Archive pour la catégorie 'cinema'

29
sept
09

Septembre vers l’automne

PosterDistrict9

Un jour d’avance pour le retour sur ce mois de septembre très ensoleillé, à la productivité relative mais aux cours de sports intenses (on prend ses bonnes résolutions quand on peut !) On notera une boulimie au début du mois niveau BD, et fin du mois niveaux bouquins. Je continuerai sur ma lancée vorkosigane une fois lu un livre de Robert Charles Wilson et sans doute un ou deux poches de quelques auteurs invités aux Utopiales de Nantes à la fin du mois, histoire de ne pas arriver là-bas en complète inculte.
Niveau cinéma, du très très bon pour une déception, bref, un mois plutôt sympa.

BD internationales :
J’ai retrouvé ma carte de médiathèque !
- In the clothes named fat, Moyoco Anno : une plongée originale dans le monde d’une grosse (une vraie, pas une pseudo comme on en trouve beaucoup) C’est intéressant, très vrai par moment, mais l’histoire est complètement parasitée par des éléments qui affaiblissent le récit.
- Welcome to NHK, vol. 1, Takimito et Kendi Oiwa : une vision du monde des otaku japonais. J’ai trouvé ça fade, assez nul et dépourvu d’intérêt. Peut-être que ça s’améliore après, mais pour l’instant je ne comprends pas le buzz.
- Candy Life, Yayoi Ogawa : Ogawa, c’est mieux quand ça dure. L’histoire ici est trop condensée pour toucher vraiment. Dommage.
- Papa told me, vol. 1,  Nanae Haruno : chronique de quartier centrée autour d’un romancier veuf et de sa petite fille surdouée. Moins ancré dans la réalité qu’Un drôle de père, mais tout aussi poétique, porté là aussi par la connivence entre le père et la fille, le premier (gros) volume est un vrai petit plaisir. Le dessin est un peu vieillot par contre.
- Goyô, vol. 1, Natsume Ono : Un manga qui gagne à être connu sur un samouraï si timide et mal à l’aise qu’il n’arrive pas à garder un emploi plus de deux jours. Jusqu’au jour où… J’aime beaucoup le dessin, j’aime beaucoup cette galerie de personnages qui se dévoilent peu à peu.
- Real, vol. 8, Takehiko Inoue : Si vous ne l’avez pas encore lu vous méritez la mort.
- The Outsider, Gou Tanabe : Un recueil de nouvelles interprétant des écrits de Lovecraft, Maxime Gorki et Anton Tchekov, suivis d’une nouvelle surnaturelle originale. Intéressant et quelquefois déroutant. Une curiosité.
- Cosmos, Kim Sung Jun : manwha construit sur quatre personnages, illustré de magnifiques aquarelles. Un peu trop vaporeux dans certains passages, mais intriguant, dans le bon sens du terme.
- Courtney Crumrin et les choses de la nuit, vol. 1, Ted Naifeh : Une petite fille et des monstres, façon Neil Gaimann, mais sans la saveur. Bof.
- L’Héritage d’Emilie, vol. 1 à 4, Florence Magnin : Une jeune femme hérite d’un château hanté, déjà ça commence bien, mais si on y ajoute des portes aux étoiles et des fêtes païennes, sur des dessins magnifiques, que demandez de plus ? (à part la suite ?)
- Love Pistols, vol. 2, Tarako Kotobuki : Mwahahahahahaha ! (oui j’ai un humour débile)
- Joséphine, vol.2 “Même pas mal”, Pénélope Bagieu : C’est frais, c’est vrai, c’est drôle, et Joséphine est la seule héroïne moderne qui a une culotte de cheval. Respect !
- Un drôle de père, vol. 5, Yumi Unita : Un peu déçue, je préférais la période enfantine à la période ado (et ça commence à me gonfler l’équation ami d’enfance = amour de la vie, pas très original tout ça)
- Love Mode, vol. 2, Shimizu Yuki : on arrive à l’arc AoexNaoya et c’est toujours aussi mignon entre ces deux-là.
- BexBoy, vol. 2 : Halala, les scénarii ne volent vraiment pas très haut ^o^

Livres :
Un mois très prolifique…
- Quand les muses parlent, Truman Capote.
- Cordelia Vorkosigan, Lois McMaster Bujold.
- Dehors les chiens, les infidèles, Maïa Mazaurette.
- L’Apprentissage du guerrier, Lois McMaster Bujold.
- Miles Vorkosigan, Lois McMaster Bujold.
- Cetaganda, Lois McMaster Bujold.
- La Frontière de l’infini, Lois McMaster Bujold.

