Archive pour la catégorie 'lectures'

15
nov
09

World War Z de Max Brooks : témoignage post-Romero

 

Le narrateur avait une mission : rendre compte de la guerre mondiale déclenchée par l’émergence de zombies. Les interviews effectuées au cours de ses recherches sont jugées trop sentimentales, alors il se propose de les publier dans un livre. C’est celui que vous avez entre les main. Vous y lirez les témoignages de personnes d’horizons très différents, de l’apprenti terroriste palestinien à la gamine exilée américaine, vous saurez comment un officier chinois en arrive  voler un sous-marin nucléaire et pourquoi les chiens étaient si importants. Une vision globale de l’humanité menacée par quelque chose d’incroyable et mortel. Mais les hommes restent des hommes, entre égoïsme et volonté de survivre pour les citoyens lambda, censure et guerre atomique pour les puissants.

World War Z est un livre étonnant sur les survivants de Romero. Max Brooks (fils de Mel Brooks) évite les limitations du livre chorale, qui aurait été extrêmement confus si il y avait inséré ne serait-ce que la moitié des personnages créés. Il évite aussi le sentimentalisme excessif, les interviewés ayant eu le temps de “digérer” leur vécu.
Quelques développements sont vraiment originaux, d’autres plutôt politiquement incorrect (ou justement politiquement correct ?), pointant du doigt la déliquescence des médias, les politiques inefficaces des grandes puissances, celles plus radicales mais efficaces d’Etats jugés de nos jours pas forcément recommandables ou sujets à interrogations, etc, etc.
Quelques spectacles racontés font aussi froid dans le dos, sans que le livre bascule dans le gore extrême.

Une excellente surprise !

****

Je rappelle qu’il vous reste à peine une semaine pour participer à l’anniversaire du blog, qui risque d’être tout bonnement annulé faute de suffisamment de participations (au moins trois ce serait déjà miraculeux ici)

02
nov
09

Nantes, son vent, sa pluie, ses crêpes, et ses grenouilles !

100_1007

Vendredi soir, après sept heures de saisie, je prends mon taxi personnel pour me rendre à la gare de Strasbourg. M’attendant 5h20 de TGV. Une épreuve. Une souffrance. Un périple. Durant lequel je mvais me rendre compte que n’apporter que du travail était une mauvaise idée, et oublier mon disque dur et ma DS à la maison une idiotie complète. Alors j’ai un peu dormi et je me suis beaucoup ennuyée jusqu’ 23h, heure à laquelle je posais le pied (fatiguée) sur le quai de la gare de Nantes, ville de l’Ouest que je ne connaissais absolument pas avant ce jour.
Quelques pas incertains mais rapides (car pressés de trouver un lit) me mènent à l’hôtel. J’ai profité d’une offre spéciale week-end ce qui fait que, en lieu et place de l’hôtel de premier prix que j’attendais, je me retrouve dans un 3 étoiles, matelas épais, baignoire et Canal + inclus ! Je crois que si je deviens un jour “auteur reconnu”, mon grand trop ce sera de me faire inviter dans des hôtels pour les festivals. J’adore ça.
Sept heures plus tard, parce que je suis faite comme ça et que ça n’aurait pas ête drôle que mon corps me laisse une seule chance de me reposer, je suis debout. Faisant ma diva, je profite du buffet à volonté pour le petit-dej’, et me décide pour un peu de tourisme. Nantes, c’est beau. C’est aussi à taille humaine (comme Strasbourg), ça me plaît, et la cathédrale est très jolie. PAr contre l’idée de mettre des talons dans une ville médiévale c’est assez peu intelligent.
Mon petit tour achevée me voilà traversant le pont par-dessus la voie ferrées pour rejoindre le Palais des Congrès où ont lieu des Utopiales. Je suis en avance, comme d’habitude, je fais le pied de grue devant les portes, puis à l’intérieur, même si je profite de la très chouette exposition Dinotopia (ou comment les dinosaures et les hommes vivent en harmonie ensemble)
Il faudra attendre quelques temps avant que je ne croise, enfin, les grenouilles !\^o^/
Bon à partir de là on n’a plus beaucoup bougé du divan monopolisé. J’ai fait mon extra timide en étant assise à côté d’Adrianna Lorusso pendant 15 min (mais à mon avis elle n’a pas fait attention à moi), et j’ai rencontré plein de personnes que je ne connaissais alors que de pseudo, ou par mails interposés. J’ai revu aussi d’autres gentilles grenouilles, et l’émulation a commencé à bouillir (à l’heure où j’écris, il n’y en a pas encore de résultat concret par contre) J’ai appris beaucoup sur la communication, et on a papoté sur plein de sujets différents, dont le principal est resté, quand même, la littérature, avec quelques boucles sur le post-apo.
Premiers achats en poche, il est déjà tard et c’est l’heure des crêpes, une longue et bonne soirée, puis l’heure de rentrer à l’hôtel avec Garulfo. Une nuit d’indigestion plus tard, petit-déjeuner d’adieu à trois, je repars, je trapine, il pleut à cordes, et finalement je retourne sur le site. Excellente inspiration car, malgré mon jean mouillé et mon estomac barbouillé, je peux partagé trois mots avec Morgan et un peu plus avec Samantha (ce qui me permettra de faire mes ultimes achats aussi d’ailleurs, et de décrocher mes seules dédicaces (mais quelles dédicaces !) du week-end)
Retour à la gare, le vent nantais retourne et tord mon parapluie, qui finit donc à la poubelle. Salade à 10€ (argh) à la gare, de l’attente et 5h de train en pleine lecture de La lignée plus tard, et me revoici à Strasbourg, totalement cahot, mais quand même, vahcement heureuse.

