Archive pour la catégorie 'film'

07
nov
09

Les films de filles…

En attendant d’aller voir Jennifer’s Body (ce que je ne désespère pas de faire d’ici mardi) j’ai ressorti hier soir un DVD depuis longtemps acheté mais jamais visionné, conseillé par Caro : Ginger snaps.

gingersnaps

Ginger snaps n’est pas un film très “aidé” pour trouver son public : sorti directement en DVD, les jaquettes sont immondes (pas celle-ci, mais alors celle de mon exemplaire… Yeurk…) et les résumés plus à même de séduire l’adolescent boutonneux que la nénette en mal de film d’ado. Celui que j’avais sur mon boîtier mettait en avant la gémellité de soeurs trop proche l’une de l’autre (Whé ! Des sous-tensions lesbiennes ! Trop fort !) et le caractère nymphomane d’une des deux (trop kool !!!!!) De quoi ne PAS regarder le film.
Sauf que ça n’a rien à voir.
Ginger et Brigitte sont deux soeurs de 15 et 16 ans. Leur relation fusionnelle et leur fascination pour la mort (elles simulent et photographient leurs propres suicides) les rangent dans la catégorie freak du lycée qu’elles fréquentent, déclenchant la haine des autres filles et le dégoût / attrait des garçons. Père absent et mou, mère trop fofolle et bébête, les soeurs vivent dans leur monde et comptent bien ne pas en sortir.
Jusqu’à la nuit où, alors qu’elles zonent dans un parc, Ginger se fait attaquer et mordre par un loup-garou. La morsure arrive en même temps que ses premières règles tardives, et à partir de là le couple fusionnel craque et se déchire : Ginger devient la “salope” que ses camarades de classe voyaient en elle, tandis que la très renfermée Brigitte va devoir prendre sur elle pour protéger sa soeur.
Un film extrêmement efficace non seulement sur son thème fantastique (les films de loups-garous sont la plupart du temps assez ratés) mais aussi sur le thème adolescent, Ginger Snaps est un vrai film “de filles”, que les garçons devraient aussi regarder pour essayer de comprendre un peu par quoi on peut passer quand on devient une femme (et je ne parle pas de sa première coucherie)

***

A part ça, je tiens à signaler que l’anniversaire du blog arrive à grand pas ! Toujours pas de participation, tss, tss… Voir sur la colonne de droite pour plus de renseignements.

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Mon article “à succès” reste toujours celui sur Fascination. De temps en temps je reçois encore des commentaires et le dernier m’a beaucoup fait rire.

29
sept
09

Septembre vers l’automne

PosterDistrict9

Un jour d’avance pour le retour sur ce mois de septembre très ensoleillé, à la productivité relative mais aux cours de sports intenses (on prend ses bonnes résolutions quand on peut !) On notera une boulimie au début du mois niveau BD, et fin du mois niveaux bouquins. Je continuerai sur ma lancée vorkosigane une fois lu un livre de Robert Charles Wilson et sans doute un ou deux poches de quelques auteurs invités aux Utopiales de Nantes à la fin du mois, histoire de ne pas arriver là-bas en complète inculte.
Niveau cinéma, du très très bon pour une déception, bref, un mois plutôt sympa.