Films :
- Un prophète, Jacques Audiard. 4/5
- The Reader, Stephen Daldry. 4/5
- Monsters vs. Aliens. 2/5
- District 9, Neill Blomkamp. 4,5/5
- Julie et Julia, Nora Ephron. 2,5/5
- Hôtel Woodstock, Ang Lee. 4,75/5 (culte)
- Run, Fatboy, Run, David Schwimmer. 3/5

Séries TV :
- Deadwood, saison 2 et 3 : Très très très déçue par l’absence de saison 4. Parce que quand même, le niveau de tension de la saison 3 est vraiment insensé. Dommage ;_;
- The Big Bang Theory, saison 3, ép. 1 : Pas mal, le bruit du public me porte sur le système mais la résolution Penny / Léonard est bien trouvée (à mon avis)
- Criminal Minds, saison 5, ép. 1 : épisode un peu mou, mais je ne pensais pas qu’ils allais faire “ça” à Hotch *-* CM, la série la plus borderline du moment…
- Glee, saison 1, ép. 1 : je me tâte pour continuer, l’héroïne est insupportable mais le reste est rigolo.
- Psych, saison 1, ép. 1 à 3 : pas mal. Je vais sans doute la garder sous le bras.

27
sept
09

Hôtel Woodstock – Ang Lee

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Les films qui font du bien viennent toujours à l’improviste, quand on ne les attend pas vraiment. Des fois on a des soupçons, on se dit que ça va marcher avant même que les lumières ne s’éteignent dans la salle. L’instinct marche (Good Morning England au début de l’année) ou pas (Julie & Julia qui, justement parce que je pensais aimer, m’a terriblement déçue)
Par contre, pour le dernier film de Ang Lee, Hôtel Woodstock, je ne m’attendais pas à ça. A la fin du film il n’y avait pas de surexcitation extrême, de joie improbable et de sensations exacerbées, de celles qu’on porte en soi après avoir découvert quelque chose de vraiment exceptionnel. Non. Ne me levant de mon siège de ciné, je fus plutôt prise d’un calme étrange, d’une espèce de zennitude bizarre assez déconcertante.
J’aime les films “hippies”, mais j’y trouve toujours quelque chose à redire. J’avais choisi un regard cynique relativement assumé pour Into the wild, parce que je ne supporte pas les gens qui ne prennent pas conscience des conséquences de leurs actes. Ce sont des imbéciles. Mais j’ai adoré le film quand même. Du même point de vue, plus ancien, Hair est une de mes comédies musicales préférées, mais les personnages assument des positions politiques dont l’égoïsme et le côté “petits cons” me déplait.
C’est un des points que j’ai beaucoup aimé dans Woodstock Hôtel. Le sosie du héros de Hair, jean pattes d’eph’ et veste à frange, est un hippie, pacifiste, gentil, plein de bonne volonté… et un capitaliste. Pour organiser un concert, il faut de l’argent, des avocats et un sens poussé des affaires. Il n’y a aucun jugement de la part du cinéaste dans ce portrait, juste une logique que beaucoup de hippie, anars, pseudo anars, etc, nient (comme ce journaliste anti commercial qui un jour s’étonnait que même les petits groupes de musiques vivant sur myspace aient besoin de publicité) Le genre de truc qui m’énerve (même si je n’approuve pas non plus l’argent et la publicité à outrance. Il faut juste est réaliste, mais je m’éloigne du sujet.
Or donc ce film réaliste n’a pas mis à mal mes nerfs par des thèses extrémistes. Beaucoup diront que c’est son défaut, mais pour moi ce film est sympathique, gentil et chaleureux, sans ironie ni cynisme. Et ça fait du bien.
Les bases étant posées, on se laisse aller à suivre le parcours initiatique de ce garçon, apprenti artiste à New-York, chargé de maintenir le motel de ses parents hors de l’eau. Mère abusive et grotesque, père absent et peu locace. Et le gamin, avec ses doutes et ce devoir filial insupportable, de rencontrer des gens qui vont changer sa vie, en quelques jours, que ce soit l’organisateur du festival, sa copine, un copain survivant du Vietnam, un soldat travesti, un couple adepte de l’acide et un charpentier.
C’est doux, ça parle d’initiation, de prise de liberté, de couper le cordon, ça ne fait pas mal et pour une fois c’est ça qui est bien.
Woodstock Hôtel va sans doute devenir un de mes films culte. Comme ça, gentiment…