Vivement la prochaine !

Et pour note, voici la liste de mes achats (le * indique que les ouvrages ont été offerts) :
- Piments et Muscade “A la lettre”, n°5, Automne 2009 (je vais devoir demander une dédicace à un certain artiste d’ailleurs maintenant)
- Utopiales 09, anthologie de la manifestation, chez ActuSF.
- Roland Vartogue, L’offrande secrète, tome 1, chez Mille Saisons (et un très gentil auteur dédoublé ^^)
- Roland Vartogue et Gabriel Féraud, Premières aventures, chez Mille Saisons, nouvelles *
- Samantha Bailly, La langue du silence, tome 1, chez Mille Saisons.
- Samantha Bailly, Résistance, chez Mille Saisons *
- Robert Holdstock, La chair et l’ombre, Lune d’encre chez Denoël *
- Jérôme Noirez, Le diapason des mots et des misères, nouvelles, chez Griffe d’encre.
- Jean-Pierre Andrevon, Le Monde enfin, chez Fleuve Noir.
- Philip K. Dick, Au bout du labyrinthe, chez Robert Laffont *
- Richard Bessière, Le carnaval des enclonés, chez Rivière Blanche.
- Guillermo del Toro et Chuck Hogan, La lignée, tome 1, aux Presses de la Cité.
Bon je pense qu’à par l’achat de fangirl sur la dernière ligne, j’ai bien supporté les auteurs francophones et les petites maisons d’édition sur ce coup-ci ^^;