BD internationales :
J’ai retrouvé ma carte de médiathèque !
- In the clothes named fat, Moyoco Anno : une plongée originale dans le monde d’une grosse (une vraie, pas une pseudo comme on en trouve beaucoup) C’est intéressant, très vrai par moment, mais l’histoire est complètement parasitée par des éléments qui affaiblissent le récit.
- Welcome to NHK, vol. 1, Takimito et Kendi Oiwa : une vision du monde des otaku japonais. J’ai trouvé ça fade, assez nul et dépourvu d’intérêt. Peut-être que ça s’améliore après, mais pour l’instant je ne comprends pas le buzz.
- Candy Life, Yayoi Ogawa : Ogawa, c’est mieux quand ça dure. L’histoire ici est trop condensée pour toucher vraiment. Dommage.
- Papa told me, vol. 1,  Nanae Haruno : chronique de quartier centrée autour d’un romancier veuf et de sa petite fille surdouée. Moins ancré dans la réalité qu’Un drôle de père, mais tout aussi poétique, porté là aussi par la connivence entre le père et la fille, le premier (gros) volume est un vrai petit plaisir. Le dessin est un peu vieillot par contre.
- Goyô, vol. 1, Natsume Ono : Un manga qui gagne à être connu sur un samouraï si timide et mal à l’aise qu’il n’arrive pas à garder un emploi plus de deux jours. Jusqu’au jour où… J’aime beaucoup le dessin, j’aime beaucoup cette galerie de personnages qui se dévoilent peu à peu.
- Real, vol. 8, Takehiko Inoue : Si vous ne l’avez pas encore lu vous méritez la mort.
- The Outsider, Gou Tanabe : Un recueil de nouvelles interprétant des écrits de Lovecraft, Maxime Gorki et Anton Tchekov, suivis d’une nouvelle surnaturelle originale. Intéressant et quelquefois déroutant. Une curiosité.
- Cosmos, Kim Sung Jun : manwha construit sur quatre personnages, illustré de magnifiques aquarelles. Un peu trop vaporeux dans certains passages, mais intriguant, dans le bon sens du terme.
- Courtney Crumrin et les choses de la nuit, vol. 1, Ted Naifeh : Une petite fille et des monstres, façon Neil Gaimann, mais sans la saveur. Bof.
- L’Héritage d’Emilie, vol. 1 à 4, Florence Magnin : Une jeune femme hérite d’un château hanté, déjà ça commence bien, mais si on y ajoute des portes aux étoiles et des fêtes païennes, sur des dessins magnifiques, que demandez de plus ? (à part la suite ?)
- Love Pistols, vol. 2, Tarako Kotobuki : Mwahahahahahaha ! (oui j’ai un humour débile)
- Joséphine, vol.2 “Même pas mal”, Pénélope Bagieu : C’est frais, c’est vrai, c’est drôle, et Joséphine est la seule héroïne moderne qui a une culotte de cheval. Respect !
- Un drôle de père, vol. 5, Yumi Unita : Un peu déçue, je préférais la période enfantine à la période ado (et ça commence à me gonfler l’équation ami d’enfance = amour de la vie, pas très original tout ça)
- Love Mode, vol. 2, Shimizu Yuki : on arrive à l’arc AoexNaoya et c’est toujours aussi mignon entre ces deux-là.
- BexBoy, vol. 2 : Halala, les scénarii ne volent vraiment pas très haut ^o^

Livres :
Un mois très prolifique…
- Quand les muses parlent, Truman Capote.
- Cordelia Vorkosigan, Lois McMaster Bujold.
- Dehors les chiens, les infidèles, Maïa Mazaurette.
- L’Apprentissage du guerrier, Lois McMaster Bujold.
- Miles Vorkosigan, Lois McMaster Bujold.
- Cetaganda, Lois McMaster Bujold.
- La Frontière de l’infini, Lois McMaster Bujold.

Films :
- Un prophète, Jacques Audiard. 4/5
- The Reader, Stephen Daldry. 4/5
- Monsters vs. Aliens. 2/5
- District 9, Neill Blomkamp. 4,5/5
- Julie et Julia, Nora Ephron. 2,5/5
- Hôtel Woodstock, Ang Lee. 4,75/5 (culte)
- Run, Fatboy, Run, David Schwimmer. 3/5

Séries TV :
- Deadwood, saison 2 et 3 : Très très très déçue par l’absence de saison 4. Parce que quand même, le niveau de tension de la saison 3 est vraiment insensé. Dommage ;_;
- The Big Bang Theory, saison 3, ép. 1 : Pas mal, le bruit du public me porte sur le système mais la résolution Penny / Léonard est bien trouvée (à mon avis)
- Criminal Minds, saison 5, ép. 1 : épisode un peu mou, mais je ne pensais pas qu’ils allais faire “ça” à Hotch *-* CM, la série la plus borderline du moment…
- Glee, saison 1, ép. 1 : je me tâte pour continuer, l’héroïne est insupportable mais le reste est rigolo.
- Psych, saison 1, ép. 1 à 3 : pas mal. Je vais sans doute la garder sous le bras.