27
août
09

August in Culture

deadwood

Petit bilan de ce mois d’août qui ne va vraiment pas tarder à s’achever. Pendant ces trois jours qui restent, j’aurai sans doute fini un livre (Quand les muses parlent, Truman Capote) et vu un film (Le Prophète, de Jacques Audiard) mais cela va se limiter à cela et là j’ai vingt minutes à tuer…

BD internationales :
Pas grand chose ce mois-ci.
- Magasin Général, tomes 1 à 3, Loisel. Une vraie petite découverte. J’aime beaucoup le ton réaliste et très douxde Loisel, très respectueux de ses personnages, très humain. La vie d’un village canadien, avec ce que cela compte de bûcherons, de neige, de prêtre qui sympathise avec un vieux complètement athé. Très très bien.
- Love Pistols, Tarako Kotobuki. Hm, voyons, alors la race humaine est divisée entre les gens-singes et les gens-autres. Et les gens-autres (ours, serpent, tigre, etc.) sont pas très fertiles alors ils ont du mal à trouver le partenaire idéal et là un ado-chat qui ne sait pas ce qu’il est rencontre un ado-léopard et…. Euh… Bon en tout cas moi ça me fait énormément rire. La politique éditoriale de l’éditeur Taifu Comics pour le yaoi est décidément pleine de bonnes surprises ^o^ (mais bon le scénar hein…)

Livres :
Pas grand chose là encore, j’ai fini deux anthologies achetées à Epinal : L, excellent, et Contes Myalgiques de Nathalie Dau, une découverte (j’ai du mal avec les nouvelles inspirées du folklore anglo-saxon ou nordique, mais tout le reste est très bien)

Films :
Bon là c’est un peu le jackpot.
The Marching Band, Claude Miller. 4,5/5 malgré l’aspect volontairement engagé du réalisateur.
Fanboys, Kyle Newman. 4/5
Le Premier Cri, Gilles de Maistre. Hormones et horloge biologique. Un peu trop new age pour moi.
The Last House on the left, Dennis Iliadis. 4/5 Un très bon survival très violent.
Juno, Jason Reitman. 4,5/5
Le pianiste, Roman Polanski. 4/5 Il me manque un peu d’émotion là.
Good Night, and Good Luck, George Clooney. 3,5/5 Sacrée reconstitution, jusque dans la façon de parler des personnages.
Truman Capote, Bennett Miller. 4,5/5
Up. 4/5
GI Joe, Stephen Sommers. Inclassable de nullité réjouissante.
Une arnaque presque parfaite. 3,5/5
17 Again. 3/5
Bons baisers de Bruges, Martin MacDonagh. 5/5
Inglorious Basterds, Quentin Tarantino. 4/5

Séries TV :
Trois chouettes découvertes : Sherlock Holmes, nickel, Nurse Jackie, série US, épisodes de 20min sur l’alter ego infirmier de House, et Deadwood, dont je n’ai certainement pas fini de parler.

Jeux Vidéos :
Je teste le dernier épisode du Professeur Layton sur DS. Malgré le tout en anglais, c’est toujours très très bien (et des fois très compliqué. Pour l’instant le meiller jeu d’énigme que je connaisse.