28
oct
09

La fantasy c’est merveilleux

25444370_crimson_spell_artbook_05

Mine de rien, comme ça, j’ai beaucoup hésité avant de faire cet article. D’abord parce qu’il va m’ôter, genre, 85% de mon lectorat, et qu’ensuite le dernier post de critique fait ici n’était déjà pas bien élevé intellectuellement. Donc sachez tout de suite que je ne vais pas m’élancer dans des considérations philosophiques ici, et que la bande dessinée dont je vais parler ne concerne qu’une partie de la population féminine relativement réduite dans la vie vraie de tous les jours.  Et en plus, c’est quand même, un peu, dans une certaine mesure, du, euh… c*l.
C’est un peu la honte quand même d’avouer qu’après Berserk dont j’ai parlé il y a quelques temps maintenant, Crimson Spell est ma seconde oeuvre (films, livres, BD confondues) de fantasy préférée. Parce qu’à la base, ce n’est qu’un manga yaoi hard. J’ai profité d’un bon d’achat de mamazone pour me procurer les deux premiers volumes chez l’éditeur américain KittyMedia (non c’est pas encore sorti en France, et comme il ne paraît qu’un volume par an, c’est mal barré pour l’avoir en français)
Ceci dit, passés les deux premiers chapitres qui ne sont que prétextes à de joyeuses parties de jambes en l’air, il y a quand même une histoire là-dessous : le Prince Valdrigr, pour protéger son royaume d’une invasion de démons supérieurs, prend possession d’une épée maudite, qui avait déjà détruit un de ses ancêtres. Il est maintenant maudit, lié par un sortilège maléfique à son arme, et s’exile volontairement, partant à la recherche d’un sorcier assez puissant pour le libérer. Le-dit sorcier, Halvir, grand collectionneur d’objets bizarres, a lui été exilé contre son gré de son pays pour avoir, sans le faire exprès, fait disparaître son école, la bibliothèque magique et le plus grand sorcier existant par un sort de magie ayant mal tourné (il avait 10 ans)
L’histoire suit donc la quête de ces deux personnage. Halvir va combattre son passé et le prince va affronter le monde des démons. Entretemps ils récupèrent un animorphe en forme de lapin kawaii et tuent un dragon. Bon, et comme quand il est inconscient ou, disons, excité par le combat, Val se transforme en démon, Hal trouve un moyen très pratique de le “détendre” (je n’en reviens pas que je suis en train d’écrire ça là, en fait…)
Bon pourquoi parler ici de ce genre de littérature ? Eh bien parce que c’est déjà très beau. Il faut être bien entendu sensible à l’esthétique manga, voire à l’esthétique particulière de certains auteurs de shôjo (on est assez loin des grands yeux et des petites fleurs), mais Ayano Yamane est quand même une sacrée dessinatrice. Si vous n’appréciez pas ses figures longilignes et ses visages très anguleux, il suffit de regarder ses châteaux, ses forêts, ses chevaux, ses chevaux maléfiques et ses dragons *-*
Ensuite la mise en scène est très sympa, très shônen. Ici on ne perd pas son temps dans les pensées existentielles des personnages. C’est plutôt carré, et très dynamique.
Et puis enfin, c’est quand même très drôle (même si j’ai un humour particulier, il faut me croire) L’histoire est là, mais elle est traîtée de façon relativement légère (des fois c’est un peu dommage d’ailleurs), et il y a toujours un gag dans un coin de case qui fonctionne.

Alors voilà, vous avez été trois à lire l’intégralité de cet article, alors, tous les trois, essayez ce manga, ou offrez-le à votre femme, petite copine, soeur, copine, ou que sais-je. C’est quand même une valeur sûre (et puis c’est beaucoup moins traumatisant que l’autre histoire de l’auteur, dont je ne veux pas parler ici)

Je reviendrai la semaine prochaine avec le résumé culturel du mois et les compte-rendu des Utopiales !

29
sept
09

Septembre vers l’automne

PosterDistrict9

Un jour d’avance pour le retour sur ce mois de septembre très ensoleillé, à la productivité relative mais aux cours de sports intenses (on prend ses bonnes résolutions quand on peut !) On notera une boulimie au début du mois niveau BD, et fin du mois niveaux bouquins. Je continuerai sur ma lancée vorkosigane une fois lu un livre de Robert Charles Wilson et sans doute un ou deux poches de quelques auteurs invités aux Utopiales de Nantes à la fin du mois, histoire de ne pas arriver là-bas en complète inculte.
Niveau cinéma, du très très bon pour une déception, bref, un mois plutôt sympa.

