raconte son existence d’actrice à Los Angeles. Elle a tenu jadis le rôle titre d’un des plus grands succès d’Hollywood, mais, déguisée en elfe, personne n’a jamais vu son visage. Le rêve de Cady est pourtant d’être une vraie actrice, de montrer son talent au monde, au-delà de sa taille. Mais on se rend très vite compte que Cady n’est qu’une paria au milieu d’autres parias (Renée, sa colocataire, trop idiote pour son beau corps ; Jeff, homosexuel trop engagé ; Niel, pianiste trop noir et trop amoureux d’une naine blanche) Confrontée l’hypocrisie crasse des agents, acteurs, producteurs hollywoodiens, Cady n’a que son énergie à donner pour les combattre. La fin du livre est ainsi particulièrement grinçante et écoeurante ; de quoi haïr à jamais le politiquement correct.

J’ai découvert Armistead Maupin il y a à peine une semaine. J’ai dévoré les deux premiers volumes des Chroniques de San Francisco et, en attendant de trouver le troisième, j’ai emprunté Maybe the Moon.
J’ai suivi avec délectation les aventures de Cady, appréciant la plume sarcastique et réaliste, volontiers cynique à certains moments, que Maupin lui prête. L’auteur se glisse si naturellement dans la peau d’une femme naine (un atout qui me laisse déjà admirative), que l’idendification et l’empathie marchent très bien. La fin n’en est que plus écoeurante (j’ai du mal à trouver un autre mot pour la définir) Loin des quiproquos, de l’aspect volontiers sitcom (dans le bon sens du terme) des Chroniques, loin, dirais-je, de la légèreté des années 70, Maupin nous plonge dans le bonheur de façade des années 80-90, ces années où le politiquement correct est devenu roi.
Maybe the Moon
est un drame, un drame à hauteur de 79 cm, mais bien plus grand que ça.

mars 27, 2008

Mes cultes : Kentaro Miura, Berserk.

Classé dans : culte, lectures — Tags :, — elicad @ 8:34

Comme pour ma dernière “chronique”, c’est l’actualité qui me fait parler aujourd’hui d’une des oeuvres qui sont en train de creuser un fort sillon en moi (en train parce que la série est loin d’être finie) Donc voilà, je viens de lire les deux derniers volumes parus, et comme l’histoire vient de finir un cycle, il me semble que c’est le bon moment pour en parler.

Attention, cet article contient des spoilers quant à la structure générale de l’histoire ! (désolée encore Delf)