04
août
09

Nouvelles du mois de juillet 2009

On inaugure, parce que je trouve que c’est plus constructif qu’une bête suite de listes (que je tiens tout de même à jour, sauf celle sur les BD, perdue corps et biens depuis un certain temps) Je pique l’idée à Delf et Marie aussi hein, pas comme si j’étais très originale.

BD internationales :
Là j’ai beaucoup lu. Aucun comics, mais une tonne de BD francophones, une série coréenne et une série japonaise, plus quelques volumes par-ci par-là. A part les BD dont j’ai déjà parlé dans cet article, j’ai lu :
- Model, manwha de Lee So-Young sur les vampires. C’est pas trop mal, même si la façon très vaporeuse de raconter une histoire, assez typique visiblement de ce genre d’oeuvre, me laisse perplexe. Mais le traitement du vampire est assez original.
- Black Rose Alice, volume 1, de Setona Mizushiro. Encore une histoire de vampires, et là j’attends la suite avec une grande curiosité.
- One Piece, de Eiichiro Oda. 35 volumes en quelques jours, je suis amoureuse. C’est drôle, c’est original, c’est rafraichissant comme une journée dans un parc aquatique.
- Love Mode, volume 1, de Shimizu Yuki. J’avais la trouille en achetant le premier volume d’une de mes séries cultes. Mais n’est pas Tonkam qui veut (heureusement), et la traduction m’a paru ma foi fort honnête et sympathique. Chouette, je vais pouvoir continuer !
J’ai lu/parcouru quelques autres ouvrages aussi, et ai testé le magazine de prébublication yaoi BexBoy de Asuka : avis positif dans l’ensemble sur celui-ci : les histoires sont variées, il y en a pour tous les goûts quasiment, les traductions sont honnêtes, les auteurs bons, on évite les petits uke à oreilles de chat et destin hoooooooooooorrible qui m’horripilent, et le tout est vendu sous blister et ça c’est cool.

Livres :
J’ai achevé Unica au début du mois, ait lu Arachnae dans la foulée et lu encore deux autres livres ensuite : Chien de Minuit, de Brussolo, et L’Empire des Rats, de James Herbert. A part Unica qui me laisse toujours perplexe, que du bon. On va essayer de lire un peu plus ce mois-ci.

Séries TV :
Peu de découvertes, ou juste une : The IT Crowd, le best de la série anglaise pleine de non-sense et de geek. L’épisode de Gay Musical about Gay Men est cultissime.