BD internationales :
J’ai retrouvé ma carte de médiathèque !
- In the clothes named fat, Moyoco Anno : une plongée originale dans le monde d’une grosse (une vraie, pas une pseudo comme on en trouve beaucoup) C’est intéressant, très vrai par moment, mais l’histoire est complètement parasitée par des éléments qui affaiblissent le récit.
- Welcome to NHK, vol. 1, Takimito et Kendi Oiwa : une vision du monde des otaku japonais. J’ai trouvé ça fade, assez nul et dépourvu d’intérêt. Peut-être que ça s’améliore après, mais pour l’instant je ne comprends pas le buzz.
- Candy Life, Yayoi Ogawa : Ogawa, c’est mieux quand ça dure. L’histoire ici est trop condensée pour toucher vraiment. Dommage.
- Papa told me, vol. 1,  Nanae Haruno : chronique de quartier centrée autour d’un romancier veuf et de sa petite fille surdouée. Moins ancré dans la réalité qu’Un drôle de père, mais tout aussi poétique, porté là aussi par la connivence entre le père et la fille, le premier (gros) volume est un vrai petit plaisir. Le dessin est un peu vieillot par contre.
- Goyô, vol. 1, Natsume Ono : Un manga qui gagne à être connu sur un samouraï si timide et mal à l’aise qu’il n’arrive pas à garder un emploi plus de deux jours. Jusqu’au jour où… J’aime beaucoup le dessin, j’aime beaucoup cette galerie de personnages qui se dévoilent peu à peu.
- Real, vol. 8, Takehiko Inoue : Si vous ne l’avez pas encore lu vous méritez la mort.
- The Outsider, Gou Tanabe : Un recueil de nouvelles interprétant des écrits de Lovecraft, Maxime Gorki et Anton Tchekov, suivis d’une nouvelle surnaturelle originale. Intéressant et quelquefois déroutant. Une curiosité.
- Cosmos, Kim Sung Jun : manwha construit sur quatre personnages, illustré de magnifiques aquarelles. Un peu trop vaporeux dans certains passages, mais intriguant, dans le bon sens du terme.
- Courtney Crumrin et les choses de la nuit, vol. 1, Ted Naifeh : Une petite fille et des monstres, façon Neil Gaimann, mais sans la saveur. Bof.
- L’Héritage d’Emilie, vol. 1 à 4, Florence Magnin : Une jeune femme hérite d’un château hanté, déjà ça commence bien, mais si on y ajoute des portes aux étoiles et des fêtes païennes, sur des dessins magnifiques, que demandez de plus ? (à part la suite ?)
- Love Pistols, vol. 2, Tarako Kotobuki : Mwahahahahahaha ! (oui j’ai un humour débile)
- Joséphine, vol.2 “Même pas mal”, Pénélope Bagieu : C’est frais, c’est vrai, c’est drôle, et Joséphine est la seule héroïne moderne qui a une culotte de cheval. Respect !
- Un drôle de père, vol. 5, Yumi Unita : Un peu déçue, je préférais la période enfantine à la période ado (et ça commence à me gonfler l’équation ami d’enfance = amour de la vie, pas très original tout ça)
- Love Mode, vol. 2, Shimizu Yuki : on arrive à l’arc AoexNaoya et c’est toujours aussi mignon entre ces deux-là.
- BexBoy, vol. 2 : Halala, les scénarii ne volent vraiment pas très haut ^o^

Livres :
Un mois très prolifique…
- Quand les muses parlent, Truman Capote.
- Cordelia Vorkosigan, Lois McMaster Bujold.
- Dehors les chiens, les infidèles, Maïa Mazaurette.
- L’Apprentissage du guerrier, Lois McMaster Bujold.
- Miles Vorkosigan, Lois McMaster Bujold.
- Cetaganda, Lois McMaster Bujold.
- La Frontière de l’infini, Lois McMaster Bujold.

Films :
- Un prophète, Jacques Audiard. 4/5
- The Reader, Stephen Daldry. 4/5
- Monsters vs. Aliens. 2/5
- District 9, Neill Blomkamp. 4,5/5
- Julie et Julia, Nora Ephron. 2,5/5
- Hôtel Woodstock, Ang Lee. 4,75/5 (culte)
- Run, Fatboy, Run, David Schwimmer. 3/5

Séries TV :
- Deadwood, saison 2 et 3 : Très très très déçue par l’absence de saison 4. Parce que quand même, le niveau de tension de la saison 3 est vraiment insensé. Dommage ;_;
- The Big Bang Theory, saison 3, ép. 1 : Pas mal, le bruit du public me porte sur le système mais la résolution Penny / Léonard est bien trouvée (à mon avis)
- Criminal Minds, saison 5, ép. 1 : épisode un peu mou, mais je ne pensais pas qu’ils allais faire “ça” à Hotch *-* CM, la série la plus borderline du moment…
- Glee, saison 1, ép. 1 : je me tâte pour continuer, l’héroïne est insupportable mais le reste est rigolo.
- Psych, saison 1, ép. 1 à 3 : pas mal. Je vais sans doute la garder sous le bras.

