Le hard-boiled, moi, je connais pas. Entre le collège et le lycée, je suis passée directement d’Hercule Poirot au Dragon Rouge, sans passage par la banque ni la case départ. Roman noir, film noir, je suis une inculte. Et pour faire cours, les seuls policiers de ces années-là que je connaissent sont hitchcockiens.
Lire Le Faucon de Malte a donc été pour moi un grande première. Je le connais certes de réputation, visualise Humphrey Bogart et sait que cela concerne une statuette de faucon. A part ça, pas grand chose.
J’ai été donc extrêmement surprise par l’écriture très sèche de Dashiell Hammett, qui m’a d’ailleurs rebutée. C’est là que je me rends compte que la plupart des thrillers que je lis jouent beaucoup sur les descriptions, qu’elles soient psychologiques ou physiques (avec une sérieux penchant pour le gore) Se retrouver confronter à des personnages qui ne sont décrit que par leurs actions ou par leursdialogues est donc très destabilisant. Cela l’est encore plus quand toute l’histoire se déroule du point de vue d’un unique personnage, plus ou moins “extérieur” à l’intrigue, qui en plus est bien avare en propos !
J’ai eu du mal à me plonger dans ce roman, d’autant plus que j’ai rarement eu cette semaine plus d’une heure d’affilée pour lire. Ceci dit, je n’ai pas pu refermer le livre pendant tous les derniers chapitres, me retrouvant à lire en marchant, dans la rue, activité que je n’avais plus faite depuis au moins mes premières années de fac !
Je vais donc relire, d’ici quelques temps, Le Faucon de Malte, car je sais que je l’apprécierai beaucoup plus. Je suis également assez impatiente de découvrir d’autres romans hard-boiled et, qui sait, également combler mon vide culturel en matière de films noirs.
Ce roman faisait partie de mon colis Swap Brussollo.
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