19
août
09

Nouvelles de ma carte UGC illimité

L’acteur de Darth Maul, Toad (XMen) L’Homme sans tête (Sleepy Hollow)…
Un chic type…

G.I. Joe, Une expérience proche de la septième dimension de l’extase suprême.

06
août
09

Fanboys, Kyle Newman

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Un groupe de petits trentenaires (bon allez, on va leur donner 25 à tout péter) décide de parcourir les Etats-Unis jusqu’à San Francisco pour réaliser le dernier voeu de l’un d’entre eux : voir La Menace Fantôme au ranch Skywalker, bien avant sa sortie mondiale.

Holala, je vais faire la critique d’un film qui n’est pas encore sorti en nos vertes contrées (mais sortira-t-il un jour ?) Mais bon c’est pas grave, j’aurai pu faire une super chouette critique de The Marching Band (de Claude Miller, super bien mais faut aimer les fanfares…. quoique, en tout cas allez le voir ça vaut le coup) que j’ai vu ce matin, mais pour mon repas du soir je suis tombée sur ça et mon sang de mini-fan n’a fait qu’un tour.
Alors Fanboys, si vous n’avez pas vu 56000 fois la Guerre des Etoiles, je suis pas certaine que ça va vous faire plus d’effet qu’une bonne comédie US (j’insiste sur le “bonne” parce que le film est vraiment très honnête et rigolo) Mais j’avoue que la plus grande source de plaisir de Fanboys c’est de pouvoir reconnaître toutes les références à Star Wars placés dans quasiment toutes les scènes. Comme le film est sorti l’année dernière, il y a aussi des petites piques (gentilles on va dire) sur les préquelles. Les références sont au niveau du décor, des actions, des répliques (forcément) et même du casting (d’ailleurs c’est bien aussi de connaître un minimum l’univers de Star Trek et des Trekkies) (moi je n’ai reconnu que deux acteurs, hyper méga connus et donc hyper reconnaissables, mais si ça se trouve y’en a d’autres)
J’ai énormément apprécié ce film. Il est idéal pour les après-midi chauds où on n’a pas du tout envie de s’éloigner du ventilateur, et ça me donne envie de revoir les trois films originaux.

Mangez-en… Le DVD zone 1 est pas cher en plus.

04
août
09

Nouvelles du mois de juillet 2009

On inaugure, parce que je trouve que c’est plus constructif qu’une bête suite de listes (que je tiens tout de même à jour, sauf celle sur les BD, perdue corps et biens depuis un certain temps) Je pique l’idée à Delf et Marie aussi hein, pas comme si j’étais très originale.

BD internationales :
Là j’ai beaucoup lu. Aucun comics, mais une tonne de BD francophones, une série coréenne et une série japonaise, plus quelques volumes par-ci par-là. A part les BD dont j’ai déjà parlé dans cet article, j’ai lu :
- Model, manwha de Lee So-Young sur les vampires. C’est pas trop mal, même si la façon très vaporeuse de raconter une histoire, assez typique visiblement de ce genre d’oeuvre, me laisse perplexe. Mais le traitement du vampire est assez original.
- Black Rose Alice, volume 1, de Setona Mizushiro. Encore une histoire de vampires, et là j’attends la suite avec une grande curiosité.
- One Piece, de Eiichiro Oda. 35 volumes en quelques jours, je suis amoureuse. C’est drôle, c’est original, c’est rafraichissant comme une journée dans un parc aquatique.
- Love Mode, volume 1, de Shimizu Yuki. J’avais la trouille en achetant le premier volume d’une de mes séries cultes. Mais n’est pas Tonkam qui veut (heureusement), et la traduction m’a paru ma foi fort honnête et sympathique. Chouette, je vais pouvoir continuer !
J’ai lu/parcouru quelques autres ouvrages aussi, et ai testé le magazine de prébublication yaoi BexBoy de Asuka : avis positif dans l’ensemble sur celui-ci : les histoires sont variées, il y en a pour tous les goûts quasiment, les traductions sont honnêtes, les auteurs bons, on évite les petits uke à oreilles de chat et destin hoooooooooooorrible qui m’horripilent, et le tout est vendu sous blister et ça c’est cool.