24
sept
09

Voyageons dans les étoiles sans le faire exprès

miles_vorkosigan_1
Illustration de Clyde Caldwell. Empruntée sans autorisation…

En ce moment, tous les soirs, alors que je pourrais faire rien, bosser, procrastiner ou regarder des films, je lis. Deux heures tous les soirs, régulièrement, histoire de ne pas aller trop vite. Une vraie discipline qui s’écoule dès le week-end, où là c’est 4, 5, 6 heures de lecture quasi à la suite, sans s’arrêter, sans boire, sans manger, quasi sans respirer.
Il y a les bons romans, ceux qu’on lit avec plaisir, il y a les très bons romans, ceux dont on pense qu’il vont changer votre vie ou du moins votre manière d’aborder les histoires (et il y a les mauvais romans aussi, bien sûr) Et puis, plus rares, il y a les romans qui vous imposent sans possibilité de retraite un personnage dont vous sentez, profondément, qu’il va rester là, tout au fond de votre crâne, et qu’il ne vous lâchera plus jamais.
Ca m’est déjà arrivée deux fois, au cours de mes lectures. Il y eut Lestat de Lioncourt, comme beaucoup je pense, dont j’ai relu la biographie un nombre incalculable de fois. Malheureusement pour lui, la qualité de sa série est allée en diminuant, et je l’ai lâché (ceci dit Lestat le Vampire reste un de mes livres préférés)
Il y eut aussi Lew Alton. Vous ne pouvez savoir ce qu’un seigneur guerrier rejeté et maudit a pu avoir comme conséquences sur le coeur d’une lectrice un peu niaise sur les bords (oui tout le monde a ses faiblesses, moi je suis une grande romantique, je veux que le héros finisse heureux et amoureux, voilà) Et là pas de problème, qu’il soit personnage ou non de la série des Chroniques de Ténébreuse, j’ai adoré quasiment tous les volumes (sauf peut-être le dernier, sans doute parce que je savais qu’il n’y aurait jamais de suite)
Mais bon tout ça se passait il y a très longtemps, entre lycée et premières années de fac. Un bail quoi…

Et puis est apparu Miles Vorkosigan.
Bon, histoire d’y aller dans l’ordre, j’ai commencé par sa pré-conception avec Cordelia Vorkosigan, ou comment deux personnes totalement opposées se trouvent, tombent amoureuses et tout et tout. Classique. Mais si vous plongez ce monde là dans un monde soumis aux tensions politiques, aux dérapages militaires avec quelques soupçons de trahison, des vaisseaux, des armes inconnues et des soldats névrosés… Miam.
Et donc est apparu Miles Vorkosigan, foetus victime d’un attentat au poison, né atrophié et malade, les os fragiles comme du plâtre, torturé par les chirurgiens et trop intelligent pour son propre bien. Fils de régent, malformé et mal aimé (mais pas par ses parents), donc soupçonné de tout et de rien, paranoïaque et drogué (on ne me fera pas croire que ce ne sont que des anti-inflammatoires !)
Le problème de Miles (en plus de tout le reste) c’est qu’il est toujours là où il ne faut pas. S’il s’ennuie en vacances, il va forcément finir à la tête d’une armée de mercenaires engluée dans un combat où il n’a rien à faire. Sans le faire exprès.
Et je ne parle même pas des gens qui l’entourent, son père (un peu gâteau sur les bords mais pas gâteux du tout), sa mère (un modèle), son garde du corps, son amie d’enfance, son cousin à la tête très “aérée”, et puis un peu tout le monde. Beaucoup qui le détestent et certains qui l’aiment. Des figures tragiques (Bothari <3), des figures comiques (Yvan ^o^), des femmes qu’il ne faut pas trop embêter, des androgynes amoureux et des officiers assassins. Bref, tout ce qu’il faut pour rendre complètement accroc.

Lisez la Saga Vorkosigan, de Lois McMaster Bujold.
Et si vous avez le volume Barrayar sous la main, prêtez-le moi…

Déjà lus :
Cordelia Vorkosigan.
L’apprentissage du guerrier.
Miles Vorkosigan.

En train de lire :
Cetaganda.

Lira ensuite :
La danse du miroir.
Les frontières de l’infini.
Memory.
Komarr.

Cherche :
Tout le reste.

Note en plus : l’adaptation en bande-dessinée de Miles Vorkosigan est en train d’être faite. On peut en voir quelques planches ici.