Vous ne savez pas ce qu’est la dark fantasy si vous n’avez pas lu Berserk. Et même si ma culture en matière de dark fantasy est très limitée, je maintiens cette affirmation avec force. Et c’est bien simple : peu de lecteurs passeront les deux premiers volumes de ce manga qui va jusqu’au bout de ses ambitions. C’est gore, hyper violent, absolument non censuré, et amoral. De plus, le personnage principal ne soulève absolument aucune sympathie pendant ce prologue des plus directs.
Berserk suit l’histoire de Guts, mercenaire en des temps si troubles que la moindre parcelle de paix paraît illusoire. Le monde de Guts est celui d’une guerre de Cent Ans fantasmée, à mi-chemin entre le Moyen äge le plus obscur et les guerres de religions, depuis le massacre de la Saint Barthélémy et les grandes croisades. Nous sommes à l’aube d’un monothéisme barbare et intolérant, où des grandes puissances sacrifient les populations pour leur pouvoir. Mais Guts ne semblent avoir aucun intérêt pour ce qui se passe autour de lui. Il cherche, dans une quête sans fin, son ancien compagnon d’arme, l’ambigu et pétri de puissance Griffith.
Le prologue de Berserk suit donc les traces du mercenaire Guts, avant de laisser place au premier arc de l’épopée, L’Âge d’Or. On y apprend comment Guts y est né, du corps d’une femme pendue, comment il a été élevé, et comment il a fini soldat de la bande du Faucon, menée par Griffith. Cet arc s’achève avec la révélation de Griffith, et on entre alors avec l’Eclypse et L’Inquisition, l’arc le plus dur de la série. Alors que Guts cherche à se venger de Griffith, l’inquisition tue à tour de bras, soulevant les protestations du pauvre peuple, et affaiblissant les pouvoirs, jusqu’au retour du Faucon, un Griffith ressuscité et vengeur, protecteur.
La troisième partie, encore en cours et pour l’instant bien plus “légère”, nommée Naissance, voit la nouvelle armée de Griffith protéger les terres du Midland, alors que Guts, le guerrier noir, combat toujours ses démons et retrouve les sources du paganisme.
Il est très difficile de résumer Berserk (pensez, on en est au volume 24), et il est certain que la forme même du récit va rebuter la majorité des lecteurs.
Cependant c’est son côté jusqu’au-boutiste qui donne son intérêt à Berserk, montrant la barbarie telle qu’elle est. La violence extrême des hommes rend alors encore plus belle la gentillesse et l’innocence de quelques personnages qui se détachent alors des autres. Et alors que l’on pourrait s’attendre à faire face à des figures caricaturale, Berserk présente étonnamment des personnages certes torturés, mais à la psychologie bien plus profonde qu’on ne pourrait le croire.
J’aime aussi particulièrement le dessin (qui ne cesse de se parfaire au fil des volumes) : fouillé et détaillé, son réalisme permet les plus grandes exagérations, permettant de croire aux monstres (humains ou non) que l’on croise.
On retrouve dans Berserk de grandes figures de l’épopée fantasy, le guerrier solitaire, le chevalier, la vierge combattante (figure difforme et folle de Jeanne d’Arc), l’elfe (seule source d’humour pendant longtemps d’ailleurs), la guerrière… Et ils sont tous arrivés à m’émouvoir, tous autant qu’ils sont, malgré la violence et la noirceur de leur univers.
Les connaisseurs se régaleront des multiples références certainement voulues que l’auteur dissémine au fil des volumes. En tout cas, moi, j’y suis complètement accrochée.

mars 20, 2008

Critique bricolage

Classé dans : bricolage, lectures — Tags :, — elicad @ 2:21

Voici le second ouvrage que j’ai reçu dans le cadre de l’opération Masse Critique de Babelio.
Sacs et accessoires créatifs est un petit livre de scraping paru aux éditions Deco Attitude, collection Créa Passions.
N’ayant jamais fait de sacs et étant une bille en couture, je voulais trouver dans cet ouvrage quelques idées et surtout des conseils.

Alors première précision, il ne s’agit pas de sacs tels qu’on s’en fait une idée : ici, on ne bricole pas des sacs à main mais des sacs en papier. Idéaux pour créer des emballages cadeaux originaux et même pour faire des cadeaux tout court, les modèles du livre ne conviennent pas du tout pour faire dans l’utilitaire. L’éditorial de l’ouvrage est donc mensonger.
Pour continuer dans les mauvais points, j’ai trouvé l’ouvrage un peu trop léger pour un bridoleur débutant : toutes les mesures ne sont pas indiquées sur les gabarits (qui ne sont pas à l’échelle, ni même à l’échelle 1/2), ce qui force à faire quelques calculs mentaux avant de couper son papier. De plus, les papiers sont tous indiqués selon leur nom et non pas selon leur caractéristiques (c’est-à-dire qu’on lit “papier print et imagination project” alors qu’un “papier fort imprimé” aurait tout aussi bien suffit, car quand on bricole, on n’a pas forcément envie d’aller sur internet voir de quel papier on a besoin)
Ceci dit, ce petit livre a aussi des très bons points. Les modèles sont vraiment jolis, assez divers, et vraiment facile à faire une fois passé l’obstacle du patron. De plus, ils sont très très faciles à accommoder à son propre goût, ce qui est merveilleux pour quelqu’un comme moi, qui ne suit jamais les instructions jusqu’au bout.
En plus des sacs, on a aussi droit à des porte-lunette, porte-clé et agenda customisé, de quoi nourrir son imagination.
J’aime aussi assez la séparation entre les photos des modèles, en début de livre, et des patrons, en fin de livre.