Films :
La loose, je ne suis quasiment pas allée au cinéma ce mois-ci et j’ai vu très peu de vrais bons films. Il y a eu les foirages monstrueux (Ennemis Publics, et y’a vraiment des gens qui crient au chef d’oeuvre sur cette horreur…), les nanars pour mon mois nanars de l’année (Ha, Raptor… et Anaconda 2 et 3… et Ninja The Final Duel… et L’Homme Puma…)
Parmi les grosses baffes : Valse avec Bashir et A toute épreuve.

~~~

Ecriture :
Je n’ai rien foutu !
Non en fait j’ai eu une bonne nouvelle, j’ai lu la moitié du manuscrit qui m’a été confiée en tant que directrice grenouille, j’ai commencé l’AT “Eve”. Pas grand chose, mais la coupure estivale n’a pas été complète non plus.

27
mai
09

“I am not a man, I am…”

Imaginons : un monsieur dans son bureau, ou assis à la table de son jardin. Devant lui un ordinateur portable, ou un bloc note. Il boit une tasse de thé ou il va pécher une bière fraîche dans une bassine pleine de glaçons posée à terre.
Cet homme cherche une idée pour sa prochaine histoire, et ce sera forcément une histoire de « petites gens » parce que c’est ce qu’il sait faire de mieux, et qu’il les aime, ces « petites gens ».
Comme l’homme est anglais, il va parler d’un petit homme anglais.
Alors son personnage pourrait être un ouvrier. Ou un camionneur. Mais finalement il va choisir facteur.
Ce personnage a cinquante ans, parce que c’est un âge où tout peut encore basculer, et peut-être parce que c’est aussi un âge que l’auteur connaît bien.
Maintenant on dirait que ce facteur est triste et en a ras-le-bol de sa vie.
Pourquoi ?
Parce qu’il a perdu la femme qu’il aimait, parce qu’il cherche à se faire pardonner par sa fille, parce qu’il ne sait pas comment parler aux deux garçons de sa seconde femme.
Mais cet homme-là, pour faire une histoire, il faut qu’il réagisse, qu’il se révolte, qu’il décide que sa vie ne finira certainement jamais comme ça.
Comment ?
En se prenant un modèle, parce que c’est toujours bien les modèles, que ça peut faire faire de grandes choses, ou des choses toutes simples. Parce que ça permet aussi de pouvoir de nouveau se regarder dans la glace et dire « je le peux ».
Quel modèle ?
C’est facile, comme le facteur habite Manchester, qu’il vient d’un milieu populaire et d’un temps où le sport n’était pas encore tout à fait une machine à fric, son modèle, ce sera Eric Cantona !

Tout ça pour en arriver à plusieurs points :
- Lire les essais d’Orson Scott Card sur l’écriture et les personnages donne une nouvelle vision de la création (et fait tout analyser),
- Looking for Eric est un grand film dont la vedette n’est pas Eric Cantona mais Eric, le facteur (et un grand acteur)
- Looking for Eric est un film qui rend irrémédiablement heureux.

(Donc allez le voir même si vous avez horreur du foot, ou des footeux, parce que ce n’est pas un film sur ça)

15
fév
09

Le vrai fan

Il y a quelques jours, au cinéma (juste avant de découvrir le film de vampires de l’année), je découvre la bande-annonce en VOST de Watchmen, prochaine adaptation de comics à débarquer chez nous prochainement. La BA me donne des frissons, je me dis que ça pardonnera mon visionnage de The Spirit (aka Le Nanar de l’Année), et vivement le mois prochain !

De retour à la maison, je vais aller surfer sur mon forum de ciné préféré.

Et là, c’est le drame. Le topic Watchmen est une suite de litanies colériques et déçues sur l’adaptation non encore sortie (et donc non encore visionnées par 90% des intervenants) car « Il y a plein d’erreurs dans l’adaptation et tout n’est que trahison »

Prudemment je me retire du topic, n’ayant pas envie du tout de subir une flagellation publique pour avoir aimé une BA comme une sale noob que je suis.

Mais ce petit évènement, associé à un article (et à plein de commentaires dessus) sur le phénomène geek, me fait revenir sur un sujet dont j’avais déjà plus ou moins parlé ici : l’élitisme du fan.

Comme quand vous serez forcément en faute si vous aimez le film des Watchmen alors que vous n’avez jamais ouvert le comics (c’est pas ma faute, depuis qu’il est à la médiathèque il est tout le temps emprunté !)

Comme quand vous êtes fan de Doctor Who (j’en suis j’en suis !) et qu’un jour, au hasard d’un forum (toujours) ou d’une communauté, vous tombez sur un fan hardcore, le plus souvent anglais, qui vous regarde de haut parce que vous n’avez jamais regardé la série classique et ses 1001 saisons.