734204-01

13
sept
09

Dehors les chiens, les infidèles – Maïa Mazaurette

51WRNP6Dm2L._SS500_

Trois générations après la défaite des forces d’Auristelle contre les incroyants, les hommes ne connaissent plus qu’un monde plongé dans une nuit éternelle. Pour conjurer la malédiction divine, un seul espoir: réussir la mythique Quête qui ramènera la lumière sur le monde. Un exploit qui nécessite des talents complémentaires autant que des tempéraments bien trempés. Alors, tous les cinq ans, cinq adolescents sont condamnés à l’exil: la réussite, ou une errance sans fin dans la nuit…

Quand on prend ce livre en main, ce n’est pas le 4ème de couverture qu’il faut croire (très peu représentatif de l’histoire), ni le nom de l’auteur (connue sous d’autres ciels et donc entourée d’a priori) Non, pour avoir une mince idée de ce qui fait Dehors les chiens, les infidèles, il ne faut lire que le titre et se plonger dans la sublime illustration de Nicolas Siner.
Dans les faits, il est bien question d’une quête, menée par cinq adolescents, pitsch éculé pour livre de fantasy YA. Mais on y parle aussi de fanatisme religieux, de destin, de névroses, d’acceptation, de doutes, d’ambition, d’amitié et de haine (deux notions très proches l’une de l’autre) Il s’agit aussi de Dark Fantasy. Certains passages (on y parle fort d’Inquisition et de monstres de la nature) j’ai cru être replongée dans Berserk et, dans ma bouche (et sous ma plume ou mon clavier) il s’agit d’un authentique compliment.
Mazaurette marche sur la corde raide sur beaucoup de plans, notamment parce que son livre porte sur un sujet difficile (la religion dans un monde familier des miracles et des manifestations divines ou pas) et que ses personnages sont souvent haïssables. Elle sauve a mise avec un traitement des personnages, justement, extrêmement adroit et approfondi, et une absence totale de jugement : les actes sont décrits quasiment avec froideur, alors que les pensées des personnages ne sont jamais soumise à la critique, même implicite. Quand la pensée d’un personnage est soumise à caution, ce n’est que dans le cadre de la dynamique des autres personnages (ils se détestent, ils se jugent entre eux), ou, plus souvent encore, parce que le personnage doute lui-même. C’est absolument magistral.
Je tire mon chapeau à Maïa Mazaurette, me demandant quand elle viendra à écrire un nouveau roman de SFFF.
Vite j’espère.

07
sept
09

Moi, fan de SF, je veux retourner dans le passé

L’article m’a tellement choquée que je dois en parler partout. L’article est tirée du site internet du Boston Globe : un proviseur transforme la bibliothèque de son établissement : on vire tous les livres et on remplace par des écrans d’ordinateur et un café.
Bienvenu dans l’avenir où il ne sera plus possible de tomber par hasard, dans un rayonnage, sur Victor Hugo ou Stephen King et de découvrir la littérature.

27
août
09

August in Culture

deadwood

Petit bilan de ce mois d’août qui ne va vraiment pas tarder à s’achever. Pendant ces trois jours qui restent, j’aurai sans doute fini un livre (Quand les muses parlent, Truman Capote) et vu un film (Le Prophète, de Jacques Audiard) mais cela va se limiter à cela et là j’ai vingt minutes à tuer…

BD internationales :
Pas grand chose ce mois-ci.
- Magasin Général, tomes 1 à 3, Loisel. Une vraie petite découverte. J’aime beaucoup le ton réaliste et très douxde Loisel, très respectueux de ses personnages, très humain. La vie d’un village canadien, avec ce que cela compte de bûcherons, de neige, de prêtre qui sympathise avec un vieux complètement athé. Très très bien.
- Love Pistols, Tarako Kotobuki. Hm, voyons, alors la race humaine est divisée entre les gens-singes et les gens-autres. Et les gens-autres (ours, serpent, tigre, etc.) sont pas très fertiles alors ils ont du mal à trouver le partenaire idéal et là un ado-chat qui ne sait pas ce qu’il est rencontre un ado-léopard et…. Euh… Bon en tout cas moi ça me fait énormément rire. La politique éditoriale de l’éditeur Taifu Comics pour le yaoi est décidément pleine de bonnes surprises ^o^ (mais bon le scénar hein…)

Livres :
Pas grand chose là encore, j’ai fini deux anthologies achetées à Epinal : L, excellent, et Contes Myalgiques de Nathalie Dau, une découverte (j’ai du mal avec les nouvelles inspirées du folklore anglo-saxon ou nordique, mais tout le reste est très bien)