En résumé, une bonne impression générale, malgré deux ou trois défauts qu’on arrive aisément à oublier, une fois les mains dans la colle.

Et en cadeau un de mes résultats…

mars 19, 2008

Mes cultes : Arthur C. Clarke, 2001 : A space Odyssey

Classé dans : culte, lectures — Tags :, — elicad @ 11:25

N’ayant plus la tête à lire ou à aller voir de nouvelles choses en ce moment, je me tâtais pour ouvrir une rubrique sur les oeuvres multiples ayant construit mon petit monde culturel depuis 30 ans. L’actualité m’a rattrapée ce matin, et a précipité ma décision.

Il fut un temps, alors que les ouvrages imposés par les cours de français m’ennuyaient passablement, où je voulais, à tout prix, avoir une super culture en littérature de science-fiction. Malheureusement, je n’ai tenu qu’une dizaine de pages pour Isaac Asimov, dont la prose m’a paru complètement inaccessible.
Je me suis alors tournée vers des auteurs aussi différents que  Frank Herbert (Dune), H.G. Wells (La Machine à voyager dans le temps) et Philip K. Dick (Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?) Et si les embriglios politico-familiaux de Dune m’ont lassée, Wells et Dick ont gravé en moi très fort goût pour les machines, les vieilleries, les robots, le steampunk et le cyberpunk, et l’inverse.
Et puis il y a eu 2001 : l’Odyssée de l’espace. J’ai découvert Dick et Wells grâce au cinéma. Pareil pour Clarke. Et plus que des outils, des formes ou des thèmes, 2001… m’a fait découvrir le mysticisme dans la science-fiction, tout en introduisant l’idée d’extra-terrestres supérieurs, plus avancés technologiquement et intellectuellement, décidant du sort de l’humanité comme on décide de la finalité d’une expérience scientifique.
Je ne pourrai décrire l’histoire de ce livre, car je sais que je confonds, dans ma mémoire, livre et film. Ce dont je me souviens, c’est des multiples questionnements qu’a soulevé en moi la fin du livre. Les interrogations que j’avais eu pendant le film, j’en cherchais les réponses dans le livre, et j’en ai tiré une immense satisfaction de lectrice, à défaut d’y trouver vraiment des réponses.
2001… a également permis l’existence d’un des personnages les plus intéressants et presque émouvants de la littérature de science-fiction, HAL.
Je n’ai jamais relu les livres de la quadrilogie de l’Odyssée de l’espace, mais j’en garde un excellent souvenir.

Arthur C. Clarke (1917-200 8) : article wikipedia

mars 4, 2008

Shadow Man, Cody McFadyen

Classé dans : lectures — Tags : — elicad @ 3:33

Shadow Man est un roman policier de 426 pages (chiffre important pour ma conclusion) Je ne connais pas l’auteur (c’est son premier roman) et n’ai pas lu de thriller depuis un certain temps. Shadow Man était donc pour moi à la fois une découverte et une redécouverte.

L’agent du FBI Smoky Barret revient aux affaires après avoir passé six mois claquemurée chez elle. Victime d’une agression sauvage qui a coûté la vie à son mari et sa petite fille, Smoky cherche une nouvelle raison de vivre. Le meurtre d’une amie de fac par celui qui se proclame descendant de Jack l’Eventreur va se charger de la remettre sur les rails.

Le pitch de Shadow Man est, soyons honnête, alléchant à défaut d’être original. J’ai lu quelques thriller pendant mon adolescence, au premier rang desquels les classiques Dragon Rouge et Silence des Agneaux ; la passion des serial killers a également bien meublé ma culture cinématographique et télévisuelle (de Seven à Esprits Criminels) Ceci pour dire que je ne partais pas sans outil à la charge de Shadow Man, que je connais un peu les ficelles qui font les bons thrillers, ou pas.