Comme quand vous avez découvert et aimé Star Wars avec la nouvelle trilogie et que des amis plus âgés que vous vous disent que la série de 77-81 est la seule pure et la nouvelle une sombre merde (je bats ma cutie, je faisais partie des « puristes », comme quoi l’élitisme fan est totalement réversible)

Une personne qui se déclare « vrai fan » de quoique ce soit est un sale élitiste. Certes, mais je pense aussi qu’il a aussi peur de perdre sa spécificité, son individualité de fan si Sa culture est distribuée au bas peuple. Je pense aussi qu’il fait preuve d’un grand infantilisme (« C’est Mon jouet ! Et j’y joue Mieux que Toi ! ») Je pense enfin qu’il pourrit la définition de fan. Déjà qu’à la télé un fan est une gamine de quatorze ans qui crie ou un trentenaire fan de métal aux cheveux gras…

Pourtant il serait si facile de redorer le blason du Vrai Fan.

Au lieu de décréter qu’une adaptation ciné est une sombre merde, aller vers le gentil noob de son entourage et lui mettre le comics original entre les mains, non en lui disant que « Telle est la Vraie Voie » mais en lui disant que s’il a kiffé le film, il surkiffera le bouquin. Si. Si. Et je suis sûre que ça peut marcher, ne partons pas du postulat que le grand public est une masse analphabète dont la culture BD se limite aux Blondes. Tel n’est pas le cas (même si les pourcentages joueront contre moi, il y aura toujours 1% de gens qui ne demanderont qu’à aller plus loin, et 1% c’est vraiment un minimum)

Un vrai fan, le gentil et le non infantile, vous mettra toujours entre les mains son objet d’admiration, un une vingtaine de Pratchett (merci), un vieux film chinois vraiment chinois qui n’a rien à voir avec Les Couteaux qui ont des ailes (merci), une série tout en japonais en vous donnant un résumé oral de l’histoire de chaque volume en prenant vachement de son temps en plus (merci), un CD ou sa compile en mp3 d’un truc que vous connaissez pas mais qui est vachement bien quand même (merci) Et en plus, le vrai fan sera heureux si vous aimez, et, si vous ne devenez pas aussi fan que lui, il aura quand même la satisfaction d’avoir partagé un peu de sa passion.

Rien à voir avec l’élitisme donc.

Qui finalement court beaucoup plus les rues sur cet outil infantilisant (j’aime ce mot) qu’est internet que dans la vie réelle (où j’ai aussi rencontré de Vrais Fans Chiants mais beaucoup mois souvent quand même)

27
déc
08

Top 5 des flops de l’année 2008

Le top du jour réunit diverses petites choses qui ne me laisseront pas de bons souvenirs. Cela va de la déception au ras-le-bol, de la désillusion à la moquerie. Ayant toujours soin de bien choisir mes musiques, mes livres et mes bandes dessinées, c’est les films qui le plus souvent me déçoivent, à une exception près cette année.

1. Fascination, Stephenie Meyer (livre)

L’impression désagréable de m’être faite grugée, la fascination (hoho) malsaine pour un livre dont je savais déjà qu’elle ne me plairait pas, le plaisir hypocrite à me moquer d’un auteur qui pourtant ne m’a rien fait, un style à pleurer, et l’insupportable impression d’être en décalage totale avec le reste de la population des lectrices de fantastique.
Non finalement je ne regrette pas de l’avoir presque lu en entier.

2. Sweeney Todd, Tim Burton (film)

Mais où est passé le Tim Burton volontiers salace (même entre les lignes) de Beetlegeuse et Batman Returns ? Mais où sont le morbide, la violence et le sexe (symbolique et chanté “Oh Joanna !!!!!”) ? Qu’est-ce que c’est que ce film en carton pâte qui ne m’a décroché que des baillements sans fin ?

3. Phénomènes, M. Night Shalalalala (film)

Oh l’impression désagréable que le réalisateur se fout un peu de notre gueule. Oh le malin plaisir qu’il a à filmer des scènes de suicide d’une violence rarement atteinte (et vraiment jouissives), tout en nous assénant des scènes parlées et jouées d’une laideur et d’une maladresse affligeantes, dignes d’une production AB…

4. Spiderman III, Sam Raimi (film)

Film “découvert” en Divx, parce que je l’avais raté à sa sortie et que, déjà, Mary-Jane me donnait des boutons. Il n’y a RIEN à rattraper dans ce film boursoufflé et niaiseux. La preuve : dans la même journée j’ai regardé Les Quatre Fantastiques et le Surfeur d’Argent, et bien ce film-là m’a paru vraiment bien par rapport à Spidey.