Films :
Bon là c’est un peu le jackpot.
The Marching Band, Claude Miller. 4,5/5 malgré l’aspect volontairement engagé du réalisateur.
Fanboys, Kyle Newman. 4/5
Le Premier Cri, Gilles de Maistre. Hormones et horloge biologique. Un peu trop new age pour moi.
The Last House on the left, Dennis Iliadis. 4/5 Un très bon survival très violent.
Juno, Jason Reitman. 4,5/5
Le pianiste, Roman Polanski. 4/5 Il me manque un peu d’émotion là.
Good Night, and Good Luck, George Clooney. 3,5/5 Sacrée reconstitution, jusque dans la façon de parler des personnages.
Truman Capote, Bennett Miller. 4,5/5
Up. 4/5
GI Joe, Stephen Sommers. Inclassable de nullité réjouissante.
Une arnaque presque parfaite. 3,5/5
17 Again. 3/5
Bons baisers de Bruges, Martin MacDonagh. 5/5
Inglorious Basterds, Quentin Tarantino. 4/5

Séries TV :
Trois chouettes découvertes : Sherlock Holmes, nickel, Nurse Jackie, série US, épisodes de 20min sur l’alter ego infirmier de House, et Deadwood, dont je n’ai certainement pas fini de parler.

Jeux Vidéos :
Je teste le dernier épisode du Professeur Layton sur DS. Malgré le tout en anglais, c’est toujours très très bien (et des fois très compliqué. Pour l’instant le meiller jeu d’énigme que je connaisse.

06
août
09

Nouvelle de mon monde

Me voilà donc réellement revenue de vacances.
Le CV a été remis à jour, il y a de nouveaux yaourts maison au frigo (yaourts au chokobons *miam*), les valises sont vides (euh, enfin presque), je suis seule chez moi et dehors le soleil brille. J’ai aussi enfin réussi à me “débarrasser” de ma dernière nouvelle en travail sur le forum. Je n’ai absolument aucun espoir pour elle dans le cadre de l’AT, mais je suis contente d’avoir retravaillé dessus, d’autant que cela me conforte dans l’idée d’en faire un roman ou une simple novella. Et puis le thème du mutant, il fallait bien que je m’y atèle un jour ou l’autre pour un gros projet (oui je recycle tous les trucs et les machins qui m’ont marquée au cours de ma vie, d’ailleurs un jour je ferai aussi une grande fresque romantique pour rendre hommage à Autant en emporte le vent et à Angélique, mes oeuvres préférées de petite fille coeur d’artichaud de 12 ans)

Arrivée là, je me retrouve face à de nombreuses choses à reprendre :
- Finir les livres commencés (fait pour la magnifique anthologie L dirigée par Charlotte Bousquet, à faire pour 2/3 autres livres)
- Lire les deux bouquins ramenés des vacances (La Dramaturgie parce qu’on me l’a conseillé et que je suis faible, et le premier cycle de Fondation d’Asimov parce qu’il faut au moins que j’essaie) et des trucs moins lourds aussi.
- Finir de lire le tapuscrit de Gaby (prévu cet après-midi)
- Reprendre les Invisibles (ils m’ont presque manqué en plus)
- Ecrire 3 pages par jour (un voeu pieux, je ne suis jamais certaine d’y arriver)
- Finir l’AT Eve et réfléchir (vite) à l’AT Odin.
- Envoyer des CV partout où je peux quand je peux.

Et parce que je suis overbookée, aujourd’hui je vais au ciné ;p

04
août
09

Nouvelles du mois de juillet 2009

On inaugure, parce que je trouve que c’est plus constructif qu’une bête suite de listes (que je tiens tout de même à jour, sauf celle sur les BD, perdue corps et biens depuis un certain temps) Je pique l’idée à Delf et Marie aussi hein, pas comme si j’étais très originale.