Alors allons-y…
Shadow Man repose sur une psychologie bancale. Celle du tueur, à la fois dominait (la seule originalité, mal exploitée, de l’intrigue, puisqu’il ne travaille pas seul), investi d’une mission de nettoyage, et changeant de méthode pour attirer l’attention du FBI. Les deux dernières caractéristiques ne vont pas ensemble, et se conjuguent avec une maladresse qui m’a fait grincer des dents. J’aime être déstabilisée par un personnage, mais pas quand cela va à l’encontre de la logique. On sent que l’auteur voulait créer un méchant original, mais ça ne marche pas.
Ce problème de définition des personnages se retrouvent aussi chez les gentils (des vrais gentils sont vraiment d’ombre d’ailleurs) Aucun évolution psychologique n’est palpable. Et quand un des personnages craque, ce n’est pas convaincant. Définis à grands traits, qui devraient permettre une bonne identification, les personnages n’ont aucun relief. On aimerait les aimer, d’autant de chacun porte en lui les caractéristiques d’un type que l’on retrouve dans toutes les histoires de FBI ou de profilers : le psychorigide, l’intello, le hacker, la femme battante, le bon flic, etc. On est en terrain connu, on a déjà ses chouchous, mais rien de se passe. Dommage.
L’héroïne pourrait faire passer tout ça. De l’état de femme morte et dépressive, elle se relève pour combattre son ennemi. Physiquement jumelle de Clarisse, l’héroïne du Silence des Agneaux, elle se rapproche psychologiquement des grands détectives de ce genre de littérature, très proches du mal pour pouvoir mieux le combattre. Mais, très franchement, elle gonfle.
Cette fois-ci, ce n’est pas exactement la psychologie de Smoky qui est à montrer du doigt, mais l’écriture elle-même.
Première personne du singulier au présent de l’indicatif : un choix casse-gueule. J’aurai aimé dire que McFadyen s’en est tiré avec les honneurs, mais ce n’est pas le cas. Choisir ce style pousse à être tout le temps dans la tête de l’héroïne, une héroïne détruite et poussée à la haine qui dissèque toutes ses réflexions, explique, prend du recul ? Ca ne passe pas, le contraste est trop grand : elle est censée agir à l’instinct et passe des pages et des pages à expliquer son comportement et à avoir de curieuses et presque malsaines images d’un lyrisme déplacé.
C’est lourd, très lourd.

J’ai lu les 426 pages de Shadow Man, j’ai eu le temps de relever aussi quelques incohérences scénaristiques, et j’ai trouvé ça très long.
Une vrai déception.

 Note : En remerciement, McFadyen cite l’excellent essai de Stephen King, Ecriture. Il ferait bien de le relire.

Critique faite das le cadre de l’opération Masse Critique de Babelio.

février 29, 2008

Oh les filles ! (2)

Classé dans : lectures — Tags :, — elicad @ 10:55

Oh les filles!Suite à mon dernier post et au commentaire d’Algésiras, je me suis offert l’album de Sophie Michel et Emmanuel Lepage, Oh les filles!, publié aux éditions Futuropolis.
Quelle agréable surprise cela a été…

Nous suivons donc l’itinéraire de trois petites filles, sans doute née la même année, mais ni au même endroit, ni dans le même monde social :  Chloé est née d’une mère célibataire, aux revenus moyens, à la vie sentimentale instable ; Leila est née en Afrique du Nord, et rejoindra son père en France plus tard, avec sa mère et son grand frère ; Agnès est née dans un quartier chic de Paris, confiée dès ses premiers jours aux mains des nounous.
Par les hasards de la vie, ces trois-là, que rien ne lie, vont se rencontrer et devenir amies, par-delà les différences. Parce qu’à cet âge-là, cela ne compte pas.

Oh les filles! n’évite pas certains clichés, de la petite fille riche abandonnée par ses parents, de la famille mono parentale gentille, de la petite immigrée très intelligente. Mais le ton utilisé par Sophie Michel, et les dessins réalistes mais adoucis par l’aquarelle d’Emmanuel Lepage lui donne une profondeur et une émotion  palpables.

J’attends avec curiosité le second volume, celui de l’adolescence, où les différences se feront sans doute plus visibles. En attendant, Oh les filles! est une magnifique découverte sur les petites filles de notre temps.