Mais où est passé Sam Raimi ?

5. High School Musical III (film)

Non mais je vais me faire  l’idée que les films niais c’est pas pour moi. Mais bon, HSM3 c’est un peu ma daube de l’année, mon navet homologué et vu de mon plein gré. Alors je le déteste beaucoup moins que les quatre précédents. Même s’il était quand même assez nullissime (surtout la “glousseuse”)

Allez, demain je parle du Soleil Levant et de Qualitey !

30
oct
08

20th Century Boys – Yukihiko Tsutsumi

Du papier à l’écran

Maruo, Mon-chan, Yukiji, Yoshitune, Kenji, Croa-Croa, Otcho, Donkey et Fukube
Des acteurs enfants épatants et… ressemblants !

C’est à l’occasion de l’ouverture de la 14ème édition de l’Etrange Festival de Strasbourg, hier au soir, que j’ai pu découvrir le premier volet de 20th Century Boys, la trilogie nippone tirée du manga fleuve homonyme d’Urasawa. L’atmosphère très particulière que l’on trouve dans un festival, et l’attrait lui aussi tout particulier qu’exerce ce manga ont sans doute influé sur l’appréciation que j’ai eu du film. Ceci dit, je ne vais certainement pas chercher à bouder mon plaisir.

L’histoire de 20th Century Boys se déroule sur au moins trois périodes différentes (fin des années 60, fin des années 90 et le XXIème siècle après “Ami”) Tout débute de nos jours avec la mise en parallèle d’une secte dominée par un gourou étrange, Ami, et la multiplication d’attentats bio-terroristes aux quatre coins du monde. Quand Kenji, homme moyen, tenancier d’une petite épicerie, découvre que la secte d’Ami reprend le signe de ralliement créé par sa bande de copains presque trente ans plus tôt, il va se retrouver embrigader dans une histoire de fin du monde et de sauvetage de l’humanité qu’il a lui-même imaginée, enfant, et consignée dans un cahier de prédictions.
La force du manga résidait dans l’imbrication étroite entre le passé, le présent, et un futur qui fait froid dans le dos. Il reprenait également certaines scories de la société japonaise (la multiplication des sectes, les attentats au gaz sarin), tout en rendant hommage à ses propres héros (les mangakas et les rockeurs) Et les personnages étaient passionnants.

L’adaptation cinématographique, qui suit les six premiers volumes du manga, a des défauts. Il y a des longueurs (notamment sur la fin) dues non pas à de mauvais choix scénaristiques (ceux-là sont une réussite complète) mais à un petit manque de rythme, associé à une utilisation de temps en temps limite de la musique. Cette dernière est d’ailleurs pour moi le seul gros défaut du film, notamment dans la multiplication de certaines scènes “pleines de sens”, avec force violons et lyrisme qui tranche franchement avec les scores plus rock d’autres scènes, et nettement plus appropriés à l’histoire. On peut ajouter à cela quelques tics hérités de la culture télévisuelle japonaise (quelques scènes surjouées notamment), et des effets spéciaux un peu “cheap” (par rapport à une grosse production américaine) et de temps en temps maladroits

Ce sont les seuls défauts du film et, au regard des réussites, ils sont minimes ! Ainsi si les attentats à l’aéroport d’Haneda sentent l’incrustation informatique à plein nez, le robot de fin est quant à lui très réussi. Il suffit d’accepter les limites budgétaires du film qui, de toute façon, se concentre, comme le manga, bien plus sur ses personnages et sur l’atmosphère décalée et parano qui se développe autour d’eux. Les apparitions d’Ami font preuve à ce propos de partis-pris visuels plutôt rares dans la production nipponne actuel, sauf si l’on regarde du côté des films d’horreur. Idem pour les morts, on est loin de la production tout public auquel on aurait pu avoir droit.
De plus, les passages du présent au passé se font très naturellement, sans artificialité, et avec une simplicité de lecture agréable pour le spectateur.
Mais la grande réussite du film reste le casting. Les acteurs, enfants et adultes, ont été choisis avec soin, et non seulement sont-ils très ressemblants à leurs personnages d’origine, mais en plus, ils jouent bien (à une ou deux scènes près, mais sur plus de deux heures…) Yukiji, malgré ce qui pouvait transparaître dans les bandes-annonces, n’a rien d’une Japonaise soumise, Yoshitsune a l’air penaud du cadre moyen parfait, Mon-chan parle (presque) allemand, Otcho est vraiment classe, ils sont tous bons.