Livres :
J’ai achevé Unica au début du mois, ait lu Arachnae dans la foulée et lu encore deux autres livres ensuite : Chien de Minuit, de Brussolo, et L’Empire des Rats, de James Herbert. A part Unica qui me laisse toujours perplexe, que du bon. On va essayer de lire un peu plus ce mois-ci.

Séries TV :
Peu de découvertes, ou juste une : The IT Crowd, le best de la série anglaise pleine de non-sense et de geek. L’épisode de Gay Musical about Gay Men est cultissime.

Films :
La loose, je ne suis quasiment pas allée au cinéma ce mois-ci et j’ai vu très peu de vrais bons films. Il y a eu les foirages monstrueux (Ennemis Publics, et y’a vraiment des gens qui crient au chef d’oeuvre sur cette horreur…), les nanars pour mon mois nanars de l’année (Ha, Raptor… et Anaconda 2 et 3… et Ninja The Final Duel… et L’Homme Puma…)
Parmi les grosses baffes : Valse avec Bashir et A toute épreuve.

~~~

Ecriture :
Je n’ai rien foutu !
Non en fait j’ai eu une bonne nouvelle, j’ai lu la moitié du manuscrit qui m’a été confiée en tant que directrice grenouille, j’ai commencé l’AT “Eve”. Pas grand chose, mais la coupure estivale n’a pas été complète non plus.

25
mai
09

On ne lutte pas contre ses instincts

Oui alors bon, je me dis toujours : on ne juge pas avant de voir, et, dans le cas qui nous occupe, on ne pourra, nous simples spectateurs, juger du palmarès du Festival de Cannes, que quand nous aurons vu tous les films de la sélection (ce qui n’arrivera jamais, même si tous les ans je me dis : mais si, cette année je le fais)
Donc en fait, n’ayant pas vraiment suivi le Festival cette année, je savais juste à peu près qui était qui, et j’avais entendu parlé de 95% des films qui ont été récompensé hier. En bonne fille bien objective et très à cheval sur le “on ne juge pas avant d’avoir vu”, je n’aurai jamais dû avoir ce genre de réaction.
Mais bon, j’ai quand même sauté de joie sur mon canapé en apprenant que Thirst recevait le prix du jury ex-aequo. Pourtant je n’ai pas vu le film et, si ça se trouve, il est nul (ou très ennuyeux, selon la (non prouvée) réputation des films primés à Cannes, les gens ayant tendance à oublier que des films primés ont très bien su trouvé leur public et était très divertissants et accessibles, dont plusieurs Palmes)
Sauf que Park Chan Wook est un monsieur que j’aime beaucoup, malgré, ou grâce à, ses fautes de goûts, parce qu’il m’a montré des limites que je n’avais que rarement effleuré au cours de ma vie de cinéphage, et que je suis très très très contente pour lui.
Et puis bon, Thirst c’est quand même un film de vampires, ça va être quand même beaucoup plus drôle que Fascination :)

Je constatte sur gogole images que sur plusieurs affiches les jambes de la dames ont été effacées… Rhalala…

20
avr
09

Ceux qui marquent

Dans le dernier article (enfin article, la dernière note) de ce blog, je parlais de ce paradoxe qui fait que je me trouve plus d’influences dans le cinéma que dans la littérature. Je ne vais pas développer aujourd’hui. Ou plutôt je vais me concentrer sur un cas en essayant, à ma modeste mesure, de rendre hommage à un écrivain qui m’a énormément marquée… mais que je n’ai jamais lu.

A l’âge encore doux et innocent de dix ans et demi (printemps/été 1988), ma grand-mère fit quelque chose qu’elle n’avait sans doute jamais fait avant et ne referait pas plus tard : elle m’emmena au cinéma. Il devait pleuvoir ou on devait s’ennuyer, et je ne sais vraiment pas quel hasard nous fit voir ce film-là, un de mes premiers vrais films de grand (c’est-à-dire pas un dessin animé) Il s’agissait de L’Empire du Soleil de Steven Spielberg, inspiré du livre semi-autobiographique de J.C. Ballard. J’en ai développé une grande admiration pour Spielberg (qui ne s’est jamais véritablement démentie), un amour pour la chanson « Suo Gan », une fascination pour Jonh Malkovich, et aujourd’hui je peux briller en société en disant avoir vu le premier film de Christian Bale au cinéma.