BD internationales :
Là j’ai beaucoup lu. Aucun comics, mais une tonne de BD francophones, une série coréenne et une série japonaise, plus quelques volumes par-ci par-là. A part les BD dont j’ai déjà parlé dans cet article, j’ai lu :
- Model, manwha de Lee So-Young sur les vampires. C’est pas trop mal, même si la façon très vaporeuse de raconter une histoire, assez typique visiblement de ce genre d’oeuvre, me laisse perplexe. Mais le traitement du vampire est assez original.
- Black Rose Alice, volume 1, de Setona Mizushiro. Encore une histoire de vampires, et là j’attends la suite avec une grande curiosité.
- One Piece, de Eiichiro Oda. 35 volumes en quelques jours, je suis amoureuse. C’est drôle, c’est original, c’est rafraichissant comme une journée dans un parc aquatique.
- Love Mode, volume 1, de Shimizu Yuki. J’avais la trouille en achetant le premier volume d’une de mes séries cultes. Mais n’est pas Tonkam qui veut (heureusement), et la traduction m’a paru ma foi fort honnête et sympathique. Chouette, je vais pouvoir continuer !
J’ai lu/parcouru quelques autres ouvrages aussi, et ai testé le magazine de prébublication yaoi BexBoy de Asuka : avis positif dans l’ensemble sur celui-ci : les histoires sont variées, il y en a pour tous les goûts quasiment, les traductions sont honnêtes, les auteurs bons, on évite les petits uke à oreilles de chat et destin hoooooooooooorrible qui m’horripilent, et le tout est vendu sous blister et ça c’est cool.

Livres :
J’ai achevé Unica au début du mois, ait lu Arachnae dans la foulée et lu encore deux autres livres ensuite : Chien de Minuit, de Brussolo, et L’Empire des Rats, de James Herbert. A part Unica qui me laisse toujours perplexe, que du bon. On va essayer de lire un peu plus ce mois-ci.

Séries TV :
Peu de découvertes, ou juste une : The IT Crowd, le best de la série anglaise pleine de non-sense et de geek. L’épisode de Gay Musical about Gay Men est cultissime.

Films :
La loose, je ne suis quasiment pas allée au cinéma ce mois-ci et j’ai vu très peu de vrais bons films. Il y a eu les foirages monstrueux (Ennemis Publics, et y’a vraiment des gens qui crient au chef d’oeuvre sur cette horreur…), les nanars pour mon mois nanars de l’année (Ha, Raptor… et Anaconda 2 et 3… et Ninja The Final Duel… et L’Homme Puma…)
Parmi les grosses baffes : Valse avec Bashir et A toute épreuve.

~~~

Ecriture :
Je n’ai rien foutu !
Non en fait j’ai eu une bonne nouvelle, j’ai lu la moitié du manuscrit qui m’a été confiée en tant que directrice grenouille, j’ai commencé l’AT “Eve”. Pas grand chose, mais la coupure estivale n’a pas été complète non plus.




a

Créer pour aider

Opération anniversaire

Les Invisibles V3

Version 3 en cours
V2 à 518804 sec
En Phase III sur Cocy
Chapitre 1 : 25% revus

Les Chasseurs

Avancement théorique version 1 : 65%
Mots : 65846
CEC : 383089

Projets

Les Bracelets d'émeraudes, 4 volumes.
steam-punk.
scripts achevés

"Je suis Superman !", nouvelle.
AT "Gouttières, toits et greniers...", projet Transition
En écriture

Mad au carré, nouvelle.
En écriture

Des forêts quand y vivaient les loups, nouvelle.
AT abandonné. Fantasy.
En écriture

L'ordre du page, nouvelle
Créer pour aider. Fantasy.
En écriture

Publications

Nocturne, nouvelle fantastique.
Le Calepin Jaune n°2, juin 2004.

Les pieds nus, nouvelle SF.
Black Mamba n°14, mai 2009.

Se servir de ses dons, nouvelle SF.
Mots & Légendes n°5, courant 2009 ?

Verre brisé, nouvelle SF.
"Créateurs, inventions et savants fous", éd. Hydromel, octobre 2009.

Twitter

  • Photo: HAHAHA !!! From Criminal macros http://tumblr.com/xbw41vss8 1 day ago
  • A reçu son antho ! Enfin ! \^o^/ 1 day ago
  • @Aqualillium Il s'est associé à ma remontée d'allergie que j'ai depuis 3 semaines et qui me fatigue (tousse tousse tout le temps) Pffff.... 1 day ago
  • Quelle est l'andouille qui a inventé le spleen des (pseudo) écrivains ? 1 day ago
  • Retour des doutes : pourquoi je fais ça, est-ce que je suis si douée que ça, est-ce que je ferai mieux de laisser tomber ? 1 day ago

Je viens de finir…



Je suis plongée dans…







Je lirai bientôt…


Dernière toile


Blog Stats

  • 21,618 hits

 

novembre 2009
L Ma Me J V S D
« oct    
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30