Je me demande si ce film sera autant apprécié par quelqu’un qui ne connaît pas le manga original, mais pour moi il m’a semblé bien et simplement écrit (la plus grosse gageure), et les acteurs rendent bien le côté charismatique de leurs personnages. Pour avoir testé d’autres adaptations live de manga (notamment le tristement célèbre film de Death Note), je peux affirmer que 20th Century Boys est une vraie réussite, et l’abîme est large entre ce film-là et certains autres.

Il sortira sur les écrans français en janvier 2009, vous avez deux mois pour lire le manga.

02
sept
08

Les vampires mes amis

Je suis toujours en train de lire le livre de Stephenie Meyer, Fascination, et ce depuis deux semaines. J’avoue sans détour que c’est une véritable torture, mais je m’étais promise de le finir, donc je le ferai.
La pire souffrance infligée par ce livre c’est surtout que cela aurait pu être une chouette histoire de vampires pour adolescentes, façon Lestat meets Beverly Hills, un truc bien comme ça, sans trop d’ambition mais cool à lire.
Mais en fait c’est tellement mal écrit et l’héroïne est tellement détestable que cela en devient proprement déprimant.

Mais je continue, parce que je veux quand même connaître la fin, parce que sinon mes critiques seraient injustifiées, et parce que ce livre me donne incroyablement la pêche et l’énergie de m’attaquer à mon gros projet de livre sur les vampires, un truc tellement bien et tellement construit que Stephenie Meyer pourra retourner dans sa communauté mormone, rouge de honte. Oui ce n’est pas la modestie qui m’étouffe, mais si j’étais modeste, je n’aurai pas l’outrecuidance de vouloir écire et vendre des livres. Et toc.

Ceci dit le projet est énorme, et entre un nouvel appel à texte (thème “virus” et en plus j’ai déjà une idée), un nouveau nano en novembre et la correction toujours actuelle des Invisibles, je ne sais pas quand faire ça. Peut-être la nuit mais j’ai quand même le sommeil lourd et toujours présent.

Voilà, ceci était un post de frustrée qui préfère déblatérer plutôt que de bosser.

Pour rendre ce post plus instructif, voici les livres de vampires que je trouve dignes du mythe (et que j’ai lus, parce qu’après tout ma culture littéraire est quand même assez riquiqui) :
- Dracula, Bram Stoker (le seul qui m’ait donné des cauchemars)
- Lestat le vampire, Anne Rice (même si ses vampires sont trop “romantiques” à mon goût, mais j’ay ai quand même laissé mes plumes adolescentes)
Je n’ai quasi aucun souvenir d’Âmes Perdues de Poppy Z. Brite à part des figures d’ado cadavériques qui me plaisaient assez.
Et en film mon préféré, même si je ne l’ai vu qu’une seule fois, c’est Vampires de John Carpenter. C’est sale, c’est méchant, c’est pas très subtil : j’adore. Et je déteste la version Coppola, sauf les costumes.

Image du post : Fritz croqué gentiment par Elvire.

14
août
08

The Dark Knight, film noir…

The Dark Knight, Christopher Nolan.

Les affiches diverses diffusées sur le net puis sur tous les espaces publicitaires de nos villes attisaient soigneusement l’attente que la sortie du prochain Batman pouvait susciter chez tous les fans des super-héros en général, et de l’homme chauve-souris en particulier.
Mais que s’attendait-on à trouver là ? Un nouveau film de héros en collants ?
Dès les premières minutes, alors que William Fichtner  (rôle très secondaire mais ébouriffant) dézingue à tout va les malotrus qui ont osé pénétrer dans sa banque, le ton est donné. The Dark Knight n’est pas un film de super héros, c’est un film noir, mêlant affaires politiques, corruptions, justice et mal être des villes, un véritable film de flics où se retrouvent, par hasard un mec en costume décalé et un dangereux psychopathe.
Le personnage de Batman est donc complètement décalé par rapport à l’hyper réalisme des situations et de la mise en scène. Ce que l’on pourrait considérer comme une limite au long métrage (le fait qu’un super héros est toujours trop héroïque pour pouvoir être réaliste) me semble plutôt être un moyen de plus de montrer, et de souligner, le ras le bol de la chauve-souris, son envie de raccrocher et de laisser son boulot à un personnage du vrai système judiciaire américain (très bon Harvey Dent) : finis les gadgets, bonjour les bouquins de droit, en somme. Gonflé pour un film pareil…