Le thème des gamins jetés sans aucune compassion dans le monde adulte, un monde anarchiste, dangereux et mortel, où la survie est tout ce qui compte et où la fraternité est aussi absolue que fragile, il y avait tout ça dans L’Empire du Soleil, et je savoure chaque revisionnage, les larmes aux yeux (et en larmes tout court lors de la scène de fin, je ne l’ai jamais vu sans un mouchoir à la main)

Sautons une dizaine d’années et retrouvons-nous en 1996. A l’âge boutonneux où je préférais les salles obscures au shopping (et au cours de Fac…), et où les Inrockuptibles me semblaient le summum du bon goût (j’en suis revenue, pauvre petite provinciale que j’étais, attirée par les lumières de boboland), à l’âge de presque 19 ans quand même, je découvre David Cronenberg.
J’avoue n’avoir absolument aucun souvenir de Crash, adapté du roman éponyme de J.C. Ballard. Mais vraiment rien. J’ai acheté le DVD, je n’ai jamais osé le regarder, de peur d’être déçue, de peur surtout de ne plus y voir toutes les choses que j’y avais vu à 18 ans.
La seule image qui me reste, due surtout à la promo du film, reste ce plan sur les jambes métallisées et cicatrisés de Rosanna Arquette. J’en ai tiré ce qui restera sans doute, pour mon inconscient de fille presque rebelle, un des plus forts symboles de l’érotisme contemporain. Un psy freudien me répliquera peut-être que m’étant retrouvée, nourrisson encore, avec un jambe en ferraille, mon subconscient sexuello-oedipien avait du en prendre un sacré coup. Peut-être, mais quand même, quelle image. J’en ai développé un intérêt certain pour le corps, intérêt qui m’a fait suivre de près la carrière de David Cronenberg et découvrir Le Mouche plus tard, et un autre Viggo Mortensen il n’y a pas très longtemps.
J’ajoute que Crash a du en rajouter quand à ma fascination morbide pour les bagnoles et les gros engins (sans double sens je vous prie) dans mon imaginaire, alors qu’en réalité j’ai une très grande phobie des voitures (non feinte, demandez à n’importe qui m’ayant déjà prise en voiture)

On pourra dire donc, en guise de conclusion (on dirait vraiment un article construit !) que J.C. Ballard a contribué à mon façonnement intérieur. Aujourd’hui qu’il vient de disparaître, je me demande sincèrement si je devrai le lire, dépasser l’écran de cinéma pour me frotter à ses mots à lui.
Sauf que j’ai peur de ne pas l’apprécier. Un peu comme ne voulant pas vraiment découvrir Chuck Palahniuk alors que j’ai adoré Fight Club. Ca va être ma grande interrogation de la semaine.

08
avr
09

Mais qui suis-je ?

Pas d’article finalement, pour cause de préparation de week-end (Ah Paris…), de cerveau en compote ( à attendre un audit qui n’est jamais venu tout un après-midi, même si l’audit est “réservé” aux CDI, ben on est un peu vidé) et de minimum syndical (le jour où j’écris un article sur James Cameron, car c’est de lui dont je veux parler, je n’y passerai pas juste vingt minutes comme ça, entre le DVD du soir et le bouquin de la nuit)
A la place je me pose la question existentielle suivante : suis-je la seule fille au monde à attendre ce film-là avec impatience ?
Est-ce juste parce que je suis en train de me retaper l’intégrale de Rocky, que j’ai adoré The Wrestler, que Dolph Lundgren a été quasiment LE fantasme de ma pré-adolescence des années 80 (oui je suis vieille) ? Ou simplement est-ce que je suis un homme qui s’ignore (tout ce que je sais c’est qu’une soirée bière-pizza-DVD bourrin est toujours la bienvenue) ?
Réfléchissez bien à tout ça ce week-end, je ramasse les commentaires en rentrant lundi soir.