Autre critique chez Morgan !

J’ai reçu cette semaine mes deux livres de Masse Critique !

Sacs et accessoires créatifs a déjà pour lui quelques points positifs : belle présentation, format pratique pour quelqu’un dont le bureau de bricolage est toujours bordélique, et de très jolis modèles. Mais je développerai plus lors d’un après-midi bricolage, puisque maintenant, il va falloir tester !

Quand à l’autre bouquin, il est déjà au-dessus de ma pile à lire, près du lit, et il ne va pas y rester longtemps (ça faisait longtemps que je n’avais pas lu de thriller un peu hard, et j’ai la lecture qui me démange !)

Enfin, c’est Fashion qui a été la grande gagnante du lotobook ! Je respire ! Je me voyais mal accueillir plus d’une centaine de bouquins dans mon minuscule appartement (bordélique)

février 18, 2008

Oh les filles !

Classé dans : lectures — Tags :, — elicad @ 4:12

Internet et les blogs m’auront apporté beaucoup de choses, et notamment une nouvelle vision de la bande dessinée française. Avant internet, je connaissais Astérix, et c’était à peu près tout. Et dans le genre chronique féministe voire féminine, j’avais les Bretecher de ma maman.

Je vous présente donc aujourd’hui deux livres de trentenaires, très différents l’un de l’autre, tout en étant très semblables, et dont j’ai découvert les auteurs grâce au net (qui ne sert donc pas que à faire des trucs illégaux)

Ma vie est tout à fait fascinante, de Pénélope Bagieu, est un must-have. L’ouvrage reprend certaines planches du blog de Pénélope Jolicoeur, et, si vous le connaissez, vous savez déjà que la miss arrive avec brio à croquer notre quotidien de célibattantes (ou pas, les “en couple” sont concernées aussi) : le bordel, la vaisselle, l’envie de chat, le farniente devant les séries télé, la mode, les soldes, la junk food et l’irrépressible besoin d’être quand même classe et distinguée.
C’est drôle, très vrai, et vraiment bien trouvé. Je me suis marrée du début à la fin. Ma vie est tout à fait fascinante est une ode aux nanas qui achètent le dernier Cosmo tout en ayant une cuisine dégueulasse, bref, c’est pour tout le monde !

Moi je, d’Aude Picault, est beaucoup moins glamour, mais n’en est pas moins tout autant féminin. Moi je, c’est la trentenaire un peu cracra, un peu grossière, un peu feignante, un peu moche, un peu bordélique, mais si vraie.
Les traits tous simples, sans indication de volume et sans couleur, donnent au petit livre un esprit brouillon qui lui va très bien.
J’ai été touché par le côté si proche des interrogations d’Aude et, si j’ai peut-être moins ri que devant les dessins de Pénélope, j’en ai quand même tiré un très agréable moment, comme quand on se retrouve avec une copine qui vous dit tout (et qui cette fois n’achète pas le Cosmo ^^)

février 9, 2008

Le Faucon de Malte, Dashiell Hammett

Classé dans : lectures — Tags : — elicad @ 10:03

Le hard-boiled, moi, je connais pas. Entre le collège et le lycée, je suis passée directement d’Hercule Poirot au Dragon Rouge, sans passage par la banque ni la case départ. Roman noir, film noir, je suis une inculte. Et pour faire cours, les seuls policiers de ces années-là que je connaissent sont hitchcockiens.
Lire Le Faucon de Malte a donc été pour moi un grande première. Je le connais certes de réputation, visualise Humphrey Bogart et sait que cela concerne une statuette de faucon. A part ça, pas grand chose.