Le personnage du Joker est traité exactement de la même façon. Nous avons ici affaire à un psychopathe, sociopathe, un pyromane qui préfère le paquet d’allumettes aux billets de banques, un homme défiguré au visage bourré de tic, un malade complètement imprévisible et amoral, très, très loin du méchant Joker cabotin et très “cirque” du premier Batman. Je ne reviendrai pas sur la prestation magistrale de Heath Ledger, mais ce Joker-là est bien un des méchants les plus terrifiants qu’il ait été donné de voir au cinéma depuis très longtemps (peut-être depuis Hannibal Lecter, à la folie tout aussi insaisissable)
Réalisme, utopies balayées, chaos, ultra-violence aussi, The Dark Knight enterre joyeusement les comics colorés et plutôt légers dont on avait l’habitude. Une sorte de “bienvenue dans l’âge adulte” des plus pessimistes.

[edit] Je ne peux m’empêcher de vous inviter à aller voir le très joli fanart d’Elvire sur le même sujet ^o^

18
fév
08

Peur[s] du Noir, Etienne Robial [dir.]

Peur(s) du NoirSous la direction d’Etienne Robial, graphiste bien connu, une dizaine d’auteurs mettent en scène les peurs, en quelques courts-métrages d’animation.
La peur n’est pas l’unique point commun de ces petits films : ils sont également tous en noir et blanc, la seule couleur se faisant une place dans l’un d’eux étant un rouge des plus sanguins.
Pour le reste, formes, sujets et narrations sont très divers, ce qui aboutit à une compilation des plus diversifiées.
Le gros défaut de ce genre de film est finalement qu’on ne peut adhérer à l’ensemble de la production. J’avoue même m’être ennuyée pendant une partie du film. Cela était sans doute du à deux problèmes : le fait que je m’attendais à un film horrifique, alors que les courts sont surtout des illustrations de peurs, qui n’effraient eux-mêmes pas vraiment ; et le problème du doublage du second métrage (une raison de plus pour moi de ne vraiment pas aimer Aure Atika, j’ai détesté ce doublage)
Mais Peur[s] du Noir recèle des bijoux.
- Le court-métrage de Blutch, par sa forme (des crayonnés), sa cruauté, son cynisme ;
- Celui de Marie Caillou, qui revisite tout en nuance les contes horrifiques japonais ;
- Celui de Lorenzo Mattoti, un conte moite, lourd, porté par la voix magnifique d’Arthur H (mon gros coup de coeur)

En résumé, Peur[s] du Noir est bon exercice de style, dont il est malheureusement aisé de rester détacher. Je pense que c’est quitte ou double : on aime ou on déteste. Moins snob et “in” qu’Animatrix, je le rapprocherai plus des courts Memories dont je parlerai sans doute dans quelques temps. Ceci dit, si vous avez la chance qu’il passe près de chez vous (j’ai du aller dans une minuscule salle arts et essais pour le voir), laissez-vous tenter !

Peur[s] du Noir dispose d’un joli site officiel.




a

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Les Bracelets d'émeraudes, 4 volumes.
steam-punk.
scripts achevés

"Je suis Superman !", nouvelle.
AT "Gouttières, toits et greniers...", projet Transition
En écriture

Mad au carré, nouvelle.
En écriture

Des forêts quand y vivaient les loups, nouvelle.
AT abandonné. Fantasy.
En écriture

L'ordre du page, nouvelle
Créer pour aider. Fantasy.
En écriture

Publications

Nocturne, nouvelle fantastique.
Le Calepin Jaune n°2, juin 2004.

Les pieds nus, nouvelle SF.
Black Mamba n°14, mai 2009.

Se servir de ses dons, nouvelle SF.
Mots & Légendes n°5, courant 2009 ?

Verre brisé, nouvelle SF.
"Créateurs, inventions et savants fous", éd. Hydromel, octobre 2009.

Twitter

  • Photo: HAHAHA !!! From Criminal macros http://tumblr.com/xbw41vss8 1 day ago
  • A reçu son antho ! Enfin ! \^o^/ 1 day ago
  • @Aqualillium Il s'est associé à ma remontée d'allergie que j'ai depuis 3 semaines et qui me fatigue (tousse tousse tout le temps) Pffff.... 1 day ago
  • Quelle est l'andouille qui a inventé le spleen des (pseudo) écrivains ? 1 day ago
  • Retour des doutes : pourquoi je fais ça, est-ce que je suis si douée que ça, est-ce que je ferai mieux de laisser tomber ? 1 day ago

Je viens de finir…



Je suis plongée dans…







Je lirai bientôt…


Dernière toile


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