Et un jour, en note comme ça, il faudra que je me demande pourquoi quand on me demande quelles sont mes inspirations d’écriture, je me sens toujours obligée de répondre par des écrivains, alros que j’ai envie de gueuler des noms de réalisateurs et de dessinateurs.

20
mar
09

Le Cinéma Baroque : Watchmen

J’ai une opinion assez ambivalente sur Zack Snyder. Pas en tant qu’homme (je pense que je le détesterai d’après le peu que je connais de lui), mais en tant que cinéaste. Le bon point : L’Armée des Morts, remake très jouissif du classique de Romero (que j’avais vu avant et aimé avant). Le mauvais point : 300, dont la première vision m’avait explosé les mirettes, et dont la seconde vision m’avait apporté beaucoup de fous rires involontaires.

Ayant lu finalement le comic Watchmen avant d’aller voir le film, j’avoue avoir eu très très peur.

Eh ben finalement, à l’opposé de beaucoup de gens je pense, j’ai adoré ce film. Et je trouve sincèrement que Snyder a eu un sacré culot pour beaucoup de choses dont celles-ci :

- oser le décalage complet entre les images et les chansons (la chanson post-hyppie de Simon and Gardfunfel The Sound of Silence pour l’enterrement du fasco Comédien ? Coup de génie !)
- ne jamais évacuer le côté assez bêta et terre à terre du “héros” Hibou (bien que n’appréciant pas le personnage, j’avais beaucoup aimé le traitement façon “vieux mou” du comics, et je suis très contente de voir que Snyder n’a pas “héroifier” son héros pour le passage sur grand écran)
- appuyer l’iconisation des personnages par des ralentis : le “truc” visuel et technique de 300 est ici utilisé avec une parcimonie étonnante de la part de Snyder, et ça marche
- appuyer l’iconisation, encore, des personnages, en soulignant leur force d’une façon que j’ai trouvée assez adroite : cela peut être jugé comme une trahison par rapport à la normalité des personnages dans le comics, qui sont des gens lambda avec juste des costumes plus ou moins ridicules, mais j’ai trouvé que ça rendait bien à l’écran, et que ça symbolisait bien aussi leurs frustrations (genre je défonce un mur parce que ma colère est grande comme ça)
- le générique : résumer plusieurs dizaines de pages du comics et décrire l’uchronie de façon aussi claire en quelques images, whouah ! Alors certes quelques scènes (et Cène ^^) doivent paraître obscures aux personnes qui n’ont pas lu le comics avant (elles ne concernent que les héros et pas du tout l’uchronie), mais quel plaisir tout de même !

Bon, j’ai aussi trouvé quelques défauts au film, mais qui sont explicables par des problèmes de “simplification” du scénario (il pouvait pas faire un film de cinq heures non plus) : le complexe mère-fille du Spectre soyeux un peu trop survolé, ce qui enlève quand même à la complexité du personnage ; la présence du Hibou à la mort de Rorschach que j’ai trouvé vraiment dommageable (parce que son ridicule à lui dédramatise beaucoup cette scène pourtant intense et dramatique dans le comics) ; l’absence totale de la trame parallèle sur le marchand de journaux, son lecteur et les histoires de pirate.
Mais en tout et pour tout, un grande réussite, et c’est sans doute la première fois que je prends autant de plaisir à regarder un film de super héros aussi “baroque” (comme dit 300 était un peu trop primaire, et Sin City pourtant joli et que j’avais aimé ne m’a pas laissé non plus une impression aussi forte)

J’irai le revoir, et j’achèterai le DVD, et voilà.

Note bonus : j’ajoute Le Comédien à la longue liste de des personnages ambivalents et complexes que j’adore (ceci ne veut pas dire que j’approuve leurs actions, au contraire, mais c’est comme Gaïus Baltar dans BSG : il y a de la fascination dans l’horreur)




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