J’ai été donc extrêmement surprise par l’écriture très sèche de Dashiell Hammett, qui m’a d’ailleurs rebutée. C’est là que je me rends compte que la plupart des thrillers que je lis jouent beaucoup sur les descriptions, qu’elles soient psychologiques ou physiques (avec une sérieux penchant pour le gore) Se retrouver confronter à des personnages qui ne sont décrit que par leurs actions ou par leursdialogues est donc très destabilisant. Cela l’est encore plus quand toute l’histoire se déroule du point de vue d’un unique personnage, plus ou moins “extérieur” à l’intrigue, qui en plus est bien avare en propos !
J’ai eu du mal à me plonger dans ce roman, d’autant plus que j’ai rarement eu cette semaine plus d’une heure d’affilée pour lire. Ceci dit, je n’ai pas pu refermer le livre pendant tous les derniers chapitres, me retrouvant à lire en marchant, dans la rue, activité que je n’avais plus faite depuis au moins mes premières années de fac !
Je vais donc relire, d’ici quelques temps, Le Faucon de Malte, car je sais que je l’apprécierai beaucoup plus. Je suis également assez impatiente de découvrir d’autres romans hard-boiled et, qui sait, également combler mon vide culturel en matière de films noirs.

Ce roman faisait partie de mon colis Swap Brussollo.

février 5, 2008

PAL 2008

Classé dans : lectures — Tags :, — elicad @ 10:41

- “Le Faucon de Malte”, Dashiell Hammett.
- “Il était un piano noir”, Barbara.
- “Les zinzins d’Olive Oued”, Terry Pratchett.
- “Un chapeau de ciel”, Terry Pratchett.
- “Les Tribulations d’un mage enAurient”, Terry Pratchett.
- “Pyramides”, Terry Pratchett.
- “Eric”, Terry Pratchett.
- “Les petits dieux”, Terry Pratchett.
- “Va-t-en-guerre”, Terry Pratchett.
- “Le Dernier Continent”, Terry Pratchett.
- “Les coiffeurs de Saint-Tropez”, Rupert Everett.
- “L’empire des rats”, James Herbert.
- “Le libraire de Kaboul”, Asne Seierstad.
- “Kamikaze Girls”, Novala Takemoto (version anglaise)
- “Mon utopie”, Albert Jacquard.
- “Entre deux, soleil voilé”, Claude Chabel (nouvelles)
- “Je suis un assassin”, Laurent de Graeve.
- “Marrakech Express”, Esther Freud.
- “Spider”, Patrick McGrath.
- “Tokyo Atomic”, Anne Rambach.
- “Le diable amoureux”, Jacques Cazotte.
- “Le chein de Minuit”, Serge Brussolo.
- “Miroirs et fumée”, Neil Gaiman.
- “Mercure”, Amélie Nothomb.
- ‘La femme de papier”, Françoise Rey.
- “Des lendemains qui scintillent”, A.E. Van Vogt.
- “La Malédiction”, David Seltzer.
- “Métaphysique des tubes”, Amélie Nothomb.
- “L’heure du loup”, Robert McCammon.
- “Qui est ce garçon”, Nicole de Buron.
- “Jeux Interdits”, François Boyer.
- “Le blé en herbe”, Colette.
- “Starship Titanic”, Terry Jones et Douglas Adams.
- “Les ch’tis hommes libres”, Terry Pratchett.
- “Sourcellerie”, Terry Pratchett.
- “Le joueur”, Dostoievski.
- “L’éternel mari”, Dostoievski.
- “Le Dalhia Noir”, James Ellroy.

N’étant pas une immense lectrice, j’avoue que non seulement cette liste me parait bordélique, mais en plus elle me fait vachement peur…

janvier 27, 2008

Ca ne coûte rien mais ça fait plaisir

Classé dans : lectures — Tags :, — elicad @ 11:38

Même si je ne connaissais pas tous les ouvrages en lice. Même si j’avais une affection plus particulière pour Taiyo Matsumoto.
C’est ce beau livre-ci qui a reçu la récompense d’album de l’année à Angoulème. J’en profite pour vous reporter au modeste post que j’avais écrit dessus, et vous encourager, très vivement, à aller l’acheter en librairie.
C’est un chef d’oeuvre.
(par contre je ne connais pas les lauréats du grand prix, il faudra que jeme penche sur la question)
(et que l’on m’explique pourquoi aux rares infos que j’ai écouté, on parle des auteurs belges lauréats, et pas de l’auteur australiens de Là où vont nos pères)

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